Ciné Review: Wonderwoman.

Wonderwoman, dernier film de la franchise DC, met en scène l’arrivée dans l’arêne des super-héros de cette amazonienne qui grandit sur cette île entourée de femmes combattante, jusqu’au jour où un avion vient se cracher dans la mer non-loin de cette île. Ni une, ni deux, la jeune Wonderwoman se lance à l’eau et sauve cet espion mystérieux, il est américain et travaille pour les anglais. Si l’île est intemporelle, le monde vit la première guerre mondiale. Et c’est alors que la jeune femme rejoint Londres avec une idée en tête, aller au front pour vaincre Adés, le dieu de la guerre… Sauf que l’ennemi n’est pas là où on l’attend! Bref. Le film relève un peu la franchise avec humour et fraicheur. Bon, c’est pas Deadpool non plus, mais pour un DC, c’est pas mal! Gal Gadot est excellente en combattante naïve, entourée du non moins excellent Chris Pine. A voir, mais sans plus!

Ciné Review: Colossal.

Colossal est un film avec Anne Hathaway, une jeune femme au chômage, alcoolique et habituée des gueules de bois. Tim, son copain, n’en peut plus, la vire de son appart cosy de New-York. La voilà donc repartie dans sa ville natale, où elle retrouve Oscar (Jason Sudeikis), un ami d’enfance. C’est alors qu’elle découvre qu’elle est liée à un monstre qui ravage Seoul. Ses tics se retrouvent sur cette énorme bête qui interroge et terrorise la capitale de la Corée du Sud. Ce film est un ovni, s’il commence comme une comédie, il devient vite un drame sur fond de science fiction. Entre elle et Oscar, ça tourne rapidement au vinaigre et leur histoire est plus complexe qu’il n’y parait. C’est un film singulier, et c’est très bien fait. A voir.

Ciné Review: Guardians of the Galaxy Vol. 2.

Les gardiens de la galaxie reviennent et ils sont en pleine forme. Star Lord part à la recherche de son paternel, dont il sait qu’il n’est pas humain. Son père, un dieu égocentrique, habite sur une planète qu’il a lui-même créé, le tout sur fond de lutte des clans avec les méchants et des encore plus méchants. Le film, moins bon que le Vol. 1, reste un bon divertissement plein d’humour et de rebondissements. Les acteurs s’en donnent à coeur joie. Je viens d’ailleurs de découvrir l’excellent Parks And Recreation, série dans laquelle officiait Chris Pratt, et on retrouve son humour dans le film. Pour ce qui est de l’univers, il est très bien léché. Et puis, ce serait une bêtise de ne pas parler de la musique, faite de tubes des années 80. Un vrai plaisir! Un film à voir!

Ciné Review: La belle et la bête.

La belle et la bête, relecture en live action du dessin animé, un de mes préférés. C’est donc avec un brin d’anticipation que j’attendais ce film. Belle, courtisée par Gaston, se retrouve prisonnière d’une bête dans un chateau. Elle rêve d’indépendance, mais se retrouve amoureuse d’un prince charmant. Le film reprend bien le dessin animé mais pas mal de détails ont été ajoutés, de la profondeur pour les personnages… Ainsi qui est la mère de Belle, comment ce fait-il que Lefou soit si dévoué à Gaston. C’est joliment fait et les paysages, qui rappellent plus le Tyrol que la campagne française, sont magnifiques. L’image incroyablement léchée pour un scénario plutôt intéressant, même si l’on peut noter quelques incohérences, notamment concernant Belle. Les acteurs sont superbes, Emma Watson est très bien, mais Luke Evans en Gaston est parfait. Très bon film, mais moins bien que le superbe Livre de la jungle ressorti l’an dernier. ♥♥♥

Ciné Reviews: Hidden Figures et Logan.

Hidden Figures raconte l’histoire méconnue de trois femmes afro-américaines qui travaillaient pour la NASA. Les bureaux étant localisés en Virginie du Sud, la ségrégation battait son plein. Sauf que dans la course aux étoiles, il fallait battre les soviétiques et quand la meilleure mathématicienne des Etats-Unis se trouve être noire, il a bien fallu s’adapter pour le meilleur. Cette femme, c’est Katherine G. Johnson et elle a calculé mieux que quiconque les trajectoires des mises en orbites et de re-descente. Elle travaillait avec Dorothy Vaughan qui fut la première femme noire en charge d’un service à la NASA, et Mary Jackson qui fut la première femme noire ingénieur. Ce film biographique est brillamment interprété par Taraji P. Henson, Octavia Spencer et Janelle Monaé. A noté la présence de Kevin Costner dans le rôle de patron de la NASA et de Jim Parsons en sous-chef raciste. Très bon film. ♥♥♥

Logan est le dernier opus sur le héros Marvel. Le mutant est fatigué, alcoolique et surtout blasé. Un rêve, ce bateau, pour le payer, il conduit une limousine. Sauf que ça déraille quand il se trouve à conduire une jeune fille, apparemment mutique mais dotée de pouvoirs surprenants. Hugh Jackman campe Wolverine, le film est très violent, du sang, des bastons… Les griffes transpercent les corps, les crânes. C’est assez hallucinant. Pour ce qui est du film en lui-même, c’est une réussite, rien à voir avec les autres Wolverine. Celui-ci a le calibre d’un film d’auteur, presque. C’est noir, c’est pessimiste, mais les paysages sont magnifiques et les rebondissements nombreux. J’ai vraiment aimé. ♥♥

Ciné Reviews: Moonlight et The Founder.

Moonlight, c’est la chronique d’un garçon afro-américain qui grandit tant bien que mal en Floride dans une sorte de ghetto ensoleillé. Elevé par une mère droguée, il tente de fuir, il va trouver refuge chez un couple qui continuera à l’aider. Le film est coupé en 3 parties, comme le montre l’affiche si l’on fait attention. La première, l’enfant mutique harcelé par ses camarades, la deuxième, l’ado mystérieux qui rencontre ses premiers émois, et la troisième, le jeune homme gangsta avec dents en or. On découvre la vie de ce jeune homme balloté qui se pose des questions, il est gay, mais c’est moins de cela qu’il s’agit, je pense que ce film est une fable amoureuse et universelle de ce qu’est de grandir. Les acteurs sont excellents, l’image est magnifique. Un chef d’oeuvre. Vraiment à voir et pourquoi pas, à revoir! ♥♥♥

The Founder, l’histoire de l’homme qui a rendu le monde obèse… Enfin presque, un beau salaud comme on les aime. Un opportuniste au nez creux. Alors vendeur de machine à milkshake, Ray Kroc se rend en Californie où les frères McDonald ont inventé une méthode révolutionnaire pour cuisiner rapidement. Ray veut franchiser et développer la marque, se faire du fric et pourquoi pas évincer les frères de l’affaire. Michael Keaton est excellent dans ce rôle qui, je trouve, lui va à merveille. Nick Offerman est parfait dans son rôle de frère McDonald. Le film est un biopic plus qu’un drame, c’est le biopic d’un requin. ♥♥

Ciné Reviews: I, Daniel Blake.

I, Daniel Blake, un film signé Ken Loach, nous plonge dans les abysses du système d’aide au chômage du très libéral Royaume Uni gouverné par les Tories. On suit Daniel, qui après 40 ans de menuiserie se retrouve à l’arrêt suite à une attaque cardiaque. Les docteurs lui imposent le repos, mais l’état, via ses agences chargées de vérifier si les bénéficiaires de l’aide pour arrêt maladie, lui refuse cette fameuse aide. Sans le sous, il doit postuler pour l’aide pour le retour à l’emploi, or pour la toucher, il faut faire des recherches (35 heures par semaine)…  En parallèle, on suit le quotidien de Katie, une mère célibataire boutée par les logements sociaux hors de Londres jusqu’à Newcastle. Le film, militant, souligne le ridicule mais aussi le côté kafkaïen du système où tous est fait pour décourager les demandeurs d’aide, les plongeant dans la misère jusqu’à les mener à la rue. Le film est militant, vraiment, viscéralement anti-conservateur et ça fait du bien. Filmé comme un documentaire, on découvre le désastre des politiques de coupes budgétaires qui ciblent les plus pauvres avec la ‘bedroom tax’, les critères très stricts pour obtenir la moindre aide… Un film nécessaire. Dommage qu’il ne soit pas plus diffusé au Royaume Uni.

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