Ciné Reviews: Moonlight et The Founder.

Moonlight, c’est la chronique d’un garçon afro-américain qui grandit tant bien que mal en Floride dans une sorte de ghetto ensoleillé. Elevé par une mère droguée, il tente de fuir, il va trouver refuge chez un couple qui continuera à l’aider. Le film est coupé en 3 parties, comme le montre l’affiche si l’on fait attention. La première, l’enfant mutique harcelé par ses camarades, la deuxième, l’ado mystérieux qui rencontre ses premiers émois, et la troisième, le jeune homme gangsta avec dents en or. On découvre la vie de ce jeune homme balloté qui se pose des questions, il est gay, mais c’est moins de cela qu’il s’agit, je pense que ce film est une fable amoureuse et universelle de ce qu’est de grandir. Les acteurs sont excellents, l’image est magnifique. Un chef d’oeuvre. Vraiment à voir et pourquoi pas, à revoir! ♥♥♥

The Founder, l’histoire de l’homme qui a rendu le monde obèse… Enfin presque, un beau salaud comme on les aime. Un opportuniste au nez creux. Alors vendeur de machine à milkshake, Ray Kroc se rend en Californie où les frères McDonald ont inventé une méthode révolutionnaire pour cuisiner rapidement. Ray veut franchiser et développer la marque, se faire du fric et pourquoi pas évincer les frères de l’affaire. Michael Keaton est excellent dans ce rôle qui, je trouve, lui va à merveille. Nick Offerman est parfait dans son rôle de frère McDonald. Le film est un biopic plus qu’un drame, c’est le biopic d’un requin. ♥♥

La Gay Pride à Manchester.

Contrairement à Londres où la Gay Pride est gratuite, à Manchester, pour accéder au gros des festivités, il faut s’acquitter d’une quinzaine de livres. L’organisation avait construit des murs tout autour du Village, le quartier gay de Manchester, et des vigiles surveillaient les entrées. Bien entendu, je n’y suis pas allé. Je ne voyais pas vraiment l’intérêt de payer pour un endroit où je peux aller toute l’année gratuitement! Alors, certes, il n’y aura pas Texas, ni Dannii Minogue, mais bon, entre nous, je peux m’en passer! Pour ce qui était de la parade, on a vu un impressionnant cortège entre revendications et fête. La communauté gay à Manchester est assez nombreuse alors moult magasins avaient affiché des drapeaux arc-en-ciel à leur vitrine, entre récupération marketing et placement de marque! Tesco vendait même des T-shirt spécial Pride!

London Pride – #PrideHeroes – Part 2.

Après avoir abordé la partie politique de la manifestation, parlons maintenant de la partie festive. Je tiens à préciser que cette année fut moins palpitante que l’année dernière. Point de Ian McKellen, ni de Conchita Wurst. Cette année, on a eu droit à un défilé où on a retrouvé deux clubs de strip tease faisant l’article de Magic Mike XXX, à La Voix and the London Gay Big Band et à Ella Henderson, qui n’a pas passionné les foules. Il faut dire que, comme un peu partout en Europe de l’ouest, il a fait chaud et il y avait beaucoup de monde, mais plutôt pour faire la fête entre amis que de danser au son de la voix de cette énième candidate de XFactor… Donc voici quelques images du défilé.

London Pride: #PrideHeroes. – Part 1.

Cette année, la Gay Pride de Londres fêtait les héros du mouvement LGBT+. Et des héros, il y en avait. Ainsi, Sian James est venue sur scène et a indiqué que depuis la sortie de Pride, le film, sa notoriété médiatique avait été boosté… Et c’est bloody good, comme elle le dit! Sian James est une femme de mineur qui, à la fin de la grève, a repris ses études et est devenue la première femme membre du parlement gallois. Pendant le défilé, les bannières des syndicats de mineur étaient brandies avec un goût certain de souvenir. 30 ans après le mouvement Lesbians and Gays Support the Miners.  Mais cette année la Pride fut bien politique. Les syndicats défilaient en force. Il faut dire qu’un mouvement anti-austérité s’est créé au Royaume Uni, après la victoire des conservateurs. Le week-end précédant la Pride, des milliers de personnes défilaient contre l’austérité. Une austérité qui touche particulièrement les plus faibles, malades, handicapés… Mais pour en revenir à la Pride, il n’y avait pas que des anti-austérité qui défilaient. Le UKIP a réussi à s’incruster dans la marche alors que le mouvement avait été interdit de défilé par les organisateurs. Imaginez, c’est un peu comme si le FN défilait. En tout cas, malgré cette intrusion, qui montre qu’il y a aussi des abrutis chez les gays, cette année la parade était très politique et ça fait du bien, maintenant que les droits LGBT au Royaume Uni sont quasiment les meilleurs du monde (mariage, adoption, GPA…).

Ciné Reviews: The Imitation Game et The Hunger Games.

Vous aurez surement remarqué les similitudes dans les titres de ces deux films, vus tout deux dimanche, il pleuvait!

The Imitation Game retrace la vie du célèbre mathématicien britannique Alan Turing. Quand je dis célèbre, c’est très récent. Son histoire est restée secret défense pendant 50 ans. Alan Turing a travaillé pour l’armée britannique pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il a créé une machine capable de décripter le code Enigma, réputé inviolable établit par les Nazi. Les historiens estiment que son travail a raccourci la Seconde Guerre Mondiale de deux ans et épargné quelques millions de vies. C’est juste incroyable. Sauf qu’Alan Turing était homosexuel. Or en cette époque, c’était illégal. La loi britannique donnait le choix: emprisonnement de deux ans ou castration chimique. Turing a choisi la deuxième option. Ce qui l’a conduit au suicide en 1951. Ainsi est mort un héros anonyme de la deuxième Guerre Mondiale. Ce n’est qu’en 2013 que la Reine l’a pardonné. Le film est relativement fidèle aux faits (sauf pour la partie qui insinue que Turing ait été espion). Les acteurs sont excellents, au premier rang desquels Benedict Cumberbatch. A voir.

The Hunger Games, The Mockingjay Part 1 est l’avant dernier volet de la série. Fidèle aux deux premiers, le film épouse le livre. On suit Katniss et le film évolue à travers son regard. Le Capitol est aux aboies, les Districts sont tous en rebellion menée par District 13, où Katniss a été exfiltrée pour devenir la figure de la rebellion, ce qu’elle accepte non sans conditions. Bref, c’est un super film, avec assez peu d’action, comparé aux films précédents… mais, ayant lu le livre, j’admire la qualité de l’adaptation, je me l’imaginais ainsi! Superbe! A voir si vous avez aimé les deux premiers opus.

Le X Factor.

Il faut savoir une chose, c’est qu’au Royaume Uni, il y a un télé-crochet qui réuni quelques millions de personnes tous les samedis et dimanches soirs, sans compter les replay, c’est bien le X Factor, qui se fait latter la gueule par Stricly Come Dancing (Danse avec les stars) sur la BBC, mais bon. Le X Factor réuni Simon Cowell, le grand patron acerbe, Cheryl Fernandes Versini, la chanteuse issue d’un girl band et qui en plus est gentille, Mel B, l’autre chanteuse issue d’un autre girl band et qui en plus est méchante, et finalement, Louis Walsh, le producteur irlandais ringard. Le tout est diffusé, comme je le disais plus haut, deux fois dans le week-end. Le samedi, les candidats chantent et le dimanche, les résultats tombent, après que les téléspectateurs aient voté durant tout le week-end. C’est une machine à fric et personne ne s’en cache. Le show en lui-même est énorme. Imaginez une salle de concert, avec un présentateur qui donne de sa personne, dansant et se mettant en scène, et surtout des jeux de lumière du tonnerre avec feu d’artifice à la demande! C’est tout simplement bluffant. Reste que la musique, c’est de la variétoche comme on dit en France. Ca donne entre Michael Jackson, Queen, Wintney Houston, One Republic, Coldplay, Katie Perry… Tout ça sans oublier la voix, et quelle voix! THIS IS THE X-FACTOR……. LIVE FROM WEMBLEY ARENA….

Et chaque semaine, un candidat est viré. La semaine suivante, je ne sais par quel contrat, le candidat malheureux se produit au Heaven G-A-Y, LA boite de nuit gay de Soho, située sous Charing Cross. Donc, la semaine dernière, c’était, non pas un, mais deux candidats qui se produisaient devant un public en folie. Jack Walton, le fils d’un couple de lesbiennes de Manchester, et Lola Saunders, la vendeuse de poissons de Newcastle. Chacun dans son registre chantaient superbement bien. Jack Walton avec sa guitare et Lola Saunders avec ses poumons! Regardez plutôt.

Ciné Review: Pride.

Pride raconte l’histoire vraie d’un groupe de militant pour les droits des gays et lesbiennes qui décident d’aller aider les mineurs en grève dans les vallées galloises. On est en plein bras de fer entre Margaret Thatcher et les mineurs. 42 semaines de grèves ont passé et les vivres viennent à manquer. Le groupe de londonien va alors récolter de l’argent pour les mineurs, partant du postulat que les grévistes et les gays ont subi le même mépris de la part du gouvernement et la même violence de la part de la police. Des liens d’amitiés vont alors se créer. C’est une superbe histoire de tolérance et d’entre-aide sociale. Les acteurs sont excellents, l’accent gallois est bien respecté. Pour ce qui est de la mise en scène, elle est relativement basique, mais elle ne va pas dans les clichés. J’ai eu un peu le même sentiment qu’en regardant Milk, il y a quelques années de cela, qui m’avait poussé à faire mon coming out. Ce film m’a rendu fier. Fier d’être gay. Vraiment un beau film à voir. Il sort aujourd’hui en France.

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