Conwy et Llandudno.

Quelle belle journée fut ce retour vers Manchester, lundi dernier, parce qu’au passage nous avons visité Conwy et ses fortifications puis Llandudno, la station balnéaire victorienne du Nord du Pays de Galles. Et c’était la fête au village avec fête foraine, match de catch mais aussi défilé de vieilles voitures à vapeur le tout sous un beau soleil. J’ai hâte d’y emmener mes parents qui viennent nous rendre visite à la fin du mois de mai. 

Le passé communiste de Varsovie.

Je suis très intéressé par l’époque soviétique. Et naturellement, quand j’ai vu que les compagnies de tour gratuits proposaient des tours communistes, j’ai compris que 1) je ne suis pas le seul, et 2) ce doit être intéressant. Alors, comme nous y étions en période hors-saison, il fallait réserver le tour sur internet. Je suis tombé sur Break In Warsaw. Et le matin même, je suis entré en contact avec la compagnie, et tout a été organisé pour l’après midi, nous n’étions que deux. J’ai donc été frappé par la gentillesse de notre guide d’accepter un tour pour seulement deux personnes alors qu’elle n’est payée qu’en pourboire. 

Notre guide, Katerina, nous a mené pendant deux heures à travers le temps, via des anecdotes personnelles, mais aussi des éléments sur l’architecture. Elle nous a indiqué ce qu’abritaient certains bâtiments, que les architectes d’un bâtiment de verre et d’acier avaient dû faire leurs valises pour avoir utilisé une architecture trop occidentale. Nous avons aussi découvert que l’agence de voyage soviétique Orbis était toujours en activité. Que l’hôtel Novotel du centre ville, énorme tour, datait du communisme et n’était accessible qu’aux étrangers en visite et que la devise du magasin situé en-dessous était le dollar, une monnaie forte. Donc, même au coeur de l’empire soviétique, le dollar était vu comme la monnaie de référence. Pour ce qui est de la tour, ‘cadeau’ de Staline au peuple polonais, un cadeau difficile à cacher que certains auraient aimé détruire à la chute de l’URSS. Or, cette tour, comme je le disais hier, est fort utile: des centaines de bureau, des universités (privées), une piscine olympique, un théâtre, un cinéma, et j’en passe. La vue au trentième étage est impressionnante. Pour ce qui de l’avenir de cette tour, une astuce a été mise en oeuvre: la cacher avec d’autres tours, comme celles que l’on peut voir sur les photos. Reste qu’à Varsovie, des souvenirs soviétiques restent comme les milk bars. Je vous en parlerai demain!

Visite au consulat français à Londres.

Première fois. Hier, je suis allé au consulat français à Londres, dans le très chic quartier de South Kensington, pour renouveler mon passeport. Rendez-vous pris deux semaines à l’avance, je m’assure d’arriver en avance. Accueilli à l’entrée par deux gardes armés britanniques, petit frisson, l’effet Je Suis Charlie est là. On rentre quelque part d’important. La petite plaque et les drapeaux confirment le lieu, c’est bien le consulat français. J’appuie sur le bouton, puis un vigile me demande qui je suis, l’heure de mon rendez-vous et la raison de ma visite. Il vérifie sur sa liste, jette un coup d’oeil sur mon passeport… et me voilà entré. Il faut ensuite montrer patte blanche, un autre vigile me demande déposer mon sac et manteau sur un scanner, et après mon passage m’ôte ma fourchette (je sortais du travail où j’apporte une salade le midi). J’étais très en avance, genre 25 minutes. Mais, une fonctionnaire m’a très rapidement pris en charge. Photo prise, empruntes digitales scannées. Ne restait plus qu’à payer, ce fut fait en un rien de temps. De retour dans la salle d’attente vide, où trône un photomaton anglais qui s’exprime en français (étrange), j’entends mon nom sur des hauts parleurs… L’heure est venue pour payer. £70 pour le passeport et la photo. Je serai de retour dans quelques jours quand mon passeport sera arrivé! Drôle d’expérience que d’entrer sur le territoire français en plein coeur de Londres. Même pour grimper dans l’Eurostar, ils ne prennent pas autant de précaution de sécurité.

Jack The Ripper Tour.

Habitant à Londres, il était indispensable de faire un tour Jack l’Eventreur, après avoir visité le London Dungeon. Il faut savoir qu’un nombre incroyable de compagnies exploitent le filon de ces crimes atroces mais passionnant. Alors, on s’est fié à la compagnie qui semblait la plus recommandée sur Trip Advisor, d’ailleurs, c’est la compagnie la plus vieille. Les guides sont tous des spécialistes apparus sur la BBC et autre, écrivant des livres sur le tueur… bref des nerds passionnés. Pas d’artifice, les guides sont habillés normalement, pas comme d’autres compagnies que l’on a croisé où les guides sont en costume d’époque. Bref, pour £9, nous avons remonté le temps et arpenté les lieux des crimes alors que de nombreuses rues n’existent plus. Le guide nous a montré les photos, assez dérangeantes, et à force d’un second degrés décalé (j’étais un des seuls à rire!!), il nous a conté l’époque, la sociologie du quartier (mélange de juifs européens, de cockneys et de polonais). A la fin, il nous a fait part de sa théories, puisque jusque preuve du contraire, personne ne sait qui était ce Jack. (Même si juste après notre tour, une étude affirmerai avoir trouvé l’identité du tueur à force d’ADN… sauf que rien ne reste vraiment des crimes!) Je conseille la visite, un excellent niveau d’anglais est recommandé…

Vérone.

Après la doce vita du sud de l’Italie, nous sommes remontés dans le nord, en direction de Vérone. Un train rapide type TGV et un train type TER, et une journée de voyage. Vérone nous a tout de suite plu. Le calme de la ville, loin des touristes, y est pour beaucoup. La ville est fortifiée, et une balade sur les murs, y compris un qui traverse la rivière, s’impose. On s’est bien baladé.

Pompei, la cité enfouie.

Il y a quasiment 2000 ans, le Vésuve faisait éruption et les habitants de Pompei ne se doutaient de rien. La lave coulant en direction opposée, les habitants ne se sont pas inquiété. Sauf qu’un ou deux jours plus tard, les fumées toxiques de l’éruption sont abattues sur la ville romaine, figeant la ville pour toujours. Ce qui est impressionnant à Pompei, c’est d’avoir vraiment l’impression de marcher dans les pas des romains de l’époque. Pendant notre visite guidée, nous avons appris pas mal de chose sur cette ville. Des canalisations en plomb aux cuves à vin (que les romains buvaient chaud) dans les bars, en passant par les passages cloutés avec des pierres surélevées pour éviter de marcher dans les eaux usées… C’est vraiment intéressant de voir et comprendre comment vivaient les habitants de Pompei.

Le London Dungeons.

La semaine dernière, à la faveur d’une offre spéciale, nous sommes allés au Donjon de Londres. Cette attraction est située à quelques mètres du London Eye et en face de Westminster. La visite est ludico-éducative et dure une heure et demie. Elle comprend des attractions ainsi que des scènes jouées par des acteurs. Imaginez un dizaine de scènette que des acteurs jouent en boucle tout le long de la journée, ce doit être assez terrible comme condition de travail…. Le tout dans une atmosphère des plus glauques. Il faut dire que le donjon raconte les moments les plus terribles de l’histoire londonienne: Henri VIII, la peste, Jack l’Eventreur, Sweeney Todd… On commence par un ascenseur que nous mène dans les tréfonds de Londres, un bateau nous fait traverser les égouts, des rats fuyant sur les murs… puis soudain dans le noir complet, on recule… Là, une dame nous explique comment elle prépare les têtes des décapités avant de les mettre sur un pic. On est vite introduit à Guy Fawkes, qui a tenté un complot en voulant faire exploser Westminster. Puis, c’est au tour de la peste, un homme nous explique les symptômes, qu’il nous suffit de tousser pour être considérés comme pestiférés… Un médecin prend le relais et fouille dans le corps d’un pestiféré. Puis, c’est au tour de Jack l’Eventreur, une des meilleures scènes de l’attraction. Des effets de lumière font revivre la terreur qui régnait à Londres. Puis, Sweeney Todd procède à sa découpe… Et finalement, on assiste à notre procès, où l’on est tous considérés comme coupable et donc condamnés à la pendaison. La dernière attraction, un peu comme la Tour de la Terreur à Disney, nous fait descendre comme si nous nous faisions pendre. Bref, c’est avec beaucoup d’humour noir que l’on apprend tous les faits sordides de Londres… Pour apprécier, il faut un bon niveau d’anglais, parce que l’accent est on ne peut plus crédible dans le genre Londres des bas fonds.

C’est une franchise, alors il y en a dans toutes les villes britanniques (Edimbourg, York, Blackpool…) L’entrée coûte 25£ à la porte, c’est pas donné, autant regarder les offres (internet, boites de céréales…)

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