Dans la Brume Électrique.

Dans la brume électrique - Tommy Lee Jones

Dans la brume électriqueIn the Electrical Mist est le dernier film de Bertrand Tavernier. Un film américain dont l’histoire se situe dans la Louisianne de l’après Katrina. Une Louisianne qui a dû mal à s’en remettre, où les hommes n’ont plus grand espoir, où les inégalités se sont accrues, où l’escroquerie est devenue maitresse, profitant des fonds pour la reconstruction… Bref, dans cette ambiance assez malsaine, l’inspecteur Dave Robicheaux, joué par Tommy Lee Jone, va mener une enquête qui va le confronter à des morts du présent et ceux du passé, une enquête qui confronte les générations, les relations assez complexes entre les blancs et le noirs.
L’histoire est prenante et devient vraiment stressante sur la fin, c’est vraiment bien tourné et bien joué. Il faut souligner la prestation de Tommy Lee Jones en vieux briscard de l’enquête. Il a une présence assez impressionnante, et ceux du début jusqu’à la fin du film… Un vrai grand acteur. Bien sûr, il faut aimer le traitement que Tavernier fait de ses histoires, mêlant la réalité sociale la plus cruelle à son histoire. Bref, ce film est un très très bon thriller.

Nouvelle Star en mode dancefloor moyen à Baltard…

Décidément, l’émission semble se chercher une raison de vivre cette année. En effet, après « les chansons d’amour », ce coup-ci ce fut « dancefloor », mais bon, vu la sélection, c’était un dancefloor mollasson… J’aurai tendance à fuir si on me met ce genre de musique en soirée… Bref, seuls les trois derniers candidats ont réussi à sortir leur épingle du jeu, les autres se sont moyennement, voir totalement, pris les pieds dans le tapis…

nouvelle-star Les candidats

Mahdi a tenté une expérience de la dernière chance en reprenant une chanson de Lenny Kravitz, que Dédé qualifia de « Lucifer d’avant la chute« , mais que Sinclair trouva trop karaoké… Et le public n’a pas aimé plus que ça, vu qu’il ne continuera pas l’aventure. Une bonne nouvelle, parce que Mahdi avait une légère tendance à m’agacer…

Thomas, notre apprenti coiffeur vint sur scène interpréter Maniac de Michael Sembelo. Une interprétation pas terrible terrible. Il m’a semblé pousser sa voix un peu trop… Et le jury n’a pas spécialement été tendre non plus avec 3 rouges, seule Lio apprécia Thomas dans « sa vérité totale« . Je pense que les jurys mâles ont un peu de mal à s’exprimer sur Thomas, je les vois un peu embêtés par le fait que Thomas est la folle parfaite (à propos de quoi, il déclare « J’ai mis assez de temps pour trouver qui j’étais et maintenant que je sais qui je suis, j’assume« )… Ils tortillent un peu, je trouve, je pense qu’ils ont peur de faire un faux pas… Du coup, ils sont peu inspirés, et heureusement que Libé est là dans ces moments-là avec le Dédéfifi qui était le suivant hier soir: «Seriez-vous insensible à la nostalgie, Brigadier Dédé? – Non, mais j’aime pas penser à reculons! J’laisse ça […] aux écrevisses!». Amusant de voir Dédé un brin étonné que Fifi apporte le défi si tôt dans l’émission…

Damien a repris « Elle a les yeux revolver« … Une interprétation sympathique mais pas renversante que le jury a sanctionné avec un mi-figue, mi-raisin. Dédé n’a pas trouvé l’émotion escomptée alors que Lio trouva que ses collègues nageaient « en plein délire », demandant à Damien de « la prendre quand il voulait………. en tout bien tout honneur, bien sûr! » Ouf, nous voilà soulagés!!

Leïla, l’inventrice du pas de poule façon crabe, a eu la bonne idée de reprendre « Wannabe » des Spice Girl. Une bien belle reprise à mon goût! Et pareil que Damien, le jury était partagé. Dédé salua la performance, « 5 filles en une« , Lio pareil, alors que Fifi eu de la pitié pour la jeune fille qui s’essouffla à la tâche… mouais.

Lary, celui qui m’agace vraiment cette année avec son côté lexomil très justement trouvé par Luke, a repris une chanson de Cabrel (qui lui aussi a tendance à m’agacer)… Une belle escroquerie, d’ailleurs. Dédé a aimé le côté « aigle albinos » en Afrique et Lio de rétorquer « ils les mangent là-bas, tu sais… » Fifi de justifier son rouge en qualifiant l’interprétation de Lary de « slow de grabataires… pour mourants« , un peu sous l’effet d’un « tranquillisant pour éléphant« , j’ai adoré être d’accord avec Fifi!!

Camelia Jordana du haut de ces 16 ans a ouvert le bal des 4 bleus avec son interprétation de Womanizer de Britney Spears façon bluegrass. Fifi « c’était LA performance de la soirée« , et Dédé « Jean Gabin disait ‘des patrons de gauche yen a, des poissons volants aussi, mais c’est pas la majorité, un peu comme toi à Baltard!« 

Soan obtint aussi 4 bleus avec « Les mots bleus » de Christophe. Belle interprétation, qui fit changer Sinclair d’avis, et Fifi de voir Soan en haut de l’affiche avec une « envie de te voir très loin, tu nous fais rêver« . Dédé convoqua même la mémoire de Marianne James pour l’occasion, elle qui conspuait les chanteurs de rue interprétant des chansons de Coluche… et de remercier Soan de casser le cliché.

Finalement, c’est Dalé qui a vraiment mis le feu à Baltard. Véritable showman, il a repris magnifiquement « What I say » de Ray Charles. Une reprise « pas facile » selon Dédé et Fifi de conclure que Dalé « résume un concert de Ray Charles en 2 minutes« … Magnifique disais-je!

La semaine prochaine, il faut virer Lary.

Arielle Dombasle est une extraterrestre.

arielle_dombasle

Je suis un très grand fan d’Arielle Dombasle, aka Madame BHL, une vraie diva comme on n’en fait quasiment plus. Cette admiration ne sort pas de nulle part, en effet, j’ai eu la chance de la voir dans plusieurs comédies musicales mises en scène par Jérôme Savary lorsqu’il officiait à l’Opéra Comique. Elle a, en effet, tout d’une diva. Diva par la posture, elle sait se tenir, elle aime raconter les choses tout en restant classe, elle est amoureuse, elle est talentueuse, elle sait s’associer avec les gens qu’il faut (ici Katerine et Gonzales), elle parle anglais avec aisance (ainsi que l’espagnol, elle a grandi au Mexique)… Elle n’a, pour moi, aucun défaut. Quand elle passe à la télé, j’ai tendance à boire ses paroles, j’ai tendance à admirer son aura, et aussi le fait qu’elle reste classe. Jamais de faux pas, toujours fraîche, et amusante aussi. Essayez, vous aurez du mal à me faire dire une méchanceté à son propos. Bref, je suis fan et, je sais, c’est totalement gay! C’est donc avec une joie particulière que je vous propose ce clip le jour où l’album sort, album que je vais sûrement courir acheter à la Fnac… Bon, je vous laisse avec le clip et le lien qui mène directement au site de l’album Glamour à Mort que l’ami Museful m’avait fait découvrir en quasi-exclusivité!

Alban's Book Club.

bookclub1Oprah a le sien, alors je vois pas pourquoi je n’aurais pas le mien! J’avais envie de vous parler de mon nouveau dada, la lecture. La longue grève des enseignants-chercheurs, que je soutiens, aura eu raison de mon abstinence littéraire! J’ai d’ailleurs découvert un truc: je suis très attiré par les livres qui ont inspirés des films. Ainsi, quand je vois un film, j’ai très envie de lire le livre qui l’a inspiré. Récement, j’ai vu Fight Club et bien j’ai très envie de lire le livre de Chuck Palahnuik. De même, depuis que je me suis remis à lire, j’ai lu le livre qui a inspiré le Curious Case of Benjamin Button, celui qui a inspiré Slumdog Millionaire et celui qui a inspiré Dexter (la série avec Michael C. Hall).
Slumdog MillionaireDonc, je pense que dans ce Book Club, je publierai de temps à autre mes humbles avis de lecture. Commençons toute suite avec Slumdog Millionaire (qui s’appelait avant le succès du film « Q&A » pour « Questions and Answers ») de Vikas Swarup. On peut dire que le film s’est simplement inspiré du livre pour la trame scénaristique (le jeu, l’origine sociale du jeune homme) ensuite, le scénario du film a un peu policé l’histoire, l’a rendu moins trash pour raconter une autre histoire. Ainsi, le livre raconte cette Inde inégalitaire, où un jeune homme utilisera le système D pour s’en sortir quitte à participer à Qui Veut Gagner des Milliards (de roupies). Je disais que le livre est plus trash que le film parce que l’auteur n’hésite pas à raconter la pédophilie, les viols, la prostitution, la violence, l’alcoolisme… bref un regard assez cru sur son pays. Néanmoins, on retrouve le côté ultra-positif de l’histoire, l’histoire d’amour, la chance… l’idée que tout peut arriver. Et c’est ça qui fait la force du livre puisque c’est l’optimisme qui fait avancer le jeune Ram Mohamad Thomas (nom en forme de condensé des principales religions en Inde et qui font de ce ce jeune homme un passe partout mi-hindou, mi-musulman, mi-chrétien, selon les situations). Un beau livre.

Sunrise.

Sunrise

Juste pour dire que le lever du soleil est souvent un instant magique qui ne dure que quelques secondes (voir cette vidéo d’un mec qui se roule dans l’herbe au lever du soleil).  J’aime particulièrement la couleur du soleil, ce rouge intense, le ciel qui hésite entre le violet et l’orange… et la lumière oblique qui fait que les ombres font 50 mètres de long. C’est tout simplement magnifique. Cette photo, je l’ai prise il y a quelques semaines, quand mon réveil correspondait au lever du soleil. Quand j’ai ouvert mon vélux, j’ai été ébloui par cette scène et je me suis précipité sur mon appareil photo… et clic!

When French Politicians are freaking out…

Que ce soit à gauche ou à droite, les hommes et femmes politiques pètent des plombs en ce moment.

segolene royalÀ gauche, Ségolène Royal se défend bien dans le genre « SAV de la parole présidentielle ». Je suis très Ségoliste, comme pour le savez sûrement, on peut me blâmer pour ça, mais que voulez-vous, je ne pense pas que la Martine et ses amis soient assez fiables pour assurer un quelque chose à gauche. Je ne crois pas non plus au postier de Neuilly, aka Besancenot. Enfin bref, je suis Ségoliste, mais j’ai un peu de mal à comprendre la démarche actuelle de Ségolène Royal, qui consiste à excuser régulièrement les propos d’un président à la dérive. On l’a vu à Dakar, c’était bienvenue, même si l’on aurait préféré que les excuses viennent du président en personne, mais comme cela n’arrivera jamais, Ségolène Royal l’a fait. Là, je comprends, parce que le discours de Dakar est d’un tel niveau de racisme qu’il fallait s’y opposer. Mais bon, de là à excuser la parole présidentielle à tout va… comme à Zapatero, je ne pense pas que ce soit un bon plan com’ à la longue. En effet, c’est pas comme ça qu’elle proposera une alternative au démontage du système français alors que ce système est salué par beaucoup d’instances internationales qui trouvent que ce mélange de privé/public et une bonne sécurité sociale est un bon rempart contre la crise, en effet, la France résiste mieux à la crise (il n’y a qu’à voir en Allemagne, dans le village où j’étais l’ensemble du voisinage était en congé forcé ou au chômage)….

rachida datiMais à droite, c’est pas mieux. Il y a Sarkozy, himself, qui tient régulièrement des propos tellement alambiqués qu’il se mélange tout seul les pinceaux. Heureusement qu’en France, les journalistes ne posent jamais de questions contradictoires, sinon ça serait la bérézina pour Sarko!! Bref, la dernière sortie incompréhensible date du milieu de la semaine: « Au nom de quoi est-ce contraire à la Constitution qu’un individu qui revient pour la 10ème fois devant le même tnicolas-sarkozyribunal pour le même délit, soit condamné non pas pour ce qu’il a fait la 10ème fois mais par le fait qu’il a fait quelque chose la 10ème fois et que ça fait 10 fois qu’il se moque de la société. » Phrase relevée par le Petit Journal Actu le 22 avril. Il y a aussi le très habile Frédéric Lefebvre qui en plus d’exceller en nouvelles technologies devient le sniper officiel du gouvernement. Il a ainsi déclaré que Libération, parce que le journal avait publié le contenu du déjeuner « dézingage à tout va » de l’Élysée (oui, ils sont comme ça à l’Elysée, ils donnent des thémes à leurs déjeuners…) où Sarkozy a cartonné Obama, Zapatero, Merkel, était un tract politique. En gros, selon lefebvre fredericFrédéric Lefebvre, informer les citoyens devient un acte contraire au gouvernement. En plus amusant, en fin de semaine, Rachida Dati, visiblement très amusée par la campagne Européenne, était complètement hilare à une réunion des Jeunes Populaires (la jeunesse UMP) répondant n’importe comment à des questions préparées à l’avance. Elle aura beau targuer que c’était pour rire, ça laisse assez pantois sur sa motivation!! Bref, à droite, ça pète des plombs à tout va. De toute façon, ça n’est pas étonnant puisqu’on sait que ce gouvernement n’est rempli que de ministres fantoches… qui n’avaient qu’un rôle: s’afficher.

Je pense néanmoins que c’est le signe d’une nervosité due au climat social et d’une totale impuissance face à la crise. Ainsi, on perd les pieds et donc on pète un plomb… On vit vraiment une époque formidable.

A Cross The Universe de Justice.

Justice A Cross The UniverseJ’attendais avec assez d’impatience de découvrir ce dvd documentaire décris partout comme excellent de la tournée US du groupe électro Justice. Ce documentaire, réalisé par Romain Gavras et So-Me, donne donc une idée du quotidien du groupe pendant le road trip américain. Filmé 24/7, il semble que ce soit un compte rendu assez fidèle de ce qu’à vécu le groupe, entre drogues, filles, religion, armes, injustices… tout y passe à une allure assez dingue. Tout d’abord, il y a celui qu’on déteste depuis le départ. Il s’agit du tour manager du groupe. Un mec obsédé par les armes qu’on voit dans les premières images déballer un flingue d’un emballage Fed-Ex… Ensuite, il traine les deux membres du groupe dans un stand de tir après avoir fait déballer toutes les armes dans un magasin d’armes… Pour finir par se faire arrêter par la police du Colorado alors qu’il jouait avec son arme dans un resto à Denver! En gros, voilà un type qui se croyait tout permis aux États-Unis avec les armes et qui finalement a dû tomber de haut en se rendant compte que certains états étaient plus restrictifs que le Texas! Bref, un bel abruti qui ne pensait qu’à son flingue et qui devenait assez violent quand on se moquait de lui: « On t’as déjà demandé d’enlever tes bijoux? » à une fille qui lui demandait gentiment d’arrêter de jouer avec son arme. Mais il y a aussi des personnages qui se révèlent attachants. Dont les deux membres du groupe, qui semblent s’être fait dépassé par la situation. Laissant les situations partir en vrille, au fur et à mesure, on se rend compte qu’ils ne maîtrise plus rien et que finalement, ça finit assez mal quand un mec bourré les attaque et qu’un des membres du duo réplique en lui cassant une bouteille d’alcool sur la tête… Le groupe sera arrêté par la police après le concert qui a suivi.
Ce film pourrait aussi s’appeler « Grandeurs et Décadences », décadences pour les faits sus-cités, et grandeurs pour tous les moments où l’on voit le groupe adulé par un public très fan, un groupe très sympa avec ses fans, qui n’hésite pas à descendre dans la fausse, à signer des autographes… de vraies rockstars.

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