Ma bédéthèque: Salto, l’histoire du marchand de bonbons qui disparut sous la pluie.

Je suis tombé sur Salto un peu par hasard. J’ai craqué pour le style crayonné de l’album. L’histoire est passionnante: un père de famille, tête en l’air, distributeur de bonbons dans le sud de l’Espagne, écrivain dans ses rêves. Sa femme pète régulièrement un plomb en voyant les finances de la famille, mais le père est très présent, journées à la plage. Le bon temps. Sauf qu’il n’y a plus d’argent, mais courant 2007, le gouvernement espagnol, alors en proie à une vague d’attentat de l’ETA dans le pays Basque, lance une vague d’emploi de gardes du corps. Sans entrainement, Miquel embarque sa famille et commence son boulot. Les heures passent à guetter, à vivre dans la peur… La famille se décompose, le père est absent. Comme je le disais plus haut, le livre est magnifique, l’histoire basée sur la vie de Mark Bellido, considéré comme traitre par le gouvernement espagnol, qui travailla comme garde du corps pendant 4 ans. Sous les traits de la belge Judith Vanistendael, l’histoire prend vie, au début coloré, les dessins deviennent sombres au Pays Basque. Un livre à lire.♥♥♥ 

Il y a une semaine, la playa!

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Voici la plage d’Alcudia. Une immense plage de sable blanc bordée de palmiers et de chaises longues gratuites… Des hôtels qui passent assez inaperçus, pas de tour. Bref, c’est idéal pour passer des vacances au soleil à faire bronzette sur la plage! Mais c’était il y a une semaine, déjà!

 

Retour de vacances, vu par mes élèves.

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Les enfants sont formidables, disait Jacques Martin. Je confirme! Voici des morceaux choisis sortis de la bouche de mes élèves et traduit en français pour votre plaisir.

Me voyant tout bronzé, mes élèves se sont empressés de savoir où j’étais allé. Un des mes sixièmes m’annonce qu’il était aussi à Majorque, je lui demande d’affiner ses informations, ce à quoi il me répond: « Alcudia ». Tiens, me dis-je, c’est la même ville… je lui demande dans quel hôtel il était, il me dit: « Bellevue ». Euh attend jeune homme, c’est là où je logeais aussi! Et à tout hasard, tu y étais quand? Bien la première semaine des vacances… Ouf, moi j’y étais la semaine suivante! C’est un peu la magie d’aller dans un des plus grands hôtel d’Europe à des prix défiants la concurrence.

Toujours autour des questions, on me demande si j’ai picolé. « Bah oui, monsieur, à Majorque, tout le monde boit! » Certes… 

Une élève un brin perspicace me regarde l’air inspiré puis me dit: « Monsieur, vous commencez à avoir des cheveux blancs, vous êtes vieux! » Oui, enfin, tu apprendras, jeune fille, que comme je suis blond, je blondis au soleil!

J’ai une classe qui est persuadé que je sors avec une de mes collègues. Ce que nous n’avons jamais nié, juste pour le plaisir de laisser libre cours à leur imagination! Donc, étant persuadés et ayant remarqué que, tiens!, elle était aussi bronzée… ils m’ont demandé si j’avais passé de bonnes vacances avec ma collègue/femme. Et encore ils ne savent pas qu’elle est aussi partie à Majorque!

Une élève me regarde l’oeil hilare et me crie: « Monsieur, vous êtes rouge!! » Toi, tu pousses le bouchon un peu trop fort… mon bronzage est certes un peu cuivré, mais de là à dire que je suis rouge. Il y a des limites!

L’obsession des penis.

Vous ne rêvez pas. L’article qui suit est un article sur les penis. Non pas les penis du tout venant, mais des objets phalliques que l’on trouve à Mallorca, en station balnéaire. Imaginez d’abord, une rue où tous les magasins vendent tous la même chose pour les touristes britanniques. Oui, parce qu’il y a un type de magasin pour nos amis les Grands Bretons qui partent en vacances au soleil (comprenez, dès que l’occasion se présente, nombreux sont ceux qui prennent l’avion vers des contrées ensoleillées et où l’alcool coule à flot… remarquez, c’est ce que je fais!). Revenons-en à nos magasins. Donc parmi ces britanniques, quelques groupes font des enterrements de vie de garçon/de jeune fille… La plupart du temps, il y a un thème grossier, et il n’est pas rare de trouver une jeune femme affublée d’un énorme pénis autour de la taille en compagnie de sa mère, de ses amies… Bon, ce que je vous raconte là, je l’ai vu au Royaume Uni, mais je pense que l’été il doit y avoir une bonne quantité d’enterrements sous le soleil. Et l’occasion est trop belle, à porté de tous, les pénis se présentent à vous… Parce que je vois mal dans quelle autre occasion on pourrait acheter tous ces objets phalliques. Ou alors, c’est qu’il y a beaucoup d’amateur d’humour potache qui se promènent entre l’hôtel et le bord de la plage. On trouve de tout, comme le chantait Pierre Perret, de la petite, de la grosse, de la en bois, de la en sucre… C’est ravissant! Imaginez installer ça sur la porte de votre réfrigérateur ou alors ouvrir une bière bien fraiche avec cette énorme bite en bois. Et si c’est le jardinage qui vous plait, pourquoi ne pas faire pousser ces poivrons en forme de sexe masculin et d’exhiber fièrement ses plantations… C’est tout simplement étrange, jugez plutôt!

Tapas Time à Molly House.

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S’il y a une importatiom espagnole qui me plait, ici, c’est les tapas. Au Royaume Uni, beaucoup de restaurants proposent un assortiment de Tapas. Il y a un endroit où le rapport qualité prix est le meilleur. Il s’agit d’un bar gay à Manchester. En cuisine deux espagnols préparent une variété d’assortiment à partager. Il y en a pour tous les goûts: viande, fromage, végétarien, poisson… Le prix est raisonable: £14.99 le plateau. Le tout est assez authentique. Vraiment bien. L’adresse: Molly House dans le quartier de Canal Street.

Le jour où il y avait une plage à Glasgow.

C’était samedi en huit, peu de monde dans les rues de Glasgow, pour cause de pluie intense, mais une agence de vacances, Jet2 pour ne pas la citer, a eu l’idée d’installer une plage sur Buchanan Street. Les parapluies et coupe-vents étaient plus appropriés que les maillots de bain. Voilà comment une campagne de pub devient complètement ridicule mais tellement à propos, puisque cette plage représentait ce besoin de partir vers des contrées chaudes et ensoleillées espagnoles, Costa Bianca pour être précis, où les passants pouvaient gagner des vacances tout frais payés pour une famille.

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Une semaine à Majorque. Part 3. Alcudia et Pollença.

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Si les deux villes ont leurs pendants portuaires destinés aux touristes (Port d’Alcudia et Port de Pollença), il ne faudrait pas pour autant délaisser le centre historique de ces deux villes situés dans les terres. Alcudia est une ville fortifiée dont les rues étroites apportent fraicheur et calme pendant les balades. On peut se balader sur les remparts qui donnent une vue sur les toits et sur les alentours. On peut clairement voir la côte nord de l’île ainsi que les montagnes. Pollença est située un peu plus dans les terres que Alcudia. C’est une ville de taille bien plus modeste et les transports publics pour s’y rendre ne sont pas des plus simple. Aussi, avons-nous choisi de louer des vélos pour l’après midi afin de nous y rendre le dernier jour de notre séjour. Sous un agréable soleil, les 16 kilomètres du chemin allé s’est fait en faux plat. Nous avons d’abord longé la côte, où l’on trouve une forêt majeure d’algues marines qui sont récoltées puis utilisées comme engrais par les agriculteurs de l’île. Ainsi, sur Majorque, il est interdit d’utiliser des engrais chimiques et l’ensemble de la production agricole est biologique. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir des fermes qui proposent de l’agro-tourisme. De part sa situation ensoleillée, l’île comprend un impressionnante quantité de routes dédiées au cyclo-tourisme. C’est donc sur une de ces routes que nous avons continué notre chemin en direction de la vieille ville de Pollença. Pollença est une ville tranquille et similaire à Alcudia, les remparts en moins. Il y a une Plaza Major, comme dans beaucoup de villes espagnoles où l’on trouve des terrasses. Il y a aussi un escalier de 365 marches qui mènent à une chapelle qui domine la région. De là-haut, la vue est impressionnante. Le chemin retour en vélo fut, fort heureusement, beaucoup plus tranquille ayant le vent dans le dos et le faux-plat en notre faveur, nous avons pédalé une dizaine de fois. Ca tombait bien, puisque j’avais les jambes en compote! C’est ainsi que se termine mon récit de mes vacances à Majorque. J’espère que le récit et les photos vous ont plu.

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