Le surf à Munich.

Dans la série, Believe It or Not, voici le surf à Munich. Aussi absurde que cela puisse paraître, les munichois s’adonnent au surf sur l’Eisbar (comme son nom l’indique, elle est gelée, l’eau ne dépasse jamais 15 C) qui traverse l’Englischer Garten (où l’on trouve un des plus fameux Bier Garten). Il s’agit du plus gros spot urbain au monde! Selon Wikipedia (et si c’est sur Wikipedia, c’est vrai!), une centaine de surfeur viennent affronter la vague tous les jours! Il y a même un panneau qui explique qu’il faut y aller un à la fois. Fou!

Munich et sa bière, première étape.

Fear not, c’est juste la rentrée et mon blog va reprendre son rythme. Ah les vacances…. C’était bien! Je vais tout, ou presque tout, vous raconter. Photos, récits, anecdotes… tout va y passer! Comme je l’avais annoncé, nous sommes partis en voyage Interrail. Nous avons emprunté quasiment tous les modes de transport disponibles: train, avion, bateau, vélo.

Mais commençons par le commencement: Munich. On a pris in TGV qui allait super vite en France et assez lentement en Allemagne. Comme je le disais avec mon frère en rigolant, en France c’est un TGV et à la frontière, il se transforme en TER.

Je connais bien Munich pour y être allé lors de mes voyages linguistiques dans le sud de l’Allemagne. Mais je n’étais jamais resté à Munich le soir et je n’avais jamais été dans une brasserie (Brauhaus) où les habitués s’habillent en Lederhose et chantent « ein Prosit » tout en trinquant leur litre de bière, le tout accompagné d’un orchestre aussi bien habillé avec plume et payé à la boisson, c’est ce que j’ai cru comprendre! Je devais être trop jeune! On est allé dans la fameuse Hofbräuhaus am Platzl, une institution pouvant accueillir pas moins de 5000 personnes dans les caves voutées. Et c’est plutôt pas mal comme ambiance, d’autant que la bière y est servie fraiche pour 7 euros. Le plus beau dans tout ça, c’est qu’après avoir bu 3 litres de bière, si si, 3 litres, et être relativement saoul immédiatement après, le lendemain, pas de gueule de bois! Magique! Ce doit être ça aussi la Deutsche Qualität. Faut dire que la fabrication de la bière répond à de nombreux standards, le Münchener Reinheitsgebot qui date du 15ème siècle. C’est le décret sur la pureté de la bière. Ceci expliquerait donc cela! 

Nous sommes aussi allés dans un des plus fameux Biergarten de la ville, le Biergarten am Chinesischen Turm. Sorte de fastfood de la bière. C’est magnifique sous un soleil couchant.

Vacances avec Interrail.

Je mets mon blog en mode vacances jusqu’à la fin du mois d’aout. Mais avant de partir, voici le programme. Comme l’année dernière, nous partons à l’aventure en Europe avec un billet Interrail. Contrairement aux idées reçues, ce billet n’est pas réservé aux moins de 25 ans, c’est juste moins cher pour eux, les veinards! L’offre est particulièrement alléchante parce que la SNCF propose des prix cassés sur son site anglais. N’essayez pas, ça ne marche pas en France! Ainsi, le site propose le billet Interrail pour 50 livres de moins que le site officiel. Le programme des villes visitées est le suivant: 

– 3 jours à Munich

– 2 jours à Venise

– 3-4 jours à Naples et Sorrento

– 3-4 jours à Vérone

– 2 jours à Bologne

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Comme vous pouvez le constater, nous restons plus ou moins en Italie. Il faut dire que l’année dernière, nous avions visité pas mal de villes d’Europe de l’Est et nous ne voulions pas spécialement retourner sur nos pas, alors, nous avons décidé de nous orienter sur la botte. 

Ciné review: Grand Budapest Hotel.

20140318-073225.jpgGrand Budapest Hotel, dernier film de Wes Anderson, raconte les aventures d’un concierge, Monsieur Gustave et de son fidèle Lobby Boy. Conçu comme un poupée russe, ce film prend place en Allemagne de l’Est, dans une période qui pourrait être située avant la Seconde Guerre Mondiale. Mais le tout reste imaginaire. Et c’est bien la magie de Wes Anderson. Ajoutez à cela des dialogues superbement écrits interprétés par de fantastiques acteurs: Jude Law, Bill Murray, Ralph Fienes, Willem Dafoe, Mathieu Amalric… et vous avez un chef d’oeuvre. Un film que j’irai bien revoir!!

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Cologne et son marché de Noël.

Cologne est réputée pour son Eau et sa cathédrale, le fameux Dom, avec ses 7.000 mètres carrés de façade, jamais égalé dans le monde. Et en période hivernale, la ville abrite quelques 6 marchés de Noël. Des petits marchés dont le principal est situé juste à côté de la cathédrale. Des stands de vin chaud succèdent aux stands de saucisses et de raclette, on dénombre aussi beaucoup de vendeurs de babioles. Reste que si la recette a été adaptée partout en Europe, l’authentique de trouve sur l’autre côté du Rhin. Pour ce qui est des prix, bien, à mon grand étonnement, le vin chaud était raisonnable comparé aux prix pratiqués au Royaume Uni. En plus, il était délicieux!

Interrail en Europe: Dresden.

-Suite-

Après quelques jours dans la capitale allemande, nous nous sommes rendus à Dresde pour quelques heures avant de rejoindre Prague. Pour visiter Dresde, nous nous sommes fiés à un guide Lonely Planet et à nos cours d’histoire. Si Dresde est connu, c’est parce qu’elle a été détruite à 90 % pendant la Seconde Guerre Mondiale, lorsque les britanniques et les américains ont bombardé la ville avec 2431 tonnes de bombes explosives et 1476 tonnes de bombes incendiaires, et tout ceci en 3 jours seulement. La ville était alors le centre artistique régional et plus d’un million de personnes y vivaient, parmi lesquelles beaucoup de réfugié. Le bombardement de la ville par les Alliés est un épisode controversé de la bataille contre les nazis. Pour beaucoup, il s’agit d’un règlement de compte où les Alliés ont massacré une ville entière. Lorsque la guerre fut terminée, les soviétiques ont pris en charge la partie Est de l’Allemagne et ont aidé les habitants à reconstruire quasiment à l’identique le centre ville. Tout a été reconstruit, sauf l’énorme Frauenkirche (il n’y avait pas de liberté de culte en URSS). Ce n’est qu’après la réunification que cette église fut reconstruite, elle aussi à l’identique à quelques mètres de sa place originale. La construction s’est déroulé jusqu’en 2005, un an avant de célébrer son 800ème anniversaire. Un travail impressionnant. L’UNESCO a classé la vallée de l’Elbe au patrimoine mondiale, et Dresde en fait partie. En se rendant à Dresde, on retrouve aussi quelques traces de l’occupation soviétique (notamment une énorme fresque militaire). La visite de Dresde au départ de la gare est quelques peu déconcertante au début, puisque comme nombre de villes allemandes, une énorme zone commerciale sans âme a été aménagée. Mais c’est en persistant que l’on découvre les richesses de cette ville, parmi lesquelles le Palais Zwinger, lieu de festivités des rois de Saxe, la procession des Princes mis en scène par une fresque en mosaïque de 102 mètres retraçant l’histoire des princes de Saxe du 12ème siècle au 20ème. Bref, c’est une ville à voir si vous passez dans la région, ça valait le coup de s’y arrêter quelques heures.

Prochaine étape, Prague.

– à suivre –

Interrail en Europe: Berlin.

-Suite-

Berlin est une ville particulière. Située dans le nord est de l’Allemagne, elle est devenue capitale de la Prusse parce que les grands électeurs les plus puissants étaient ceux de Berlin. C’est ainsi depuis le 17ème siècle. Or l’histoire a joué un sérieux rôle sur cette ville puisque juste après la défaite de 1945, la ville a été divisée et occupée par l’URSS d’un côté et la France, le Royaume Uni et les Etats-Unis de l’autre. Berlin en a les marques. Ce qui frappe quand on visite Berlin, c’est l’extrême modernité de la ville, si bien qu’architecturellement parlant, les bâtiments varient et la ville peut paraître moche. Si j’en sais un peu plus sur la ville de Berlin, c’est parce que nous avons choisi de la visiter avec un guide gratuit (que l’on paye à la fin de la visite avec un pourboire, la compagnie s’appelle Sandemans New Europe). Notre guide, Lewis, un hollandais expatrié dans la ville et étudiant en histoire, nous a mené de la porte de Brandenbourg, où il nous a présenté l’histoire de la ville, puis vers le monument de l’Holocaust (un monument immense et assez surprenant), nous avons ensuite marché à travers un parking en dessous duquel se trouve le bunker d’Hitler. Quelques rues plus loin, un saut dans le temps nous mène le long du mur qui a séparé l’Est de l’Ouest de la ville pendant 28 ans, séparant familles et amis. Le mur fut construit en une nuit, lorsque les autorités soviétiques se rendaient compte que beaucoup d’habitants partait dans l’ouest. Ensuite, plus loin, il nous a montré la monétisation de l’histoire, où la ville a autorisé une compagnie privée à exploiter la mémoire d’un check point. Une histoire très occidentale, puisque pour les allemands de l’est, cette commémoration est assez douloureuse. Puis, nous avons quitté l’histoire moderne pour remonter le temps en nous retrouvant sur une place encerclée de deux églises, une française et une allemande. La première fut construite alors qu’une importante communauté de huguenots avait rejoint la ville, les allemands, jaloux, ont demandé la construction d’une église pour eux. Les deux églises sont quasiment similaires, entre les deux se trouve une salle de concert classique. Puis, quelques enjambées plus loin, nous avons découvert le lieu de l’autodafé nazi, devant l’université Humboldt, où l’on trouve un trou vitré dans le sol dans lequel on peut voir des étagères de bibliothèques vides. Et finalement, nous nous sommes arrêté devant la cathédrale de Berlin, depuis laquelle on peut voir la tour télé construite en 1969 dans le plus pur style de l’architecture stalinienne. Après cette visite guidée fort intéressante, nous en savions plus sur cette ville qui peut paraître un peu abrupte, mais son coeur bat bel et bien. 

Prochaine étape, Dresde.

-à suivre-

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