Ciné review: Creed.

Quand j’ai vu la bande annonce, je me suis dit « Encore un remake de Rocky ». Puis j’ai vu les critiques, dont celle de Charlie Hebdo et je me suis laissé tenté.

creed-largeCreed est en même temps un spin off et une suite de la saga. Le fils de Apolo Creed, Adonis, élevé dans un cocon d’or, sent que sa vie est autre chose, sa vie, c’est la boxe. Il quitte tout, et commence par la rue, à Philadelphie, là ou tout à commencé. Rocky (Stallone, qui mérite un Oscar) est maintenant un vieil homme épuisé par les rhumatismes mais Creed lui demande de l’entrainer… Le film est vraiment réussi, il évite l’écueil d’une énième suite nostalgique. Le thème de la filiation est très important, et c’est avec douceur que Ryan Coogler mène ce film. Tous les élèments de Rocky y figurent mais il faut attendre avant de les voir (montée des marches du musée de Philly, la musique…) Les combats sont filmés de façon magnifique. C’est vraiment un beau film, peut-être le meilleur depuis Rocky 1. 

C’est amusant, parce que Creed est le premier Rocky que Stallone n’a pas écrit et c’est une réussite, tout comme Star Wars Le Réveil de la force, qui est le premier que George Lucas n’a pas écrit. Drôle lien!

La fac française, c’est quand même un truc de fou…

L’enseignement supérieur n’est pas le point fort de la France. C’est le point fort en terme de motivation des enseignants chercheurs, mais surement pas en terme d’efficacité. En France, environ 60% d’une classe d’age va à la fac, et seulement 30% en ressort diplômé. C’est triste, mais c’est comme ça! Ensuite, je dois vous dire que beaucoup de profs louchent avec envie sur les moyens des facs anglo-saxonnes bien plus libérales, et c’est un fait, bien plus efficace. On arrive aux États-Unis avec seulement 30% d’une classe d’age qui va à la fac et quasiment la totalité qui ressort diplômé. Pourquoi?! Bien parce que les facs américaines opèrent une sérieuse sélection. De plus, les prix d’inscription en fac sont bien plus élevés, quand je paie 500 euros d’inscription avec les frais de sécu inclus, aux États-Unis, ils paient 50000 dollars (sans avoir de sécu), du coup les moyens des facs sont énormes. Et c’est sans commune mesure avec la France où à Nanterre, pole d’excellence, il y a 2 mètre carré par prof. Où ils doivent se battre pour faire vivre les UFR avec un budget minime. Alors bien sûr, il y a des bourses énormes aux États-Unis pour ceux qui ne peuvent pas se payer les droits d’inscription. Mais les universités vivent aussi grâce aux dons, pratique quasiment absente en France où le budget des facs alloué par l’État. Vous allez me dire que je suis en train de faire un revirement libéral incroyable. Mais je pense que c’est quand même effarant de faire miroiter à toute une classe d’âge un diplôme, alors que seulement 30% sera diplôme. Il y a une perte vraiment incroyable d’énergie…

Mais bon, il est vrai que la fac française n’a pas du tout le même état d’esprit. L’égalité des chances prime sur le besoin de rendement. Un rendement qui rend les étudiants consommateurs… ce sont les aléas du système! Pareil, en France, le budget par étudiant est minime, par exemple dans notre master, on est 50, et on est mis dans une salle avec 40 places… Enseigner quantitativement contre enseigner qualitativement!

RIP Michael Jackson.

michael-jacksonCe matin, ça m’a fait tout drôle de découvrir sur Twitter un message d’Aline « Bye By Bambi« , les yeux à peine ouverts. J’ai tout de suite compris que le King of the Pop était mort. Je ne veux pas lancer de polémique inutile, mais disons que je m’y attendais. À 50 ans, Michael Jackson, la première star planétaire, était devenue plus pathétique d’autre chose. Le succès était derrière lui et plus grand monde n’espérait plus un come back retentissant, comme il était supposé en faire au début des années 2000. Reste que je me souviendrai d’un artiste incomparable qui aura transcendé la musique et la planète entière, mais aussi quel2009_06_26_michael_jackson_mortqu’un de malade, d’une tristesse inouïe, quelqu’un qui aura été manipulé toute sa vie durant. Que des soucis: familiaux (son père tyran), financiers et médiatiques (le procès où il était accusé de pédophile). Bref, il s’est retrouvé ruiné en peu de temps, d’autant que sa maison à Neverland devait coûter bonbon en entretien. Il lègue ainsi quelques 500 millions de dollars de dettes. Son succès a attiré bien des convoitises. Bon, je ne tiens pas à l’idolâtrer non plus, il avait bien plagié Manu Dibango sur  Wanna Startin’ Something qui avait bien contribuer à rendre Michael Jackson plus de célèbre et faire de Thriller l’album le plus vendu au monde. Rappelons aussi que Michael Jackson avait acquis à prix d’or les droits sur le catalogue des Beatles au grand damne des survivants surtout quand ils voient certaines utilisations de leurs chansons… Sinon, beaucoup de polémiques, en fallait-il?, suite à la mort de la popstar, à lire sur Rue89.

Voilà pourquoi je préfère me souvenir de Michael Jackson comme un artiste de grand talent.

http://twitter.com/Aline____Wanna Star

A Cross The Universe de Justice.

Justice A Cross The UniverseJ’attendais avec assez d’impatience de découvrir ce dvd documentaire décris partout comme excellent de la tournée US du groupe électro Justice. Ce documentaire, réalisé par Romain Gavras et So-Me, donne donc une idée du quotidien du groupe pendant le road trip américain. Filmé 24/7, il semble que ce soit un compte rendu assez fidèle de ce qu’à vécu le groupe, entre drogues, filles, religion, armes, injustices… tout y passe à une allure assez dingue. Tout d’abord, il y a celui qu’on déteste depuis le départ. Il s’agit du tour manager du groupe. Un mec obsédé par les armes qu’on voit dans les premières images déballer un flingue d’un emballage Fed-Ex… Ensuite, il traine les deux membres du groupe dans un stand de tir après avoir fait déballer toutes les armes dans un magasin d’armes… Pour finir par se faire arrêter par la police du Colorado alors qu’il jouait avec son arme dans un resto à Denver! En gros, voilà un type qui se croyait tout permis aux États-Unis avec les armes et qui finalement a dû tomber de haut en se rendant compte que certains états étaient plus restrictifs que le Texas! Bref, un bel abruti qui ne pensait qu’à son flingue et qui devenait assez violent quand on se moquait de lui: « On t’as déjà demandé d’enlever tes bijoux? » à une fille qui lui demandait gentiment d’arrêter de jouer avec son arme. Mais il y a aussi des personnages qui se révèlent attachants. Dont les deux membres du groupe, qui semblent s’être fait dépassé par la situation. Laissant les situations partir en vrille, au fur et à mesure, on se rend compte qu’ils ne maîtrise plus rien et que finalement, ça finit assez mal quand un mec bourré les attaque et qu’un des membres du duo réplique en lui cassant une bouteille d’alcool sur la tête… Le groupe sera arrêté par la police après le concert qui a suivi.
Ce film pourrait aussi s’appeler « Grandeurs et Décadences », décadences pour les faits sus-cités, et grandeurs pour tous les moments où l’on voit le groupe adulé par un public très fan, un groupe très sympa avec ses fans, qui n’hésite pas à descendre dans la fausse, à signer des autographes… de vraies rockstars.

#1179. Ted Stanger et la France.

https://i2.wp.com/ecx.images-amazon.com/images/I/514Y00MZKPL._SS500_.jpg?resize=229%2C229Ted Stanger a été reporter pour Newsweek aux quatre coins du monde… et a finalement atterri en France, pays de ses rêves, lui petit gars de Columbus dans l’Ohio, comme il aime le rappeler, afin de se différencier de l’élitisme qu’il dénonce… or première contradiction: il prétend décrire la France à l’usage des français, or il ne décrit seulement la vie parisienne… Ainsi, ce livre à l’usage des français n’est pas d’un grand atout! Toute fois, on peut apprécier le ton de ses livres, mini-pamphlets, sur la société française qu’il aime critiquer. Pour lui, tout ce passe tellement plus simplement aux États-unis, qu’on se demande pourquoi il reste si attacher à la France. En effet, il relève le taux d’imposition très élevé en France, la bureaucratie (il n’a pas entièrement tord…), s’éffraie de l’inefficacité de la Sécurité Sociale… et propose une alternative ultra-libérale, allant jusqu’à citer la vieille Maggie Thatcher qui n’en demandait pas tant. Il est vrai que la France a besoin d’une réforme profonde, notament quand il s’agit de toute la paperasse nécessaire pour vivre en France… mais peut-être pas forcément en voulant à tout pris imiter les États-Unis. Un système critiqué même aux États-Unis, où un certain Barack Obama est justement en train de copier un peu sur le système français, limitant les salaires pour les entreprises aidées par l’état, créant, surement, un ministère de la culture (qui serait dirigé par Quincy Jones, aux dernières nouvelles)… Il faut en effet savoir que notre ami Ted base l’inexportabilité de la culture française sur le ministère en question. Enfin, il est amusant de voir que tout ce que préconnise Ted Stanger est critiqué actuellement en France où un certain Sarkozy, king of France, a voulu imposer des réformes pour « faire comme tonton Bush »…

Après, Stanger n’a pas forcément tord sur tout, comme l’indépendance des journalistes, l’immobilisme de la société, l’agriculture soutenue par la PAC, le vin français inexportable car incompréhensible à l’étranger alors qu’un simple « French Wine » suffirait sur la bouteille, les hommes politiques à vie…

#1172. Le conducteur de bus fou.

Juste une nouvelle anecdote qui traînait par là!!
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#1161. Edition Spéciale. Obama est maintenant le maître du monde!

obama-20-janvier.gifVoilà deux mois qu’on attendait ce jour, et il est arrivé. Obama est devenu le 44ème président des Etats-Unis peu après 18h – heure française. J’ai regardé le discours en direct sur internet, c’était beau, émouvant et historique. Obama s’est adressé aux Américains, mais aussi au reste du monde. Il a même demandé l’aide de Dieu!! Il faut dire que l’héritage de Bush Jr est assez catastrophique. N’ayant rien fait contre la crise financière, ayant effoncé le pays dans une guerre coûteuse, le pays est exsangue. La tâche d’Obama est collossale, c’est un euphémisme. Il va falloir être patient, mais tant qu’il y a de l’espoir… En effet, l’espoir soulevé pendant la campagne n’est pas encore retombé et va, espérons-le, permettre à Obama de mettre en oeuvre les politiques adéquates. Au menu, il lui faudra fermer la prison de Guantanamo, il faudra finir deux guerres, il faudra mettre en place un régime de sécurité sociale…. et ainsi de suite.

Mais aujourd’hui, je me laisse aller et je déclare: « I’m so proud of the United States. »

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