Non, il n’y a pas de problème d’alcool!!

Voilà un sujet bien écossais. Après dimanche et mon billet sur le haggis, voici un nouvel épisode de la relation entre les écossais et la boisson. Une chose est sure, c’est une relation complexe. D’un côté, on boit comme pas possible. Dès 8h du mat, et jusqu’à très tard dans la nuit. D’ailleurs, le gouvernement écossais a pris les devants, interdisant de vendre de l’alcool entre 10h du soir et 10h du matin. Ainsi, tous les supermarchés ouverts jusqu’à 11h-minuit se sont minus de stores pour bloquer l’accès à l’alcool! C’est beau! Ensuite, tout peut faire penser à l’alcool. Un petit voyage à Asda, le Carrefour local, nous a prouvé que l’alcool est important. Des copines se sont ainsi vues demander leurs pièces d’identité à l’achat d’une bouteille de grenadine… au prétexte que la grenadine ça se boit qu’avec de l’alcool. Il fallait voir la tête de la caissière quand on lui a dit qu’en France on buvait de la grenadine dans du lait ou de l’eau quand on est enfant! Et puis, il y a bien d’autres faits… comme la Buckfast, vin tonique, qui se vend comme des petits pains dans le pays. L’ironie, c’est que ce vin est fabriqué par des moines dans le sud de l’Angleterre… Loin d’eux l’idée d’intoxiquer le pays!!

Mais pourtant n’allez pas dire aux écossais qu’il y a un problème, parce qu’associer. Une sorte d’hypocrisie qui fait que si l’alcool c’est le sport national, et bien on le nie. Reste que l’alcool reste plus cher qu’en France, parce que plus taxé, mais que nombreuses promotions en font baisser les prix. Mais, je pense que le problème est plus britannique qu’écossais, même si la misère sociale qui règne dans le sud ouest de l’Écosse (Glasgow et ses environs) permet une plus importante visibilité à ce problème. Je me souviens d’un colloc anglais qui se payé une mine chaque vendredi et samedi, sous prétexte que c’était le week-end, et qu’il fallait boire jusqu’à plus soif… C’est ce qu’on appelle d’ailleurs le binge drinking!!

Once upon a time in Edinburgh!

Burns et la bouffe.

Rabbie Burns, c’est qui?! Rabbie, de son vrai nom, Robert Burns fut un poète écossais. Il a écrit moult poèmes dans la langue écossaise, suivant la prononciation typique du pays et l’immortalisant à jamais sur le papier. Pour quiconque non-initié à la langue de Burns (moi y compris), ces poèmes ne font pas sens. Ils sont aussi opaques qu’un whisky fumé. D’ailleurs, je vous en ai mis un exemple dans le collage qui illustre cet article. Alors, soit, mais, vous allez me dire, c’est quoi le rapport entre ce foutu poète et la bouffe. Bien, Burns, considéré comme l’un des pères de la patrie écossaise, celui qui a écrit en écossais, a été inspiré par l’un des mets les plus connus d’Écosse: le Haggis. Son lyrisme s’est entiché du plat pour en faire une ode. Ode au Haggis. Et traditionnellement, le 25 janvier, jour de la naissance du poète, en 1759, on mange du Haggis tout en récitant ce poème que personne ne comprend vraiment… le tout accompagné d’un peu de whisky. Oui, le soir du 25 janvier, on a pas peur des stéréotypes. On sort les jambes à l’air (couvert d’un kilt), on écoute de la cornemuse… Voilà pour la tradition.

Parce que dans la réalité, bien sachez que bien des écossais ne se sont jamais approchés d’un Haggis. Une amie m’a même confié en avoir goûté pour la première fois en Italie… Et quelle ne fut pas sa surprise quand elle a découvert que c’était agréable au palais! Et en habitant du pays, nous avons suivi les écossais, et nous avons mangé des pizzas. C’est donc amusant de voir le décalage entre le patriotisme des écossais et leur répulsion pour ce symbole… Un jour, si l’Écosse devient indépendante (on le saura en 2014), il est fort à parier que l’état rendra obligatoire de se comporter en vrai écossais le 25 janvier!! Mais c’est pas demain la veille!

Plus qu’une semaine de liberté!

La liberté, c’est un peu le sentiment qui m’envahi actuellement. La liberté avant une dizaine de semaines de retour dans une école de Glasgow. Alors, oui, je veux être prof de français, oui, ça me plait, mais oui aussi, le rythme de la fac c’est agréable, oui, on a le temps de faire tout un tas de trucs sans trop se soucier du lendemain… Et c’est ce contraste assez particulier qui rend un peu fou!

Du coup, étant très organisé (pour une fois) et n’ayant aucune envie de pourrir ma dernière semaine de fac, j’ai pris la plume et j’ai écrit et fini mon essai à rendre vendredi prochain. J’ai tout de même découvert une nouvelle façon de travailler qui me correspond. Je suis efficace le matin. Loin de l’agitation de la journée, je me pose dans le canapé, bien loin de mon ordinateur et de toutes ces horribles choses que sont Facebook et autres Gmail… et je gratte. Et les 3000 mots sont apparus sur le papier. J’avais plus qu’à tout taper et le tour était joué! Ma botte secrète, c’est mon copain gallois. Je lui fais relire (et corriger) mon texte. Et c’est prêt à être imprimé!

Alors la semaine qui vient, bien je vais enchainer le cinéma, les sorties, les pubs, les clubs… parce qu’après on arrête les bêtises et on travaille sans relâche pour devenir les meilleurs profs du monde pour les « pas tellement » meilleurs élèves du monde!! Comme au premier semestre, vous pourrez lire mes nouvelles hebdomadaires sur ce blog.

Si on parlait politique!

La campagne présidentielle est lancée et comme vous le savez surement, la politique m’interesse. Il y a quelques années encore j’avais foi en la politique. Je pensais qu’elle pouvait changer l’humain et l’humanité. Je lui avais dessiné un grand avenir… Mais un travail de sape a été orchestré par les médias, les hommes politiques et puis le reste du monde. Les médias et les politiques ont travaillé main dans la main pour une course à la simplicité, à la petite phrase qui ne reflète rien d’autre que l’air du temps. La petite phrase a alors remplacé les discours, le travail des idées remplacé par le travail de la vitesse. Une politique fast-food qui empêche aux gens de penser et ainsi de développer une analyse critique. Et le reste du monde a fait le reste. Le monde du business et de la finance se sont développés, si bien que l’homme politique aussi puissant soit-il ne peut résoudre quoique ce soit.

Alors bien sûr, il reste bien des choses à faire. Le domaine du politique reste vaste et important. Les gouvernements Sarkozy l’ont démontré. Il reste de nombreux points sur lesquels il est important de débattre pour que les injustices se réduisent et que l’égalité, la fraternité et la liberté retrouvent leurs lettres de noblesse.

Plusieurs points décisifs vont peser. L’égalité, maintenant, pour les homosexuels est un point fort dans mon vote. Un candidat qui s’inscrit dans une dynamique d’égalité dans tous les sens du terme pour reconnaître que la sexualité d’une personne ne doit plus en faire un citoyen de seconde zone. Parce que c’est un état de fait. Les LGBT sont des citoyens de seconde zone. Il y a beau y avoir quelques progrès (dernièrement aucun en vue), le plus important est à venir: une égalité de fait. Il faudra qu’il soit possible, en France, de pouvoir se marier, de pouvoir adopter des enfants, de pouvoir vivre librement. Un autre point important: l’immigration. Il faut arrêter de chasser sur le terres du FN. Il faut arrêter cette chasse insensée vers l’expulsion de tout être qui n’est pas français. J’ai honte de voir que la politique d’un gouvernement soit fondée sur le nombre de retour à la frontière. On vit dans un monde global et hélas la tendance est au repli sur soit. Il faut vraiment inverser cette situation digne d’un gouvernement d’extrême droite. Ce n’est pas pour rien si Marine Lepen a offert une carte de membre du FN à Claude Guéant. Il y a bien d’autres points à prendre en compte pour sortir de ce gouvernement de la honte.

Voilà pourquoi, je vais soutenir François Hollande. Il faut un changement. Un changement qui ne sera pas forcément drastique, mais un changement qui soit efficace pour contrer tout ce qui a été mis en place depuis 5 ans. 5 ans de honte en France.

Ça sent le sapin!

Depuis maintenant trois semaines, on voit sur les trottoirs du West End de Glasgow un étrange bal. Le bal des sapins qui après avoir enchanté les appartement se retrouvent posés comme des malpropres sur les trottoirs de la ville. D’ailleurs, à ce propos, j’avais un songe. Le nombre de sapin pourrait être un indicateur de la richesse des habitants d’un quartier. Parce que j’ai beau essayer de me souvenir, mais je ne me rappelle pas avoir vu autant de sapins sur les trottoirs dans l’East End, le quartier pauvre de Glasgow. Alors que dans l’ouest, il y en a à foison. Ainsi, j’ai trouvé un nouveau marqueur d’inégalité. Les sapins ainsi jetés sont autant de marques ostentatoires mises en valeur. Noël, c’est fini, avec toutes ces extravagances, et les sapins sont laissés à l’abandon, en attendant que les camions de la ville viennent les enlever! En attendant, un agréable parfum de sapin se développe à proximité de ces cadavres verts!

Ciné Review: J. Edgar.

J. Edgar est le dernier film de Clint Eastwood, écrit par Dustin Lance Black (à qui l’on doit Milk) avec Leonardo DiCaprio dans le rôle titre. Le film se penche sur la vie de J. Edgar Hoover, le créateur du FBI et patron du bureau pour une cinquantaine d’année. Un peu comme dans Iron Lady la semaine dernière, le film met en scène un vieil Hoover qui dicte ses mémoires, donnant son point de vue sur un monde qu’il a créé, et son bébé, le FBI. Eastwood met aussi en scène son homosexualité, qu’il nie mais qui ne le quitte pas. Voilà donc un film très politique, puisqu’il donne une explication sur la lutte contre les communistes, sur les fichiers créés par Hoover. De plus, ce film trouve une étonnante résonance ces jours-ci avec la fermeture de Megaupload par le FBI… Leonardo DiCaprio, que l’on voit tour à tour vieux, jeune, trentenaire, est très bon dans le rôle, on y croit parfaitement. Il passe d’ailleurs la plupart du film dans la peau du vieil Hoover, ce qui le rend méconnaissable. Armie Hammer qui joue le rôle de son amant/assistant personel est parfait lui aussi. Tous le reste du casting est également à la hauteur. Clint Eastwood nous plonge dans une ambiance d’ombre qui accentue encore plus cette vie cachée de tous. Un très bon film à voir absolument!

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