Et si Obama n'était que de la poudre aux yeux?

obama pointed fingerDe plus en plus de choses me font penser que Barack Obama n’est que de la poudre aux yeux. En novembre dernier, on pensait que l’élection de Barack Obama allait mettre un sacré coup au conservatisme américain. Barack, pensait-on, allait sauver le pays, allait changer les États-Unis. C’était sous le coup de l’émotion, et maintenant, l’euphorie laisse place à une certaine déception. Certains vont même jusqu’à penser que Bush, au moins, disait ce qu’il pensait.

La déception se fait sentir un peu partout dans les rangs des progressistes. La communauté LGBT pense que Barack Obama les mène en bateau concernant le droit au mariage. En effet, il avait fait de belles promesses aux gays et lesbiennes du pays en faisant miroiter une loi permettant à tous de se marier. Maintenant qu’il est au pouvoir, Barack Obama ne semble pas pressé, proposant même une politique digne de la ségrégation (sans le dire): equal but separate. Ainsi, les gays auront un mariage à eux, mais pas le même que les hétéros… Les critiques sont amères.

De même, pour les crimes de guerre. On pensait que Barack Obama aurait les tripes de sanctionner les crimes de barbaries et la pratique de la torture telle qu’elle avait été légalisée par le gouvernement Bush… or, pas plus tard qu’avant hier, il annonçait qu’aucune sanction ne sera prise. Il a même été jusqu’à réouvrir les tribunaux d’exceptions à Guantanamo, avec de nouvelles règles, certes, mais le mal est fait. De plus, les photos des actes de tortures ne seront pas rendues publiques… un recul.

Bon, il reste quelques espoirs avec l’assurance maladie. Clinton avait échoué faute d’appui politique, Obama va devoir appuyer fermement la création de la sécurité sociale alors que le Sénat, assez conservateur, ne semble pas vouloir voter cette réforme. Pour preuve, le nombre de mail que je reçoit par le mouvement MoveOn qui a milité pour l’élection d’Obama et qui milite pour la création d’un sécurité sociale, entre autre.

On le sait, la tâche de Barack Obama est lourde, mais cela n’excuse pas tout… Je commence à me demander si vraiment Barack Obama est vraiment liberal… parce qu’il semble qu’il soit aussi libéral que Clinton l’était, « a new kind of democrat« .

#994. Celui qui se prennait pour du poil à gratter.

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C’est amusant de penser que je n’avais pas encore parlé de lui, le porte-flingue du sarkozysme décomplexé façon journaleux chez Ruquier… Oui, parce que le sarkozysme décomplexé façon décervelé était déjà prise par Steevy. Amusant tant il représente tout ce dont je haïs le plus profondément dans la droite actuelle. Avec son ton supérieur, avec ses citations à qui mieux-mieux, avec sa haine de la différence, son auto-satisfaction totale… En effet, il pense que c’était mieux dans les années 70, sous-entendu avant que la Mittérandie toute entière ne saccage le pays!

Éric Zemmour est ce genre de personnage complètement imbu de sa personne mais qui ne se serait réalisé seul. C’est donc un commentateur frustré. C’est le pendant négatif d’Alain Minc. En effet, ils se disputent tout deux le rôle du commentateur conservateur (comme il en existe des tonnes Outre-Atlantique, voir Bill O’Reilly sur Fox News). Alain Minc, c’est le self made man, celui qui s’est réalisé et qui maintenant prend son propre exemple pour appuyer ses théories, comme Oprah Winfrey. Alors qu’Éric Zemmour n’est qu’un journaliste animé d’une profonde animosité envers tout ce qui est à poil plus à gauche que lui, et ça le rend insupportable. Et il aime cette image d’insupportable (fallait voir son air accompli quand il fut sacré « Éric le plus insupportable » chez Ardisson) car cela, pense-t-il, lui donne une certaine légitimité. Bah oui, ce sont les minoritaires qui ont toujours raison, pas la majorité, pas la populasse. Le pire dans ses propos, ce sont les sous-entendus constants. Il induit des discours extrêmement à droite, extrêmement conservateur mais sans le dire. Le fameux « Ah mais je n’ai jamais dit ça » n’a jamais autant servi!

Politiquement, il doit bien se situer à droite de Brice Hortefeux, voire même flirtant avec le FN, mais bon, maintenant que Sarkozy leur a pompé toutes leurs idées tellement en vogue… Et bien, le Zemmour est à la mode! Pour combien de temps encore?! Tant que l’imposture résistera.

#979. He made it!

Ces lignes ne sont en rien objectives!

Barrack Obama n’a cessé de prouver durant cette campagne qu’il pouvait y arriver. Prononçant des discours qui vont faire date, comme celui sur le racisme suite au scandale de son pasteur. Maintenant, bien entendu, il faut récupérer les voix des « Reagan democrats« , les conservateurs qui soutenaient Hillary, et ce avant McCain. Même si un éminent ponte du parti républicain relativise l’avance de McCain dans les sondages (affirmant qu’il ne faut pas croire que tout est déjà acquis), le danger reste grand d’avoir un républicain élu en novembre. Il sera en effet vraiment dommage et même pire que cela, que les Américains choisissent le candidat conservateur face à celui qui représente le changement, l’idéalisme dans les yeux!

Quand je serai aux Etats-Unis, je vais tenter d’aller voir Barrack Obama en meeting. Ce doit être un show énorme, il faut que je vois cela! Déjà, Andrea et ses potes ont mis un poster géant d’Obama dans leur salle principale! Et gageons que l’Obama mania ne s’arrêtera pas d’ici le 4 novemenbre!

#973. Barrack Obama and Hillary Clinton.

 

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Dans la course à la destruction du Parti Démocrate, il y a une championne et c’est Hillary Clinton. Refusant de voir ce que tout le monde a vu, avec la même posture qu’un Mike Huckabee qui attendait un signe de Dieu alors qu’il n’avait engrangé aucune victoire, Hillary Clinton semble déterminée à se battre pour détruire de Parti Démocrate. En effet, alors que le Parti Républicain a déjà un candidat qui fait déjà campagne pour le scrutin de novembre, le Parti Démocrate est toujours empêtré dans les primaires. Or, maintenant, le bureau national des Démocrates ont enfin choisi une position face aux scrutin que le Michigan et la Floride avaient organisé sans se soucier du calendrier du Parti… Et donc, les voix des délégués compteront pour 1/2. Et comme ces deux états avaient voté en masse pour Hillary, et bien, c’est elle qui voit son nombre de délégués descendre en flèche. Ce qui signifie, inéluctablement, que son déficit de voix sera impossible à rattraper face à un Barrack Obama très en avance, du coup. Maintenant, il s’agirait pour Barrack Obama de faire partir Hillary Clinton sans trop de fracas afin de pouvoir réellement partir en campagne « all over the country. » J’y crois pas trop étant donné qu’Hillary semble déterminée à attendre le 25 août prochain avec la Convention Démocrate de Denver qui désignera, avec le vote des super-délégués, le candidat Démocrate pour l’élection de novembre… et il ne restera que quelques mois de campagne intense face à un McCain qui aura déjà sillonné le pays depuis longtemps!

Il est triste de voir ce spectacle, car il donne une bien mauvaise image d’un parti qui était quasiment sûr de gagner après les 8 dernières calamiteuses années de gouvernances Bush… et qui est maintenant en passe d’être sérieusement concurrencé par le candidat Républicain, adoubé par Bush, qui plus est!

#970. Oui, je suis libéral, et alors?

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À travers le débat que vient d’ouvrir Bertrand Delanoe avec son livre « De l’audace« , on voit bien tous les problèmes idéologiques auxquels les socialistes sont confrontés. En effet, il suffit d’un mot pour faire scandale, c’est que j’aimerai pas être au PS en ce moment. Il faut les voir, ils n’ont rien d’autre à faire que de commenter ce que chacun dit. Pas de réelle unité, juste des coups dans l’eau pour se démarquer de l’énonciateur. L’épisode actuel de Bertrand Delanoe et son libéralisme est assez réjouissant. Voilà qu’il a la finesse de recentrer le débat autour de lui, détrônant Ségolène Royal qui se voit obligée de se gauchiser et que va faire Laurent Fabuis, va-t-il retourner vers la droite, par pure haine de Ségolène Royal? Ce serait bien coquasse. Et cela m’amuserai. Voilà un type qui remue ciel et terre pour montrer qu’il est le plus à gauche mais qui était jusque là un des plus à droite du parti… et qui va surement le redevenir simplement parce que Ségolène Royal lui file des boutons!

Pour revenir sur le libéralisme, sachez que je suis très libéral politiquement parlant. Je rejoins Alain Minc, pas sur ses idées rassurez-vous, sur son analyse de la chose économique et politique. Selon lui, il y a du libéralisme, par opposition au conservatisme, en économie, incarné par une droite avalée toute crue par l’UMP, et en politique, sur le plan sociétal. Ce deuxième point est important. C’est là que je me prononce en tant que libéral. Et d’ailleurs, c’est le terme anglo-saxon qui désigne la gauche. Le libéralisme politique, c’est ce qui devrait incarner la gauche française. Pour être rapide, le libéralisme politique, c’est tout ce qui fait avancer les droit sociaux et les libertés. En effet, depuis 30 ans, toutes les nouvelles libertés, ce que disait très bien Delanoe dans le Grand Journal, sont de gauche (abolition de la peine de mort, 35 heures, PACS…). Or, il reste encore beaucoup de liberté à acquérir, comme les droits des homosexuels (mariage, adoption…), les droits des étrangers (vote à l’échelon local…), les droits des enfants (conseils municipaux d’enfants généralisé…), le droit de consultation (class action, référendum populaire…), l’écologie… Et le champ est large. Voilà pourquoi, comme Delanoe, je me dis libéral sur le plan politique. Et je ne vois pas où est le problème pour tous les gens de gauche à se dire libéral.

Malheureusement, il reste du chemin à faire. Et le PS est encore loin de s’affirmer comme un seul homme libéral. Et c’est bien triste.

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