Ciné Reviews: War for the Planet of the Apes et Dunkirk.

La Guerre pour la Planète des Singes est une expérience singulière dans le monde des grands singes (apes comme on les appelle en anglais). En effet, le film suit le destin de Ceasar, le chimpanzé que l’on suit depuis le début de la saga. Les singes ont maintenant pour rivaux une guerrilla d’hommes mené par le Colonel. Animé par un esprit de revanche, Caesar va tout faire pour retrouver le Colonel (qui, SPOILER ALERT, a tué les enfants de Ceasar). Cette fois-ci, tout est filmé du point de vue des singes qui se battent pour exister. Si l’histoire est assez prévisible, le fait que le film soit presque muet en fait un objet à part. Les singes communiquent par signes, seuls quelques uns parlent, et les hommes sont affectés par un mal nouveau qui les rends muets. Bref, je recommande ce film, le dernier de la saga. Belle conclusion.

Dunkerke, ville du nord de la France. Réalisé par Christopher Nolan, le film est découpé en trois chapitres qui se mêlent, mais il faut y faire attention pour comprendre ce qui se passe. Ainsi, la plage où les britanniques font la queue en attendant un sauvetage, la mer où des particuliers viennent porter secours avec leurs bateaux, en enfin, les airs où les avions de la RAF mènent une bataille contre les avions nazis. Si on ne voit pas les ennemis, on les sent. À mon goût, il s’agit du meilleur film de Nolan, qui nous livre une expérience immersive dans l’enfer de cet épisode de la Seconde Guerre Mondiale. Alors, si le film se focalise sur les Britanniques, laissant de côté les Français, Belges et autre Hollandais, on peut quand même apprécier le long métrage. Je disais plus haut une expérience immersive, et pour cause, la caméra suit au plus près les personnages, la musique, sorte de symphonie oppressante, monte crescendo. Bref, un film à voir même si c’est très britannico-britannique.

La fin des coquelicots.

La semaine du souvenir est finie, la Reine a rendu hommage aux soldats morts au combat, et ainsi que les blessés. Comme je l’ai déjà dit vendredi, au Royaume Uni, l’hommage se rend pendant une semaine entière. On porte le coquelicot fièrement, coquelicot qu’on s’est procuré auprès des oeuvres de charité qui viennent en aide aux familles de soldat… Le coquelicot, symbole de la Grande Guerre où beaucoup d’hommes ont perdu leur vie dans les champs de coquelicots, justement! Les gens plantes aussi des petites croix dans les espaces verts des villes. C’est assez impressionnant, pour moi, qui ne me suis rendu que quelque fois à l’hommage rendu aux poilus dans mon village… rien de bien comparable avec la frénésie locale! Faut dire que le pays est encore en guerre et que surement, cela doit alimenter la ferveur du peuple britannique. Les photos que vous voyez ont été prises à Westminster, à Londres.

Poppy love.

Le poppy est le symbole du souvenir des guerres au Royaume Uni. Des quêtes sont menées pour que chacun fasse sa donation et obtienne en échange le fameux poppy. Et ainsi, de nombreux britanniques portent ce coquelicot en boutonnière en cette semaine de novembre. Le 11 novembre, d’ailleurs, n’est pas férié ici, mais les souvenirs durent une semaine. En gros, on passe une semaine à se souvenir des soldats présents ou passés qui sont morts pour la patrie britannique. Et quelques minutes de silence sont observées à 11h. D’ailleurs, je me souviens du 11 novembre 2009, mon meilleur ami était venu à Glasgow et nous entrions dans un centre commercial du centre ville… Et là, silence, tout le monde semble statique, suspendu. Étrange sensation qu’est de voir tout le monde regarder dans le vide l’espace de 5 minutes. Un peu comme dans les films de science-fiction où le héros arrête le temps! Bref, la remembrante week est prise très au sérieux. L’affaire peut même devenir une affaire d’état, comme cette année où Prince William est monté au créneau avec David Cameron (Premier Ministre) contre la FIFA pour que les footballeurs qui joueront samedi puissent porter le poppy (entorse au règlement vestimentaire de la Fifa… qui a finalement acceptée la demande!).

Le Salon du Bourget en vidéo!

Chose promise, chose due, voici mes chers lecteurs, la vidéo du Salon de l’aéronautique et de l’espace qui s’est déroulé la semaine passée au Bourget. Cette vidéo est un résumé des démonstrations en vol qui ont eu lieu jeudi 18 juin. Au menu, le très silencieux Airbus A380, l’Eurocopter Tiger en voltige, le Rafale et le Eurofighter Typhoon, et les oldies, le Hercules et le Breitling Lockheed Constellation. C’est ma petite soeur qui tenait la caméra (pendant que je prenais les photos), un grand merci à elle! Enjoy!

Une journée au Salon du Bourget.

salon du bourgetCette année, le salon du Bourget fête ses 100 ans. Pas de faste, ni rien du tout, la crise est belle et bien visible dans les allées du salon. Les stands, à de rares exceptions (Dassault, Safran…), sont petits. On offre rarement des petits cadeaux (peu de stylos, de posters, de gadgets à récupérer), juste un beau Suédois de Volvo nous a offert des bonbons. Bref, pas grand chose à noter sur les stands. Juste le bâtiment d’Israel est toujours aussi impressionant: des simulateurs de missiles avec de véritables missiles sol-air posés à côté. De même les vigiles à l’entrée sont toujours avenants, nous avons été salués par un « Badge, s’il vous plait ». C’est qu’il faut montrer patte blanche pour visiter ce temple de la guerre en temps réel. Oui, ici, la surveillance, les armes ont des applications directes. Mais le salon du Bourget, c’est surtout un show aérien de 2 heures commenté et en musique. Au menu, Eurocopter Tiger, Le Rafale, l’Eurofighter Typhoon, l’Airbus A380, l’Hercules de Lockheed Martin, le Breitling Lockheed Constellation…
Airbus A 380
Airbus A 380
Airbus A 380Airbus A 380
Airbus A 380Airbus A 380
Le plus impressionnant reste l’Airbus A380, géant des airs silencieux. Il est magnifique et semble se piloter avec une aisance assez exceptionnel pour un si gros gabarit dans un si petit espace. D’ailleurs, c’est simple, c’est un des seuls avions qui fixe l’attention de tous les spectateurs. Aussi impressionnant pour l’âge de l’engin, le Constellation qui carbure comme un dingue (je vous dis pas le facture de kérosène, ça serait indécent…) est magnifique. On a l’impression de vivre un moment exceptionnel, quelque part dans les années 50.Breitling Lockheed Constellation À l’époque, nous a expliqué le commentateur, Air France en exploitait quelques uns, ils faisaient la traversée de l’Atlantique. Ils n’accueillaient que 24 passagers, et une fois l’avion atterri, les passagers pouvaient continuer à dormir. Et quand ils finissaient leur grasse matinée, ils rejoignaient une sorte d’hôtel en bout de piste pour y prendre une douche et rejoindre la ville tout frais en limousine affrétée par la compagnie. Autre temps, autres moeurs! Lockheed HerculesL’Hercules est aussi un monument de l’aviation, car il est la ligne d’avion la plus vieille encore en exploitation. Depuis 1955, Lockheed Martin fabrique cet avion de guerre… Une longévité exceptionnelle qui s’explique par l’aérodynamique assez parfaite de l’engin. C’est donc des avions pleins les yeux (et un beau coup de soleil, ça sert à quoi les nuages?!) que nous sommes partis de là.

Et si Obama n'était que de la poudre aux yeux?

obama pointed fingerDe plus en plus de choses me font penser que Barack Obama n’est que de la poudre aux yeux. En novembre dernier, on pensait que l’élection de Barack Obama allait mettre un sacré coup au conservatisme américain. Barack, pensait-on, allait sauver le pays, allait changer les États-Unis. C’était sous le coup de l’émotion, et maintenant, l’euphorie laisse place à une certaine déception. Certains vont même jusqu’à penser que Bush, au moins, disait ce qu’il pensait.

La déception se fait sentir un peu partout dans les rangs des progressistes. La communauté LGBT pense que Barack Obama les mène en bateau concernant le droit au mariage. En effet, il avait fait de belles promesses aux gays et lesbiennes du pays en faisant miroiter une loi permettant à tous de se marier. Maintenant qu’il est au pouvoir, Barack Obama ne semble pas pressé, proposant même une politique digne de la ségrégation (sans le dire): equal but separate. Ainsi, les gays auront un mariage à eux, mais pas le même que les hétéros… Les critiques sont amères.

De même, pour les crimes de guerre. On pensait que Barack Obama aurait les tripes de sanctionner les crimes de barbaries et la pratique de la torture telle qu’elle avait été légalisée par le gouvernement Bush… or, pas plus tard qu’avant hier, il annonçait qu’aucune sanction ne sera prise. Il a même été jusqu’à réouvrir les tribunaux d’exceptions à Guantanamo, avec de nouvelles règles, certes, mais le mal est fait. De plus, les photos des actes de tortures ne seront pas rendues publiques… un recul.

Bon, il reste quelques espoirs avec l’assurance maladie. Clinton avait échoué faute d’appui politique, Obama va devoir appuyer fermement la création de la sécurité sociale alors que le Sénat, assez conservateur, ne semble pas vouloir voter cette réforme. Pour preuve, le nombre de mail que je reçoit par le mouvement MoveOn qui a milité pour l’élection d’Obama et qui milite pour la création d’un sécurité sociale, entre autre.

On le sait, la tâche de Barack Obama est lourde, mais cela n’excuse pas tout… Je commence à me demander si vraiment Barack Obama est vraiment liberal… parce qu’il semble qu’il soit aussi libéral que Clinton l’était, « a new kind of democrat« .

#1161. Edition Spéciale. Obama est maintenant le maître du monde!

obama-20-janvier.gifVoilà deux mois qu’on attendait ce jour, et il est arrivé. Obama est devenu le 44ème président des Etats-Unis peu après 18h – heure française. J’ai regardé le discours en direct sur internet, c’était beau, émouvant et historique. Obama s’est adressé aux Américains, mais aussi au reste du monde. Il a même demandé l’aide de Dieu!! Il faut dire que l’héritage de Bush Jr est assez catastrophique. N’ayant rien fait contre la crise financière, ayant effoncé le pays dans une guerre coûteuse, le pays est exsangue. La tâche d’Obama est collossale, c’est un euphémisme. Il va falloir être patient, mais tant qu’il y a de l’espoir… En effet, l’espoir soulevé pendant la campagne n’est pas encore retombé et va, espérons-le, permettre à Obama de mettre en oeuvre les politiques adéquates. Au menu, il lui faudra fermer la prison de Guantanamo, il faudra finir deux guerres, il faudra mettre en place un régime de sécurité sociale…. et ainsi de suite.

Mais aujourd’hui, je me laisse aller et je déclare: « I’m so proud of the United States. »

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