Ma bédéthèque: L’été Diabolik.

L’été Diabolik est une superbe bd signée Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse. Été 1967, Antoine, un ado sans histoire, joue une partie de tennis et gagne, et puis rien ne se passe comme prévu. Hommage à Diabolik, une bande dessinée italienne, l’histoire reprend l’espionnage et le roman initiatique. L’été 1967 pour Antoine, c’est un été mystérieux et le mystère se creuse. Le style, très coloré et très pop, s’inspire d’Hockney alors que l’histoire nous met dans l’ambiance de John Le Carré. L’histoire contraste avec le style. Un album très intéressant. ♥♥♥

Ciné Reviews: Moonlight et The Founder.

Moonlight, c’est la chronique d’un garçon afro-américain qui grandit tant bien que mal en Floride dans une sorte de ghetto ensoleillé. Elevé par une mère droguée, il tente de fuir, il va trouver refuge chez un couple qui continuera à l’aider. Le film est coupé en 3 parties, comme le montre l’affiche si l’on fait attention. La première, l’enfant mutique harcelé par ses camarades, la deuxième, l’ado mystérieux qui rencontre ses premiers émois, et la troisième, le jeune homme gangsta avec dents en or. On découvre la vie de ce jeune homme balloté qui se pose des questions, il est gay, mais c’est moins de cela qu’il s’agit, je pense que ce film est une fable amoureuse et universelle de ce qu’est de grandir. Les acteurs sont excellents, l’image est magnifique. Un chef d’oeuvre. Vraiment à voir et pourquoi pas, à revoir! ♥♥♥

The Founder, l’histoire de l’homme qui a rendu le monde obèse… Enfin presque, un beau salaud comme on les aime. Un opportuniste au nez creux. Alors vendeur de machine à milkshake, Ray Kroc se rend en Californie où les frères McDonald ont inventé une méthode révolutionnaire pour cuisiner rapidement. Ray veut franchiser et développer la marque, se faire du fric et pourquoi pas évincer les frères de l’affaire. Michael Keaton est excellent dans ce rôle qui, je trouve, lui va à merveille. Nick Offerman est parfait dans son rôle de frère McDonald. Le film est un biopic plus qu’un drame, c’est le biopic d’un requin. ♥♥

Ma bédéthèque: Un bruit étrange et beau de Zep.

Je suis tombé par hasard sur cette bd signé Zep, le père de Titeuf. Cet album, c’est l’histoire de Magnus, alias William, frère chartreux qui est rentré dans les ordres quelques 25 ans auparavant. Sa tante vient de mourir et il doit se rendre à Paris pour la lecture du testament. Sur le chemin, dans le train, il rencontre un jeune femme, Mery… Ce livre parle des sens, le rapport au silence, à la vie, à la mort. Brillamment illustré, dans des tons de bleus ou de roses, Zep choisit l’épure pour les couleurs et les détails dans le dessin. Paris, mais aussi la montagne, les personnages sont très détaillés, c’est une BD qu’on savoure, qu’on dévore mais qu’on relit.

Resto: Squid Ink.

Squid Ink nous a été recommandé par un serveur de Gotham. Squid Ink installé dans le quartier de Ancoats, dans le nord de Manchester, est un restaurant atypique. Il n’y a pas de menu, enfin, si, il y a un menu unique qui change au grès des saisons et ce chaque mois. Donc. nous avons dégusté le menu de février, concocté par un chef qui n’en est pas un, il est surtout passionné de cuisine, inspiré par ses origines jamaïcaines, et aidé d’un serveur très sympathique. La carte des vins est intéressante, elle propose des vins du monde entier. Le menu était composé de quatre plats, tous présentés par le chef avec minutie. Ainsi nous savons que la cuisse de poulet était braisée dans un barbecue à 1000 degrés pendant quelques secondes. Mais revenons-en au début, où l’on a mangé un boeuf haché au curry avec des petits pois, de la patate douce et un yaourt au citron vert. Petite mise en bouche, que ne nous a pas renversé, mais la suite fut plus à la hauteur. Ainsi, un filet de cabillaud avec de la carotte, du poivron et des piments marinés au vinaigre, suivi d’une patte de poulet confit à la jamaïcaine avec un blanc de poulet poché, du riz et des pois, de la banane plantain et une compote de mangue. Le quatrième et dernier plat était le dessert, à la hauteur des deux derniers plat. Ananas roti, glace à la noix de coco, de la mangue, un pain d’épice au rhum. Prix du menu: £30. Verdict: on reviendra!

 

Ma bédéthèque: Je, François Villon.

Je, François Villon est une bande dessinée en 3 tomes basée sur le livre de Jean Teulé, qui raconte la vie du poète médiéval, né d’un père pendu et d’une mère suppliciée, le jeune homme est confié à un moine qui le formera à l’écriture. Il délaisse se études pour partir à l’aventure, goûter à la vie. De par ses rencontres, le jeune homme va tuer une prostitué, faire violer une jeune noble et commettre moult larcins. Il devient célèbre pour sa poésie, mais aussi son mode de vie qui le fait connaitre les plus pauvres ainsi que les plus riches. Je résume ici, mais l’histoire est passionnante. Les trois tomes sont ordonnés en chapitres et introduits par des poèmes de François Villon. Ecrit par Jean Teulé, et dessiné par Luigi Critone qui illustre le Paris et la France du Moyen Age avec détails. J’ai dévoré les 3 livres.

Photo du Mois: Sauvage.

Sauvage, en voilà un beau thème. Cette photo a été prise au printemps dernier, en balade dans les collines autour de Manchester.

Allons voir les autres participants:
Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, E, El Padawan, Escribouillages, Estelle, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Je suis partie voyager, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Julie, Kellya, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l’Air, La Tribu de Chacha, La World Coolture, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Natpiment, Nicky, Noz & ‘Lo, Pat, Paul Marguerite, Philae, Philisine Cave, Pichipichi Japon, Pilisi, Princessepepette, Renepaulhenry, Sous mon arbre, Tambour Major, The Beauty is in the Walking, Tuxana, Who cares?, Wolverine, Xoliv’, écri’turbulente.

Ciné Reviews: I, Daniel Blake.

I, Daniel Blake, un film signé Ken Loach, nous plonge dans les abysses du système d’aide au chômage du très libéral Royaume Uni gouverné par les Tories. On suit Daniel, qui après 40 ans de menuiserie se retrouve à l’arrêt suite à une attaque cardiaque. Les docteurs lui imposent le repos, mais l’état, via ses agences chargées de vérifier si les bénéficiaires de l’aide pour arrêt maladie, lui refuse cette fameuse aide. Sans le sous, il doit postuler pour l’aide pour le retour à l’emploi, or pour la toucher, il faut faire des recherches (35 heures par semaine)…  En parallèle, on suit le quotidien de Katie, une mère célibataire boutée par les logements sociaux hors de Londres jusqu’à Newcastle. Le film, militant, souligne le ridicule mais aussi le côté kafkaïen du système où tous est fait pour décourager les demandeurs d’aide, les plongeant dans la misère jusqu’à les mener à la rue. Le film est militant, vraiment, viscéralement anti-conservateur et ça fait du bien. Filmé comme un documentaire, on découvre le désastre des politiques de coupes budgétaires qui ciblent les plus pauvres avec la ‘bedroom tax’, les critères très stricts pour obtenir la moindre aide… Un film nécessaire. Dommage qu’il ne soit pas plus diffusé au Royaume Uni.

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