Review of the week: Le Caméléon.

Suite aux aléas qui me sont arrivés la semaine dernière, je n’ai vu qu’un film cette semaine.

Le Caméléon raconte l’histoire vraie de Frédéric Bourdin, un jeune français qui se fait passé pour le fils disparu d’une famille américaine dans la Nouvelle Orléans. Il débarque dans la zone, avec un accueil mitigé de la famille. On se demande qui manipule qui, la tension est forte. Avec un casting parfait ce film réussi à rendre compte de la complexité de l’affaire. Marc-André Grondin (C.R.A.Z.Y) est excellent, à chaque fois à la limite de la rupture… Famke Janssen est très bien aussi. Mention spéciale à Ellen Barkin qui joue la mère héroïnomane, elle réussi à transmettre toute l’intensité dramatique que le rôle nécessite! Bref, un film à voir qui ne sombre à aucun moment dans le patho, et il y avait matière!!

Film review: Precious, Astro Boy, the Princess and the Frog, Invictus, St Trinian's 2 and Youth in Revolt.

Cette semaine, j’ai un peu économisé avant d’aller à Londres et donc je suis beaucoup allé au cinéma. Indeed, j’ai vu 6 films. Parmi lesquels j’en recommande 4.

Precious (based on a novel by Sapphire) est un drame social made in US. L’histoire d’une jeune fille de 16 ans, obèse et enceinte de son 2ème enfant… On découvre rapidement que le père de Precious est aussi le père de ses enfants. Inceste, violence domestique, sida… tout y passe. Rien n’échappe à cette jeune fille qui s’échappe de cet enfer en rêvant… Ces bouchées rêveuses contrebalancent parfaitement avec le ton général du film. C’est bouleversant, choquant, magnifique. On ressort de ce film complétement vidé. Les acteurs sont superbes, crédibles comme il faut, mention à Mariah Carey qui joue le rôle d’une assistante sociale et apparait sans maquillage et sans décoltés… Un film extrêmement réussi. Un film à Oscars.

Astro Boy est un film d’animation très binaire où le bien incarné par une jeune robot sensé remplacer le fils mort d’un inventeur et le mal incarné par le méchant maire en quête de pouvoir… Ça ne fait de mal à personne, juste très cul-cul. Mais si les enfants y trouveront leur compte, les adultes risquent de s’ennuyer!

The Princess and the Frog est un variation en B mineur du conte de fée par Disney, ou comment les studios Disney reviennent aux sources. On trouve ici tout ce qui a fait le succés de Disney: de la magie, des chansons, un happy ending, de la joie, de la bonne humeur… Le scénario s’étant adapté: la jeune fille est noire, ne rêve pas de prince charmant mais d’ouvrir un resto… Ça parle cajun, anglais… c’est très amusant, un dessin animé qui ravira petits et grands! Bref, un excellent Disney par le réalisateur de la Petite Sirène et d’Aladdin. J’ai beaucoup aimé.

Invictus, où comment Mandela a fait de l’équipe des Springbox un enjeu politique majeur pendant la coupe du monde 1995. Indeed, le pays est en proie à une crise majeure, peu après la fin de l’Appartheid. Et les blancs supportent les Springbox, équipe nationale à 99% blanche, et les noirs supportent toutes les équipes adverses. Le film met en scène Mandela et le leader des Springbox… Et comme c’est réussi, on a des frissons, on sent le destin d’un pays prendre forme. Je ne suis pas fan de rugby, comme vous le savais (j’ai une aversion pour à peu près tous les sports), mais j’ai beaucoup aimé ce film. Grave et cocasse. À voir.

St Trinian’s 2, the Legend of Frittons Gold est la suite d’un film inconnu en France (et qui le restera vu que les deux films ne sont sortis qu’au Royaume Uni). Un film pour ado, mettant en scène Ruppert Everett en headmistress d’un collège pour filles sans lois, sans règles, d’ailleurs, il n’y a pas de prof dans ce lycée… juste des groupes: les chavs (racailles british), les geeks, les poshs, les emos… Et tous ces groupes un peu antagonistes vont unir leurs compétences contre un méchant personnage qui veut s’emparer du trésor de Lord Frittons, un pirate. Un gros délire, j’ai passé un bon moment! C’est amusant de voir Ruppert Everett, acteur gay notoire, dans un rôle complétement barré…

Finissons cette note avec le coup de coeur de la semaine: Youth In Revolt (lui non plus n’a pas de date de sortie en France, malheureusement!!). Un jeune puceau incarné par l’excellent Michael Cera tombe amoureux d’une jeune fille. Tout deux partagent un amour inveteré pour la culture française: Jean Paul Belmondo, Serge Gainsbourg… Or Nick (Michael Cera) doit retourner dans sa ville, et tout faire pour retrouver son amour de toujours: pour ce faire il va créer un double nommé Françoir Dillinger, un double courageux, qui se fout des lois et est prèt à tout… tout le contraire de Nick! Ce film est une comédie à hurler de rire, je pense le revoir… tellement il est amusant. Michael Cera est juste excellent comme à son habitude, et son double, François Dillinger, la clope au bec, le pantalon en toile et la chemise bleue a drôlement la classe, il n’y a bien qu’au cinéma que je trouve classe les mecs qui fument! J’adore et je conseille vraiment ce film! Et pour les malchanceux en France, regardez cette bande annonce!

Donc cette semaine, vous avez de quoi rire, pleurer, retourner en enfance et vibrer.

Brothers, Ninja Assassin and A Prophet.

Deux films super réussis et un navet, c’est parti pour mes critiques de la semaine!

Brothers de Jim Sheridan raconte l’histoire très poignante de deux frères, un voyou campé par Jake Gyllenhaal, et un GI interprété par l’impressionnant Tobey Maguire. Entre les deux, il y a Natalie Portman. Sam part en Afghanistan alors que Tommy sort de prison. Sam est vite considéré comme mort et la famille tente de se reconstruire… La femme de Sam se rapproche de Tommy, longtemps considéré comme infréquentable… Or quand Sam réapparait complétement aminci, la famille va tenté de se reformer… mais à quel prix? J’ai beaucoup aimé ce drame familial. Et j’ai beaucoup pleuré. C’est magnifique, les acteurs et actrice sont extraordinaires… Très réussi!!

Ninja Assassin est un navet de bout en bout: un ninja en rébellion contre son clan va se faire aider par une détective d’Europol… Ça se prend au sérieux, c’est pas drôle, pas une seule bonne idée dans le scénario qui accumule tous les clichés du genre, juste quelques bonnes scène d’action… mais le film ne décolle pas!!

A Prophet, Un Prophète, est réalisé par Jacques Audiart qui raconte l’histoire de Malik jeune prisonnier qui se voit offrir l’aide de mafieux corses racistes au possible après avoir tué un autre détenu… Une relation de confiance/défiance se met en place entre Malik et César. C’est un très très bon film, il dure 2h30, j’ai pas vu le temps passé, digne des plus grands films de mafieux/gangsters… Je le comparerai presque au Parrain de Francis Ford Coppola.  J’ai vraiment adoré ce film que les indépendantistes [ou plutôt mafieux] corses avaient voulu interdire… faut dire qu’ils ne sont pas dépeint tendrement. Les acteurs sont époustouflants, mention spéciale à Niels Arestrup et à Tahar Rahim, qui forment un duo de haute voltige! J’ai vraiment beaucoup aimé. À voir absolument!

Les Étreintes Brisées et Looking for Eric.

Voilà deux films que j’ai diamétralement apprécié. Autant j’ai adoré le dernier Almodovar, autant j’ai détesté le film de Ken Loach.

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les_etreintes_briseesLes Étreintes Brisées de Pedro Almodovar est vraiment un superbe film, avec la toujours ravissante Penélope Cruz. L’histoire est comme toujours alambiquée avec Almodovar, je ne me risquerai pas à tout dévoiler. Ça se passe dans le milieu du cinéma, un réalisateur et sa muse, aimée par son producteur d’amant. C’est un drame filmée avec la finesse que l’on doit au maître du cinéma espagnol. Ce film est vraiment excellent. J’ai tant de choses à dire sur ce film que les mots me manquent. Les acteurs sont sublimement mis en scène. Penélope Cruz est une nouvelle fois sublime, toujours la plus belle femme du monde. Comme Almodovar sait choisir ses jeunes acteurs, on découvre le ténébreux tamar-novas-blanca-portilloTamar Novas. Le film est très bien construit. Le début peut laisser perplexe ce qui rend la fin encore plus belle et surprenante. Tout ce que je peux vous dire c’est que le ton change à la fin du film, où il y a un film dans le film, une comédie légère dans un drame amoureux. Comme à chaque fois, les choses se croisent, s’emboitent… Bref, une oeuvre d’art. Voilà pourquoi j’aime aller au cinéma.

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looking-for-ericLooking For Eric est une fable sociale de Ken Loach avec, évidement, Eric Cantona. Ce film m’a énervé dès les premières minutes. J’ai su dès le départ que ce film m’agacerait et que je n’allais pas aimer. Déjà, il y a ce ton qui cherche à montrer des émotions facile, évidement que le foot procure des émotions, évidement que mettre des images de foot sur grand écran amplifie l’émotion. Il y a un côté fascisant dans ce film qui m’a fortement déplu (oui, parfois, je trouve que l’émotion que procure le sport est assez fascisante, je développerais cette idée dans une future note, si vous voulez)… Ensuite, il y a Eric Cantona qui n’est pas le quart d’un acteur. Il parle à moitié en français à moitié en anglais énonçant des proverbes tirés d’un recueil de citations chinoises, le tout sans aucune conviction… L’ennui est patent. C’est nul. Ce qui fait que je suis parti au bout d’une heure et demi….

Cinéma. Gran Torino, The Wrestler & Cyprien.

Gran Torino - Clint Eastwood

Gran TorinoGran Torino, c’est le dernier film du grand Clint Eastwood qui décidément vieilli bien. Un peu comme le bon vin, le dernier des grands, dixit un mag de ciné, revient avec classe. Gran Torino, c’est une voiture, symbole d’une époque, maintenant révolue, où les voitures étaient encore fabriquées aux États-Unis. Son propriétaire est un vieil homme, grincheux, xénophobe, veuf. Il a des enfants qu’il ne supporte pas, il est seul. Son quotidien va être bouleversé quand il va commencer à s’intéresser à ses voisins, des asiatiques que jusque là il méprisait, lui qui en avait tué tant en Corée… Voilà donc un superbe film sur la différence, la tolérance. Walt, le personnage que campe Clint Eastwood, est touchant, et pas pour de mauvaises raisons. Bref, il faut découvrir ce film qui a, semble-t-il cartonné hier, se plaçant en tête aux premières séances parisiennes…

The Wrestler - Mickey Rourke

The WrestlerThe Wrestler, c’est le rôle de la vie de Mickey Rourke. Cet homme cassé, abattu, que tout le monde méprise, mais adulé par quelques fans, est merveilleusement bien campé par le vieux Mickey, normal me direz-vous, lui aussi revient de loin. Le scénario a été fait sur mesure et c’est une pure réussite. À travers ce film, on découvre aussi le quotidien des catcheurs professionnels qui luttent pour une reconnaissance mais qui se fracasse au fur et à mesure des combats, qui même s’il sont scénarisés n’ont rien d’inoffensif pour les combattants. Ce film aurait pu valoir un Oscar à Mickey Rourke, dommage qu’il ne l’ai pas eu, mais comme le reconnaissait l’intéressé, son film n’était pas tellement politique, contrairement à Milk. Enfin bref, il faut souligner la justesse de tous les acteurs, le film est à la limité d’un documentaire… et aussi l’intelligence du réalisateur, Daren Aronofski, qui nous prouve une nouvelle fois qu’il est plein de potentiel, avec notamment ces scènes où Randy avance avec la caméra qui le suit, on ne voit que son dos, comme si la vie était un combat.

Cyprien - Catherine Deneuve

CyprienPassons à la comédie française de la semaine avec Cyprien. Ce film aurait pu être un gros navet, un navet de plus, me direz-vous, mais c’était sans compter sur la ferveur du public composé exclusivement de teenager, à savoir que je faisais vieux dans la salle… En effet, on sentait dans la salle comme une électricité, comme si la salle était remplie de nerds… C’était d’ailleurs amusant de voir ces jeunes qui semblaient s’identifier au personnage, levant le point, criant le soutien… Magnifique salle. Bon, le film, lui, n’a rien de spécialement intéressant: un jeune homme pourri par la nature se voit délivrer un déodorant qui va le transformer en beau gosse affable, un peu comme si les fées de Cendrillon avaient été mises en pulvérisateur… Côté casting, soulignons que Deneuve en fait des tonnes, comme si elle avait rêvé de ce rôle toute sa vie (elle admire Meryl Streep dans le Diable s’habille en Prada)… Bref, on sourit mais par pure gentillesse…

#1171. Revolutionary Road, Yes Man et Envoyés très spéciaux.

 Les Noces rebelles - Leonardo DiCaprio et Kate Winslet

Les Noces rebellesCommençons par le meilleur film de la semaine, et même du mois de janvier. Voilà, c’est dit! Alors, Revolutionary Road que le distributeur a semblé opportun de traduire par Noces Rebelles. Faudra un jour qu’ils m’invitent ces messieurs, histoire que je vois comment il décide (arbitrairement) de changer le nom du film. Parce qu’ici, le titre du film aurait pu être traduit littéralement, mais non… Comme s’il fallait souligner le sujet du film à ces crétins de français… A ce rythme là autant raconter la fin sur l’affiche du film! Enfin, que dire sur ce film prenant. On retrouve donc Leonardo di Caprio et Kate Winslet, dix ans après Titanic. D’ailleurs, il semble que le film aurait moins marché sans eux, puisque le sujet du film, c’est la routine qui casse peu à peu les rêves du couple et que tout le monde sait que pourtant c’était bien parti entre Jack et Rose!!! Nous voilà dans une banlieue américaine dans tout ce qu’elle a de plus ordinaire, c’est à dire, aliénisante, anonyme et oppressante. Kate – impressionnante – campe le rôle d’une Desperate Housewife et Léo d’un mec sans réelle motivation… Le tout filmé admirablement par Sam Mendes, le réalisateur du puissant American Beauty.

Yes Man - Jim Carrey

Yes ManJe ne suis pas un très grand fan de Jim Carrey. Ces mimiques faciales ne me font que très moyennement rire et les films uniquement basés là-dessus ne m’enchantent guère, car Jim Carrey est capable de beaucoup mieux, je me souviens avec émotion du Truman Show, c’est sur ce postulat (et la bonne critique dans Télérama) que je suis allé voir ce film. Une bonne comédie sentimentale à fort potentiel comique.Voilà donc l’histoire d’un type qui dit non à tout, jusqu’au jour où il rencontre le gourou qui lui ordonne de dire oui à tout ce qui se présente sinon gare à lui! Ce tenant à ce pacte, Carl va donc dire oui à tout, les épouses perses, les mormons, les cours de coréen, de guitare, une fille… Bref, strictement tout! Ç’aurait pu être casse-gueule mais ça ne l’est pas. Bien filmé, bien interprété, la comédie remplit son rôle… puisque le public rit. Bonne surprise.

Envoyés très spéciaux - Gérard Jugnot et Gérard Lanvin

Envoyés très spéciauxQue dire d’Envoyés très spéciaux. Que j’avais pas très envie d’aller voir ce film, qu’il ne m’a pas transcendé…? Positivons puisque ça ne sert strictement à rien d’envoyer balader cette comédie que je qualifierai de très moyenne. Le casting peut sembler prometteur, Lanvin, Jugnot, mais ce n’est pas eux qui jouent le mieux, ils semblent être dans une routine. Celui qui joue le mieux, c’est Omar Sy. Après, pas grand chose à dire. On sourit parfois… les ficelles sont grosses. Amateurs de comédies bien lourdes, je vous le conseille, les autres passez votre chemin!

#1057. Ciné. La Belle Personne.

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Après Les Chansons D’Amour, le nouveau film de Christophe Honoré est un sans faute! Vraiment. De la première seconde à la dernière, La Belle Personne est une pure réussite, comme on en voit trop rarement. C’est simple, c’est mon coup de coeur de l’année, de l’Art. Rares sont les cinéastes à me transporter aussi littéralement dans leur univers.

Junie arrive en cours d’année dans le lycée de son cousin. Entouré de ses potes, celui-ci va tenter de l’intégrer parmi eux. Otto va pas tarder à lui déclarer sa flamme, mais Nemours, le beau prof d’italien, va pas tarder à se montrer intéressé par Junie…

Voilà donc le plot de départ pour ce film haut en couleur notamment pour la troupe d’acteur tout à fait surprenant. Tout le monde joue juste, pourtant, il semble que l’équipe soit composée majoritairement d’amateurs. On peut saluer la prestation du ténébreux Louis Garrel, celle toute en douceur de Léa Seydoux, mais aussi celle de Grégoire Leprince Ringuet qui nous surprend même à chanter, comme dans le Chansons d’Amour! Vraiment un très beau film, tout en finesse. J’ai rarement vu un film si fin sur la jeunesse. On y évoque l’amour entre élèves, mais aussi l’attirance des professeurs, l’homosexualité… Bref d’amour! Le tout sans cliché.

Malheureusement, ce film ne possède qu’une quarantaine de copie, c’est vraiment bas. J’ai été le voir dans une salle arts et essai, vu qu’UGC ne le diffuse pas.

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