Susan Boyle Musical.

OMG, ils ont osé! La folie Susan Boyle, véritable joyaux du paysage musical britannique, franchit un nouveau pas avec la future comédie musicale inspirée de sa vie. Britain’s Got Talent raconte l’histoire extraordinaire de cette femme issue des milieux populaires du nord de l’Écosse qui a surpris tout le monde en gagnant le X Factor, vous savez ce freak show qu’on nous fait passer pour une machine à talent. Bref, voilà un beau jour de 2009, cette femme à l’allure improbable mal engoncé dans sa robe et qui se met à chanter I Dreamed a Dream des Misérables et là, c’est la « magie ». Sa voix fait trembler dans les chaumières britanniques… Et c’est sans réelle surprise qu’elle remporte le show. Un album, une tournée… elle devient un symbole. Tant est si bien que ça vie est maintenant une comédie musicale. Quand j’ai vu l’affiche, j’ai cru rêver. Ils ont pas osé, c’est ce que je me suis dit… d’autant plus que le Susan Boyle Musical ne sera pas interprété par la chanteuse, mais par une doublure, sorte de chanteuse d’opéra sur le retour ayant une vague ressemblance… choisi par Suzanne. Et évidement le show est encensé par la critique, comme vous pouvez le voir (sur NBC Today).

Avignon en folie.

Je reviens tout juste d’Avignon où j’ai passé une bien belle semaine au soleil et dans la chaleur. Ma visite dans la Cité des Papes coïncidait avec le festival d’Avignon. La ville était remplie de visiteurs attirés par quelques 1200 spectacles parmi lesquels j’en ai vu trois. Je vous en parlerai dans un prochain article. Je commence ma série avignonaise par un article consacré au festival dans les rues. Vu le nombre important de spectacles, il est difficile de se faire repérer. Outre les moults affiches accrochés dans les rues de la ville, certains artistes viennent aguicher le spectateur dans les rues. Ainsi, la rue de la République (rue principale située dans l’enceinte des remparts) voit défiler de drôles de troupes lui donnant un joyeux air de carnaval. Que ce soit en musique, en criant, en mime, chacun a sa façon d’attirer les spectateurs.

« Alban, maintenant tu rates l’Eurovision. Cette année est un bon cru en plus. »

Comment ça, je rate l’Eurovision?!!? Sauf cas de force majeure, je ne rate pas l’Eurovision, vous savez cette grande messe de l’audiovisuelle qui rassemble plus de monde que le Super Ball américain… Pour une fois que l’Europe fait mieux que les États-Unis! Et cette année, l’Eurovision revêtait un goût singulier: le show avait lieu dans une dictature. Mais attention, pas une méchante dictature, mais une dictature amie. Le président élu depuis 10 ans, et successeur de son père qui est arrivé au pouvoir à la chute de l’Union Soviétique, a beau nier toute forme de liberté (expression, religieuse et compagnie) à son peuple, il est néanmoins bien vu, puisque son pays est l’un des rares pays de la région à être stable, d’autant plus qu’il fourni l’Europe en pétrole. Or donc, on fait fie des répressions et on regarde l’Eurovision, j’ai failli boycotter, mais je me suis dit que ça ne changerait pas grand chose. L’Eurovision en Azerbaijan rime aussi avec show off: cette année, le pays a dépensé sans compter pour faire de ce télé-crochet européen une vitrine exceptionnelle sur le pays. Tant pis si les scènettes entre les chansons montrait toujours les mêmes monuments… En parlant de monuments, le Crystal Palace construit pour le show ferait l’objet d’un conflit d’intérêt entre le ‘président’ et l’industriel le construisant, par ailleurs, la première dame était l’organisatrice de l’événement et son beau fils chantait la gloire de l’Azerbaijan. Belle démocratie. Scott Mills, le commentateur britannique, a tout de même pointé du doigt les arrestations de journalistes et d’opposants.

Revenons au show qui a vu la Suède gagner haut la main. J’ai pas vraiment compris ce qui se passait devant cette frénésie pour le pays nordique. Si la chanson était catchy, bien rythmée, la chorégraphie était très étrange… J’ai pas spécialement accroché. Mais bon, c’est ainsi le peuple européen a voté en masse pour le pays d’Ikéa. En attendant, quelques prestations m’on marqué, à commencer par les fameux Jedwards, pour lesquels je nourris une admiration béate. Non, je ne suis pas sous le charme des jumeaux irlandais, c’est juste que leur ridicule dépasse tout entendement. Vous avez bien vu hier, ils ne savent pas spécialement chanter, ils avaient des choristes derrière pour les accompagner (et couvrir leurs erreurs), ils n’étaient à aucun moment synchro. C’était tellement terrible que ça en devenait drôle d’autant plus qu’ils ont fini leur prestation sous l’eau. Et dire que c’est la fierté de l’Irlande… Sinon, il y avait beaucoup de dents blanches bien alignées, beaucoup de sourires forcés, beaucoup de chansons dépressives (surement la crise a influencé la morosité, rappelons que la chanteuse espagnole ne souhaitait pas gagner pour éviter à l’Espagne l’organisation coûteuse de l’événement)… C’était kitsch, c’était l’Eurovision en Azerbaijan.

Une soirée Rocky Horror Picture Show au Studio Galande.

Depuis un petit moment, j’avais envie d’aller voir une des soirées Rocky au Studio Galande, auto-proclamé temple de la célèbre comédie musicale 70s. Bon, en gros, le Rocky Horror c’est quoi? Bien c’est une comédie musicale des années 70, un brin underground, véritable succés Outre-Manche, symbole de la libération sexuelle, où toutes les possibilités sont possibles, dans un univers complètement déglingué et malsain! Le plus de cette comédie musicale, adaptée au cinéma, c’est son interactivité. Le public est, en gros, aussi important que les personnages. Il danse, chante, hue, applaudit… Bref, il interagit! Et donc, au Studio Galande, deux troupes bénévoles se relaient le vendredi et le samedi soir. Nous avons vu celle du vendredi soir. Soit des jeunes gens déguisés en les personnages, qui blaguent pendant le film, critiquent ouvertement, invitent à danser… Bref, une franche partie de rigolade, quand on part du principe que l’humour potache est de mise! Et c’est plutôt réussi, on ressort de ce spectacle fauché en éponge et du riz plein les vetements… (oui, on lance de l’eau et du riz pendant le film). C’est donc drôle, même si pas très fin!

Déshabillez-vous, Gok arrive!

Quoi, vous ne connaissez pas Gok?! Comme je suis sacrément gentil, je vais vous raconter qui c’est. C’est un présentateur télé, fashion consultant, über gay. Il présente une émission fort intéressante qui s’appelle How To Look Good Naked. Le principe de l’émission, c’est de se dés-inhiber pour finalement faire un défilé nu dans des endroits improbables comme une galerie commerciale, une rue de Londres… Bref, il s’agit de remonter son niveau de confiance en soi en étant un brin racoleur. Ça passait sur Channel4. Alors surement qu’il vient à Glasgow pour une autre raison, un autre projet… mais voir ces jeunes femmes se promener sur Buchanan St m’a fait pensé immédiatement à cette fameuse émission que j’ai regardé une ou deux fois.


Absolutely Fabulous.

Cette semaine, j’ai replongé dans Absolutely Fabulous. Je regardais cette série british quand j’étais petits quand ça passait le samedi à 19h sur Arte. Et j’aimais regarder les sketchs mettant en scène Edina et Patsy. Cette série met en scène une mère et sa fille, mais les rôles mère/fille sont inversés. Ça donne des situations à hurler de rire entre une mère baba, alcoolique, hippie sur le tard, bouddhiste, designeuse, fashion victim… et une fille étudiante en biologie assez coincé et plutôt conservatrice… Et j’ai découvert que Jennifer Saunders s’est inspirée d’une vraie situation pour écrire cette série… Lynne Frank et son fils, Josh Howie. Il racontait dans une interview donnée au Sunday Times (anglais) que c’était assez douloureux de regarder cette série parce que c’était comme s’il voyait un documentaire sur sa relation avec sa mère, même la cuisine avait la même configuration… Il se compare lui à Saffy, la fille d’Edina dans la série, se décrivant comme cynique. Lynne Franks en veut beaucoup à Jennifer Saunders qu’elle accuse de les avoir espionné pendant des vacances en famille où Saunders était conviée… Reste que cette série est cultissime. Et je me prends un sacré plaisir à redécouvrir les épisodes!! Chaque situation est souvent extrêmement amusante, le duo mère fille, Patsy, la copine alcoolique et complétement dingue, qui veut se débarrasser de Saffy et finalement, la grand-mère à hurler de rire. J’ai aussi en projet d’intégrer « bloody » dans mon vocabulaire afin de remplacer « fuck » de temps à autres, darling!

Rocky Horror Show à Glasgow.

King's Theatre

9251Cette comédie musicale est vraiment culte par ici. Les gens viennent déguisés comme les protagonistes et participent au show en criant et en dansant. C’est juste énorme! La comédie en elle-même vaut carrément le coup. Nous sommes embarqué dans la folle nuit de Brad et Janet. Ils s’aiment et décident de sortir dans la nuit rejoindre des amis… Manque de bol, ils crèvent sur le bord de la route non loin d’un chateau… où un comte transexuel reigne sur une galerie de personnages hauts en couleur! À partir de là tout est possible, de la scène de sexe simulée au délire sci-fi… le tout sur un rythme enlevé avec des chansons vraiment réussies. Le casting est parfait. Bref, j’ai de nouveau envie d’écouter les chansons sur mon vinyl!

This British musical is a real cult over there! A large part of the audience come dressed as the protagonist of the show. And they even take part of the show by shouting or dancing as they are invited to by the narrator. It’s just huge! The show worths it! It’s the story of Brad and Janet who love each other and decide to leave and join some friends. Unfortunately their car break done in the middle of nowhere near a castle where the transexual master leads some characters. From there, everything is possible, from the fake sex scene to the crazy sci-fi delirium… all of this on a mad rhythm with really good songs. Moreover, the casting is near to perfect. I only want to relisten to the songs on my vinyl!

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