Ciné Review: The Paperboy.

Nicole Kidman, Zac Efron, Matthew McConaughey

The Paperboy est film mettant en scène Zac Efron sous toutes les coutures. Le film est un peu polymorphe, puisqu’au départ, il est difficile de décider quel va être le sujet du film. Basé dans les années 70 dans une Floride raciste, un jeune homme se retrouve employé par son grand frère et son copain, tous deux journalistes, qui mènent l’enquête sur un meurtre et dont il veulent faire ressurgir la justice quant à l’assassin… qui pourrait bien avoir un alibi et pouvoir éviter la peine de mort. Or cet homme a une femme blonde et plantureuse et le jeune homme du départ va tomber sous le charme. L’histoire racontée ainsi est relativement simple, mais le film est tourné de façon on ne peut plus crue et dérangeante: les scènes de sexe sont quasi-frontale et filmées dans leur durée. Ce film a fait scandale à Cannes et c’est pas étonnant, voir Nicole Kidman pisser sur un Zac Efron tétanisé sur la plage suite à une piqure de méduse, c’est pas tous les jours que ça arrive!! Bref, si vous aimez les films crus et crades, je vous le conseille. Si vous aimez le Zac Efron d’High School Musical, passez votre chemin, mais si vous aimez l’idée de Zac Efron en sous-vêtement, allez-y!! (le film est sorti en France en octobre 2012)

Ciné Review: Cloud Atlas.

Cloud Atlas est le dernier film de la famille Wachowski (à qui l’on doit Matrix et Speed Racer). L’histoire est relativement complexe, jugez plutôt. Quatre époques, passé, présent, futur, et des personnages qui reviennent à chaque période avec des implications diverses. Assez complexe disais-je parce que ces histoires sont entre-mêlées et le spectateur comprend au fur et à mesure que le film avance qui fait quoi, et quelle est l’intrigue commune. De l’action, du drame, de l’amour, de la violence, tous les éléments passent, même l’humour. Le film dure près de 3 heures, mais on ne voit absolument pas le temps passé, on se demande juste quand va arriver le dénouement! Les acteurs du film réalisent de belles prouesses, puisque ce sont les mêmes acteurs qui traversent les âges, tantôt hommes, tantôt femmes, c’est très troublant. Bref, je conseille ce film, même si j’aurai besoin d’un deuxième visionnage.

En spoiler, voici un petite infographie où l’on voit les attitudes des personnages à travers les endroits et les années.

Ciné Reviews: The Perks of Being a Wallflower, On The Road et Ruby Sparks.

The Perks of Being a Wallflower raconte l’histoire d’un jeune homme un peu perturbé sur le point de rentrer au lycée. Son passé parle pour lui et il est impopulaire. Charlie (Logan Lerman – tout à fait charmant) passe son temps tout seul. Jusqu’au jour où il sympathise avec deux jeunes gens, Sam (Ezra Miller) et Patrick (Emma Stone). Il va tomber sous le charme de Sam, la demi-soeur de Patrick. Ce film est une chronique sur l’adolescence, période difficile. De plus, plus le film avance, plus les questions se posent pour Charlie… et la réponse arrive à la toute fin du film. Un film magistral à mon avis, à la fois prenant et émouvant. L’histoire alterne entre légèreté et gravité. Le casting est parfait. En France, le film sortira le 19 décembre sous le titre du « Monde de Charlie ». Un film à voir.

On The Road est ce qu’on pourrait qualifier de film chiant. Il se passe peu de choses dans ce film. Basé sur le célèbre roman éponyme de Jack Kerouac, dont l’histoire a souvent été décrite comme impossible à mettre en film. En gros, Sal, jeune New-Yorkais dans les années 50 a soif d’aventure et va s’identifier à Dean Moriarty, bête de sexe… D’ailleurs, en dehors des scènes de sexe, le film a peu d’intérêt. Les beatniks ne font pas rêver, on s’ennuie, beaucoup de monde est parti avant la fin. Bref, je ne le conseille pas. On The Road aura eu le mérite de me donner envie de lire le livre.

Ruby Sparks, c’est l’histoire hallucinante d’un jeune auteur en panne d’inspiration qui va, sur les conseils de son psy, écrire à propos d’une personne. Cette personne, c’est Ruby Sparks. Il tombe amoureux d’elle au fur et à mesure qu’il écrit… jusqu’au jour où elle se matérialise comme sa petite copine. Se croyant fou, il va fuir, avant de se rendre compte qu’elle existe vraiment. Son frère lui fait aussi réaliser qu’il peut lui faire faire n’importe quoi, comme parler couramment français. Produit par les producteurs de Little Miss Sunshine, ce film est dans la veine francophile des films d’auteur américains. Beaucoup de chansons françaises qui prennent d’un coup un côté branché bien que rétro. Le casting est excellent, Paul Dano, qui produit aussi le film et qu’on avait vu dans le rôle de Dwayne dans Little Miss Sunshine, est parfait pour le rôle du jeune auteur. Bref, je conseille ardemment ce film qui est sorti le 2 septembre en France sous le titre d’Elle s’appelle Ruby. Surement le coup de coeur de la semaine!

Cine reviews: The Social Network et Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu.

The Social Network, ou la genèse de Facebook. Comment un geek du genre plutôt connard est devenu le plus jeune milliardaire au monde. L’hypothèse d’un largage plutôt amer mène le jeune Mark Zukerberg à créer un site pour noter les plus belles filles du campus. Il se fait remarqué pour avoir fait planté le serveur d’Harvard en 2h d’existence du site. Aussitôt, on lui demande de participer à un site de rencontre exclusif réservé aux membres d’Harvard… Il va plus ou moins exploiter l’idée pour créer The Facebook. Vite, le site est un succès, expension à travers les universités américaines… et des histoires de haine se mettent en place. Ou comment perdre son meilleur ami en devenant milliardaire! Voilà donc l’histoire très contemporaine de la naissance de Facebook. Un film très réussi qui nous plonge dans l’univers de ce geek en plein procès sans trop perdre le spectateur dans les formules… eheh! Il y a une intensité dramatique dans ce film où Jesse Eisenberg (Zombieland) se révèle très bon acteur, tout comme Andrew Garfield (fort charmant qu’on a vu dans Boy A ou Docteur Parnassus) et Justin Timberlake. Un très bon drame signé David Fincher.

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu est la dernière comédie londonienne de Woody Allen. Une famille: une dame larguée par son mari en pleine crise de la cinquantaine. Elle va se vouer à une voyante qui va lui lire son avenir et lui promettre cette rencontre. Sa fille, mariée à un écrivain à la dérive, est aussi en plein tumulte par rapport à sa vie amoureuse. Et pour finir, l’ex-mari s’éprend d’une escort girl américaine… De très bon moments dans cette comédie de situation. On sourit, on rit. Le tout est un brin prévisible, mais c’est aussi ça qui fait le charme des comédies de Woody Allen, car il sait nous surprendre dans le prévisible. Un bon film.

Movie Reviews: Les Amours Imaginaires, Wall Street 2, Ao

Les Amours Imaginaires est le deuxième film de Xavier Dolan (J’ai tué ma mère). Francis et Marie sont meilleurs amis et tombent amoureux d’un grand blond. Un duel malsain va se former, chacun des deux essayant de charmer Nicolas, le grand blond, sorte de Louis Garrel québécois. Un triangle amoureux romantique, entrecoupé de « témoignages » de jeunes gens face à l’amour, désespérés et très amusant, le tout en québécois. Xavier Dolan confirme son talent, jouant à merveille. Le film est très bien réalisé, les effets de montage ne sont jamais inutiles, ils viennent appuyer l’histoire. C’est un film merveilleux au romantisme magnifié! Mon coup de coeur de la semaine. À voir et à revoir!

Wall Street, l’argent ne dort jamais, est le dernier film d’Oliver Stone, suite de Wall Street réalisé en 1989 (que je n’ai pas vu). Gordon Gekko sort de prison, ruiné. Jake More est un jeune trader qui parie sur les énergies alternatives. On est en 2008, juste avant la crise. On n’imagine pas encore les dégâts… Voilà une critique acerbe du système financier américain (et mondial) où le chacun sur soi et l’avidité priment, refusant toute critique. Un film plutôt bien, où le casting est très bon. Les acteurs sont très crédible. On regarde avec plaisir le duo Michael Douglas / Shia Labeouf. La réalisation est, toute fois, un peu plan-plan.

Ao, le dernier Néandertal ou le retour vers ses origines d’un homme de Néandertal. Sur le papier, l’idée de faire revivre l’homme de Néandertal me paressait plutôt bonne. Un petit docu sur notre grand ancêtre (ou pas)… Or le film échoue platement. Et ce sur plusieurs points. Déjà, la voix off. Je me demande pourquoi il a fallu qu’il y ait cette voix off ennuyeuse et agaçante. Ensuite, le scénario est vraiment plat et la morale du film (devinez… respectons la planête) est trop voyante… Bref, on s’ennuie fermement pendant ce film.

La Bohème de Giacomo Puccini.

Que d’émotions, que d’émotions! Je suis allé voir la Bohème de Puccini hier soir au Theatre Royal de Glasgow. Chanté en italien, l’action se passe à New-York, où l’on suit un groupe de jeunes bohèmes. Les problèmes d’argent et d’amour sont liés. Rodolfo se retrouve seul dans l’appartement et Mimi vient frapper à sa porte afin de pouvoir brancher son électricité chez Rodolfo et sa bande. Et là, les deux tourtereaux vont succomber aux charmes de l’un et de l’autre… Or, Mimi va tromber Rodolfo qui devient fou de jalousie. Mimi est malade et le couple se sépare, mais se retrouve alors que Mimi mourante vient vivre ses derniers instants chez Rodolfo, sur les lieux de leur première rencontre. Voilà pour l’histoire, somme toute assez basique, mais mise en scène de façon assez prodigieuse par l’Opéra Écossais. Mise en scène moderne, usant de pleins de ressources visuelles. Les décors sont magnifiques, et changent à une vitesse assez incroyable. Et finalement, les chanteurs sont tous extrêmement doués, l’émotion est au rendez-vous. Je n’étais jamais allé à l’opéra, mais je crois que cette oeuvre m’a conquis!

Yesterday I went to watch Puccini’s La Bohème. Written in Paris, sung in Italian, set in New York, this opera is really beautiful and amazing. The story of a group of young people living in what we can call a squat, among them Rodolfo who fall in love with his neighbour, Mimi. But soon enough, the couple doesn’t work anymore, Mimi cheat on Rodolfo who become more and more jealous. But as Mimi’s illness increase, she comes back at Rodolfo’s, where they met, to die. A simple story which is really nicely put into motion by the Scottish Opera. They use quite a lot of modern trick to play this amazing and incredible opera. The singers are really impressive as well. I really enjoyed it and I think I might watch more opera, as it was my first live opera!


J'ai tué ma mère, Toy Boy et Whatever Works.

Cette semaine, outre le très décevant Harry Potter 6, je suis allé voir 3 films… gay-friendly! C’est assez rare pour le souligner! Commençons par le plus gay des 3.

 Xavier Dolan dans J'ai tué ma mère (Photo)

J'ai tué ma mèreJ’ai tué ma mère, de Xavier Dolan, avait fait sensation au dernier Festival de Cannes. Voilà donc Hubert Minel, jeune homme de 16 ans, qui vit seul avec sa mère et la déteste au plus haut point. La première image du film, montre un plan cadré sur la bouche de la maman engouffrant son petit déjeuner… et on comprend que la haine que porte Huber pour sa mère est très intense. Dès lors le dialogue n’est plus possible, impossible pour lui de lui dire qu’il est homo… Mais, on comprend très vite que cette haine est aussi amour à travers les séquences de journal intime où Hubert se dévoile. Esthétiquement parlant, ce premier film de Xavier Dolan (20 ans, trop jeune pour aller en fac de cinéma…) est une pure réussite. Hommages à Gus Van Sant, à Wong Kar Wai, citations à gogo… et trois types de plans s’alternent: un inventaire du kitsch des pièces qu’il traverse, des scènes de journal intime en noir et blanc et des scènes extrêmement intelligement cadrées mettant en scène la vie d’Hubert et sa mère. Et le sujet de ce film est assez universel. Comme le dit Hubert « qui n’a pas détesté une fois sa mère, même pendant une seconde« . Le film se révèle être une magnifique déclaration d’amour à sa mère. Le plus du film, c’est que c’est très amusant, j’ai beaucoup ri. Et puis, j’adore l’accent québécois que je trouve très charmant et poétique… Bref, je conseille ce premier film.

 Anne Heche, Ashton Kutcher, David MacKenzie dans Toy Boy (Photo)

Toy BoyToy Boy est le film qu’il faut voir si on a envie de voir Ashton Kutcher, le toy boy de Demmi Moore, sous toutes les coutures. Je ne comprennais pas pourquoi le film était assorti d’un avertissement -12 ans. Cet avertissement vient du fait que les scènes de sexe sont très nombreuses… et ce pour le plus grand plaisir du public. Et Ashton Kutcher, faute d’être une très grand acteur, est très beau! Bref, revenons à l’histoire de ce film: un jeune gigolo ne vit que par et pour le cul n’ayant ni logement, ni voiture, ni métier… il vit chez des riches maîtresses du tout Hollywood qu’il use comme des Kleenex. Une vie hédoniste… sauf qu’il va tomber sous le charme d’une serveuse qui s’avère faire la même chose que lui… La fin n’est étonnament pas un happy ending… plutôt une fin amère, mais je ne vous en dis pas plus! C’est assez drôle et frais, idéal pour l’été! Sinon, je ne vois pas pourquoi, une nouvelle fois, en France le titre est Toy Boy, alors que le vrai titre est Spread… or remplacer un titre anglais par un autre titre anglais, je trouve ça étrange!

 Evan Rachel Wood, Larry David, Woody Allen dans Whatever Works (Photo)

Whatever WorksFinissons avec l’excellent Woody Allen, Whatever Works. À la vue de la bande annonce, je n’avais pas très envie d’aller le voir… Mais le film s’avère être excellent! Soit un vieux qui a plus ou moins raté sa vie (a failli avoir un prix Nobel, a loupé son suicide, son mariage…), il vit seul passant ses journées aux terrasses, jusqu’au jour où une jeune fugueuse vient lui demander l’hébergement. Échanges savoureux entre ce « génie » et cette jeune fille du sud pas très cultivée et assez naïve. Les deux tombent peu à peu sous le charme l’un de l’autre, se marient… et voilà que la maman de le jeune fille débarque… Ce film enchaine les rebondissements comiques, les situations loufoques avec une classe incroyable! Et cette comédie, bien plus réussie que Vicky Christina Barcelona (qui ne valait que par la présence de Penelope Cruz), se révèle être une ôde à l’amour sur le mode whatever works! Je ne peux pas m’empêcher de citer le film:

« God is gay » « No he isn’t, he created beautiful trees, beautiful flowers, beautiful landscapes… » « That’s right he is a decorator! »

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