The Producers Tour @ Manchester

Ce week-end, nous sommes allés voir The Producers en tournée. Cette comédie musicale est une adaptation d’un film de Mel Brooks (du même titre). Un producteur ruiné, Max, vit dans le désespoir. Jusqu’au jour où un comptable, Leo, vient vérifier ses comptes. Après un accueil on-ne-peut-plus froid, Leo insinue qu’il y aurait de l’argent à se faire en montant une pièce prétendument onéreuse qui ferait un four à Broadway. Après quelques recherches, ils tombent sur le scénario de ‘Printemps pour Hitler’, ils cherchent alors le metteur en scène le plus nul de New York et finalement les pires acteurs. Sauf que rien ne se passe comme prévu et la comédie musicale qui devait faire fuir le public devient alors un énorme succès… Parmi les acteurs, on comptait quelques célébrités britanniques (Jason Manford, Louie Spencer…), mais la qualité était au rendez-vous. L’histoire, il faut le redire, est hilarante. Imaginez un peu un Hitler complètement gay dans un décors kitsch à souhait. D’autant plus que les acteurs ont tous des accents yiddish typiques, ce qui rend l’histoire vraiment délirante. J’ai beaucoup aimé, tout va à crescendo, on s’amuse beaucoup. Et on quitte la salle le sourire aux lèvres. 

Ci-dessous, un extrait du remake de 2005.

Happy Hour @ The Attic.

La semaine dernière, nous sommes allés entre collègues dans un bar situé au 42ème étage d’une tour de Canary Wharf, le deuxième quartier des affaires londonien après la City. Pour accéder à The Attic (qui signifie grenier en anglais), il faut passer par un bar, puis prendre l’ascenseur. De là-haut, on a une vue assez imprenable sur Londres, comme vous pouvez le voir sur la photo qui accompagne cet article. Pour l’Happy Hour, la carte propose un peu moins de dix cocktails pour £7. Il y a des classiques (French Martini…) et des originaux (Mr Yoda…). C’est franchement agréable pour décompresser après une journée de travail. Surtout qu’il n’y avait personne quand le bar a ouvert à 5h, donc l’atmosphère était très calme. Le seul point négatif, c’est qu’au moment de payer, les barmen ajoutent 12.5% de pourboire automatiquement…

Blood Brothers.

Samedi soir, je suis allé voir Blood Brothers, une comédie musicale. L’histoire se déroule à Liverpool, dans les années 60. Une mère de famille, catholique, et donc avec beaucoup d’enfants… et elle en attend des jumeaux. Elle travaille au service d’une famille bourgeoise, qui n’a pas d’enfant, mais dont la femme rêve d’en avoir. Alors, l’idée germe dans la tête de cette dernière qu’elle pourrait adopter l’un des deux jumeaux. À partir de là, les non-dits, puis la différence de classe mène à une fin tragique. L’histoire est très triste parce qu’on sait dès le départ que les jumeaux vont mourir, mais comment. Sous cette chape qui plombe la fin, le scénario excelle à jouer avec les émotions. Les mêmes acteurs jouent les enfants à 8 ans, à 14 ans, puis jeunes adultes. Les chansons capturent parfaitement les jeux d’enfants. On sent qu’il prennent aussi un certain plaisir à jouer des enfants! Mais le destin les rattrape et c’est tragique. Cette comédie musicale sociale dépeint une époque entre les années 60 et les années 80, dans une Angleterre clivée entre ses classes. C’est une critique de ce clivage. Vraiment passionante. J’ai beaucoup apprécié.

The Woman in Black.

La Dame en Noir.

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Au Fortune Theatre depuis à peu près 25 ans, cette pièce de théâtre reprend l’histoire du livre qui a aussi été adapté au cinéma (avec Daniel Radcliffe). Donc, sur scène, deux hommes, et un décor minimaliste. Les deux hommes forment une sorte de mise en abîme du théâtre. Un des deux hommes vient raconter son histoire, ou plutôt la lire, il a fait appel à un metteur en scène pour rendre son histoire attractive. Et c’est ainsi que le conte de la Dame en Noir nous est comptée. Le début est un peu déconcertant, parce que c’est justement cette argumentation sur la mise en scène qui prime, et peu à peu, l’abîme tombe et les acteurs se mettent à jouer… C’est absolument excellent. Les hurlements font sursauter la salle. La dame en noir apparaît puis disparait tout aussi silencieusement. Les décors minimalistes permettent de laisser place à l’imagination. Un chien apparaît dans l’imagination, ainsi que la maison au milieu d’une île. C’est vraiment excellent. J’ai adoré!

Harvey Leonard’s, le bar à bière et vin.

Glossop est un village assez branché, depuis que la BBC a déménagé beaucoup de ses activités dans la région de Manchester. Les prix étant resté abordables mais la qualité des lieux où sortir s’est améliorée. Ainsi, à Glossop, il y a un lieu assez étrange. Ca s’appelle Harvey Leonard’s. C’est un magasin qui vend des bouteilles de bières de tous les pays possibles, surtout Allemagne, Belgique, Grande Bretagne et USA, mais aussi du vin français et ailleurs. Pour le vin, c’est assez amusant, je me mords un peu les doigts de ne pas l’avoir pris en photo, mais c’est un distributeur de vin, et ça ressemble un peu à ça. Un tube vient pomper le vin au fond de la bouteille pour servir des verres. C’est étonnant et assez inédit, pour moi, français, qui ait le culte du vin. Pour ce qui est de la bière, c’est pas mal non plus. On peut consommer sur place ou emporter. Pour ce qui est des bières allemandes, j’en ai gouté quelques unes dont la Paulaner Helle. Bref, c’est complètement out of the way pour les visiteurs français, mais ça vaut le détour, si vous voulez visiter la région.

Wicked.

Samedi, je suis allé voir Wicked à l’Apollo Victoria Theater, à Londres. J’avais envie de le voir depuis quelques années. Il faut dire que cette comédie musicale attire l’oeil. Pour vous en convaincre, voyez plutôt cette infographie:

Wicked The Musical: By the Numbers
L’histoire est un prequel du film ‘Le Magicien d’Oz’, assez peu connu en France, mais véritable conte culte aux États-Unis et au Royaume Uni.  Au départ, donc, une femme née verte, maudite et rejetée de tous mais doté de talent de magicienne se retrouve à devoir partager la chambre d’une fée blonde et un brin superficielle. Les deux vont se lier d’une amitié particulière… Jusqu’au jour où rien ne va plus au Royaume d’Oz. Voilà pour l’histoire qui se déroule pendant plus de deux heures et demi dans une salle complète. Les chansons sont superbes, certaines super connues: Defying Gravity et Popular. Les costumes sont magnifiques et les jeux de lumières impressionnants. Une scène qui m’a particulièrement marqué c’est quand la sorcière s’envole avec un effet lumineux qui casse vraiment la baraque. Bref, il y a une raison pourquoi cette comédie musicale dure depuis si longtemps et fait tant d’argent. J’ai beaucoup aimé et je conseille vraiment ce spectacle. Un niveau d’anglais avancé est nécessaire pour comprendre la subtilité des dialogues et chansons!

Le Cirque Plume: Tempus fugit?

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Juste avant Noël, je suis allé en famille voir le dernier spectacle du Cirque Plume à la Villette à Paris. J’ai immédiatement succombé à la magie et à la poésie du spectacle qui regroupe presque tous les arts du cirque. Entre clowns, acrobates et musiciens, tout y est pour un spectacle complet. La mise en scène est amusante et, comme je le disais plus haut, pleine de poésie. Jeux de voilages, de vents, de mots. En regardant une rediffusion du Cirque du Soleil sur Arte, c’est similaire. Un spectacle exigeant avec beaucoup moins de moyens que leurs cousins québécois à la tête d’une énorme machine. Là, on retrouve sous le chapiteau des artistes de partout en France (Franche Comté, Savoie…), mais aussi américain et québécois. Bref, un spectacle de virtuoses à voir.

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