#1001. Atelier, un air de fin d'année.

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Samedi, le dernier cours d’arts plastiques avait lieu le même jour que la fête de l’école du village. Alors, les odeurs de barbecues et cette ambiance se sont semble-t-il transmises jusqu’à notre salle d’atelier. Faut dire aussi que j’étais assez fatigué, suite à une soirée étudiante parisienne la veille… donc je n’y étais pas pour rien à cette atmosphère! De plus, notre prof, Isabelle, s’est fendue d’une consigne assez loufoque. Il fallait rassembler ses croquis de l’année dans une sorte de carnet à dessin. Une sorte de book des esquisses, des matières, des choses que nous avons accomplies dans le tâtonnement artistique. Or certains tâtonnent beaucoup, et d’autres moins! Sans me vanter ni rien du tout, je suis plutôt dans la deuxième catégorie. Alors les matières, j’en avais un peu, les croquis pas beaucoup, et puis voilà. C’était un peu vite fait. J’ai donc pensé faire un mini-book façon flip-book. C’est miniature, alors on va réaliser un écrin pour le protéger. Pour tout vous dire, je trouve ça fun mais bon, on a vu mieux depuis! Mais je ne suis pas déçu, loin de là. J’ai réalisé ça dans un état second et donc sans trop me poser de questions, peut-être aurais-je dû, qui sait?!

Les photos sont visibles sur Flickr – lien.

#1000.

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Le cap est en passe d’être traversé, millième note, après un peu plus de 3 ans d’existence. Ce blog est relativement bien suivi, beaucoup de fidèles que je remercie au passage, encore plus de chercheurs qui tombe sur mon blog. Il y eu une apogée, avec l’article sur le catch en septembre dernier, un nombre record de visiteurs. Ce blog a aussi changé de forme, les articles sont maintenant formalisés avec des jours à thèmes. Évidement, ceci n’a rien de définitif, et les vacances arrivant, les thèmes vont s’effacer un brin.

Mais bon, je ne suis pas entièrement satisfait de ce blog. Je ne sais pas pourquoi, mais je le trouve très (trop) superficiel. Malgré tout, je vais continuer. Ne pas laisser tomber au moindre doute! Et savourer ce moment, mille posts! La prochaine auto-célébration sera pour le nombre de commentaire. Et je réserve une surprise (ou pas) pour le trois millième!

Merci à tous et à toutes pour votre fidélité, pour faire de ce blog ce qu’il est, ce qu’il va continuer d’être, un concentré le moi et d’autre chose!

#999. Expos. Marie-Antoinette au Grand Palais.

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J’avais très envie de voir cette exposition qui siège au Grand Palais depuis le 15 mars et jusqu’au 30 juin. Derniers jours, donc! Suite à un article paru dans Libé, j’avais très envie de visiter cette exposition qui retrace la vie de Marie Antoinette à travers des peintures et des objets d’époque. On la découvre toute jeune, à peine 7 ans, avec déjà ce quelque chose de différent, ce port princier, cette tenue, la grâce. Assez étonnant, et l’effet perdure à travers les tableaux assez brillamment exposés, sur un fond bleu. On voit même une oeuvre où la jeune princesse ressemble à s’y méprendre à Carla Bruni (pommettes hautes, nez aquilin…). Les visiteurs sont nombreux mais le flux est bien géré, on ne se marche que très rarement sur les pieds. On voit aussi des croquis de la future reine entraînée à devenir l’épouse du Dauphin de France. C’est à 15 ans qu’elle est mariée, aussitôt, et sur les consignes de sa mère, Marie-Thérèse, elle va tenter de faire un enfant. Une fille naît, il faut continuer pour obtenir un héritier. Ce sera chose faite, avec deux garçons nés ensuite. « La voilà acquittée de sa tâche » dit le commentaire. En effet, la voilà indépendante, ne pensant qu’à l’amusement, au grand désespoir de sa mère, ennuyer de voir l’alliance entre l’Autriche et la France se ternir. Marie-Antoinette n’est pas convaincue par les peintures faites d’elle, et c’est Mme Vigée Le Brun qui va réussir à capter Marie-Antoinette.

Ensuite, le clou de l’exposition: les visiteurs sont menés à travers un long couloir jusqu’à deux énormes pans de murs bleus avec des impressions de fils dorés en bas, qui cachent une enfilade de portes décorées en perspective sur le Pavillon de l’Amour à Versailles, c’est tout simplement somptueux. « Ici, je suis moi… » disait la Reine quand elle était au Petit Trianon. Derrière est exposé les décors d’une scène de théâtre, magnifique. Et demi tour pour la fin tragique de Marie-Antoinette, avec la calomnie et finalement son emprisonnement et son exécution, dans une longue et sombre salle triangulaire menant à une lumière verticale figurant la guillotine.

On voit la Reine dans son dernier instant de vie, peinte par un anglais, elle est terrifiée mais tellement digne. Elle semble affronter le destin très calmement, même si la terreur et l’incompréhension sont dans ses yeux. Une exposition magnifique et troublante. Après le film de Sophia Copola, c’est définitivement le retour en grâce la Reine!

Grand Palais - Paris

#998. Paris Summer Sale 08.

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Le temps des soldes est venu, moi qui attendais ça avec impatience pour m’acheter de nouvelles fringues pour pas grand frais… Bon, et comme j’ai pas mal zoné entre les 5 magasins de prêt-à-porter Homme des Halles, j’ai pu dresser une sorte de palmares des meilleures adresses. Oui, parce que comme à chaque fois, j’ai vu le meilleur mais aussi frôlé le pire.

celio.pngLe pire, parlons-en! C’est Célio. Voilà une enseigne que j’appréciais il y a encore peu de temps mais qui ne cesse de chuter dans mon estime. Les t-shirts sont purement moches où tellement après coup que ça en devient plouc. Et puis, tout ça a un prix tellement haut que ça en devient écoeurant! Et hier, deuxième jour des soldes, pas une seule fringue en S. Tout le magasin avait été dévalisé, et il ne restait que de trop rares M et une énorme quantité de L, XL, voire (en quantité encore plus importante) de XXL. Alors, si t’as un peu de gras, court chez Célio, sinon passe ton chemin!

jules.pngMoins pire mais quand même, Jules. Déjà j’aime pas l’ambiance de ces magasins. Genre « on est la marque des mecs sensibles mais pas trop« . Et ça, j’aime pas. Ensuite, pareil que Célio, c’est hors de prix et pas très original. Mais finalement, j’ai failli craquer pour des tongs à moitié prix… Un autre jour, sûrement!

spf.pngAu milieu, on trouve Springfield (rien à voir avec les Simpsons). C’est une marque espagnole qui se la joue tendance haut de gamme avec écologie. Bon, j’ai quand même ma carte de fidélité que je n’ai jamais utilisé! J’aime assez ce qu’ils font, c’est coloré, frais et plutôt de bonne facture, mais les prix sont tellement haut… Genre 17€ le t-shirt imprimé. Mais là aussi, j’ai failli craquer pour une belle casquette noire. Une autre fois, mais bon c’était la dernière alors… j’ai peut d’espoir, quoique, c’était pas en solde, alors!

hm_logo_print.gifBon, là on commence à arriver à mes chouchous. H&M, c’est simple, à chaque fois que j’y vais je ressors avec quelque chose. C’est strictement pas cher, d’ailleurs, ils font des fringues jetables, parce que niveau qualité c’est pas toujours ça. Et le point négatif, c’est que la partie Homme ne fait qu’une moitié d’étage quand les Femmes occupent le reste des 3 étages du magasin. Je demande la parité!! Et comme je ne suis pas le seul à y aller, et bien je suis rarement le seul à porter les mêmes fringues (mais plus rarement au même moment). Le point positif dans tout ça, c’est qu’il n’y a pas de H&M dans ma contrée… et donc c’est totalement tendance et assez original du côté de chez moi, contrairement aux deux premiers! Et j’ai trouvé mon bonheur, un pantalon en lin blanc taille droite, à moitié prix!

newlook.gifEt finalement, je réserve mon tip of my hat à une nouvelle boutique des Halles, mais pas nouvelle en banlieue parisienne, qui est New Look. Cette chaîne britannique est donc devenu le lieu pour toutes les fashionitas parisienne. Même clientèle que H&M, en plus distingué, quand même, pareil pour les vêtements. D’ailleurs, la boutique est vraiment belle, les chaussures sont élégamment exposées et les cabines d’essayages sont très belles (avec une lounge en bout de chemin).e manager, Medhi, est super genre « je me la pète un peu quand même », alors que les employées sont en t-shirt rouge taille L, imprimées « Staff Member« , effet saillant garanti! Mais même problème que pour H&M, la partie Homme n’occupe qu’un cinquième de l’espace. De plus, comme le magasin a ouvert ses portes en mai dernier, il n’y a pas de soldes mais des réductions. Tellement réduites qu’ils retirent 20% sur ces prix bas! Bref, j’ai trouvé mon bonheur, un bermuda noir. Happy me!

Palme de la discussion la plus fashion, entendue à New Look. Deux fashionitas « Tu sais quoi, ya 50% à Guess, c’est total dingue! » (sic).

#997. Politique. Libé, la pub ".gouv" et le suffrage.

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carla.jpgLibération a publié samedi dernier une interview de Carla Bruni. Certes, elle fait le SAV de son président de mari pour les gauchistes invétérés qui lisent Libé, gauchistes, dont je fais parti, je tiens à préciser! Mais faudrait-il pour autant la censurer? Je pense que non, que Laurent Joffrin a bien fait de maintenir son choix, et j’ai du mal à comprendre les lecteurs de Libé qui critiquent cette décision par simple haine de NS. Oui, la politique de ce gouvernement conservateur est inacceptable (santé, immigration, travail, retraites…), mais tout point de vue est intéressant, surtout que celui de Carla Bruni est assez inédit. Voilà une chanteuse étiquetée à gauche éprise d’un type bourré de tic qui est des plus conservateurs. Or, cette interview révèle une chose. Carla Bruni a le cul entre deux chaises: elle semble obligée d’adorer tous les amis de notre mètre soixante de président, y compris le rougeot Hortefeux, mais garde son libre arbitre par rapport aux politiques menées par ces mêmes amis, dont Hortefeux… Bon, moi j’ai du mal à y croire. Hortefeux, sympa?! Ça me paraît ahurissant: il est quand même l’ami de 30 ans de Sarkozy. Ils ont roulé leur bosse ensemble, cf. leur périple américain. Alors, déjà, il part avec un bad point. Ensuite, c’est bien lui qui applique une politique des plus xénophobes qu’est connu notre pays depuis les années 30… Il ne se laisse pas simplement « emporter »! Ou alors, il aime ça, se laisser emporter, pask’il persiste et signe!

Ensuite, alors qu’il y a quelques mois, François Fillon, alias le premier ministre vacataire, affirmait que « les caisses étaient vides », mais maintenant, le gouvernement, après avoir laissé filer quelques millions suite à leurs baisses d’impôts sur les plus hauts revenus, met plus de 4 millions d’Euros dans une campagne de pub d’envergure pour « expliquer » aux Français les réformes. Les émissions politiques ne font plus recettes, alors passons à l’agression, passons à la pub. Ça commence comme ça « Vous êtes impatient de…, nous aussi, nous sommes impatients…« . C’est énergique, c’est agressif, c’est de la pub gouvernementale. De toute façon, je rejoins l’avis d’un publicitaire invité sur France Inter, la pub a peu de chance de fonctionner. La pub nie le débat, elle impose une idée qui vient d’en haut, et en rien elle ne va faire changer d’avis les Français. Ou alors, c’est définitivement des boeufs!

En parlant de boeufs… Nicolas Sarkozy propose aux Irlandais qui ont voté à 53% contre le Traité de Lisbonne de revoté, vu que 3% c’est pas grand chose. Dans ce cas, je pense qu’il serait aussi possible de revoté une élection qui a vu élire un certain Sarkozy avec 53% des suffrages… vu que 3% c’est pas grand chose non plus et que la marge de manoeuvre est bien trop faible, et que manifestement il y a eut erreur de jugement!

#996. Cinéma. Speed Racer & La Personne aux Deux Personnes.

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speedracerposter.jpgAlors c’est amusant, Speed Racer bénéficie de critiques assez mitigées. Télérama et les Inrocks aiment plutôt, alors que du côté de Libé (que ce soit Bayon ou Gérard Lefort), c’est la descente. Il m’était donc urgent de faire la part des choses… Certes, l’objet est un ovni, sorte d’hybride tout droit sorti de l’imagination des Frères Wachowski et d’une manga nipponne des années 60. On assiste pendant 2h à une véritable explosion de couleurs primaires, donnant aux choses un aspect singulier, qu’on pourrait classer dans le psychédélisme. Et tout le film est à l’avenant, les formes des télés improbables, des voitures aérodynamisées au possible, des hélicoptères pink, des maisons fluorescentes, des villes démesurées… On se croirait introduit dans Yellow Submarine enfin devenu réalité. Et les effets visuels sont sublimes, réelles impressions de vitesse (les couleurs fusionnent), mélange avec du dessin animé… Bon, alors, c’est vrai le scénario est très menu, mais quel régal pour les yeux. De plus, les acteurs qui ont joué sur fond bleu l’intégralité des scènes sont plutôt très beaux et bons (Emile Hirch, Christina Ricci…). Ils semblent tous sorti d’un effet 3d, comme s’ils n’étaient pas réels. Il y a même notre Melvil Poupaud national qui joue un mini-rôle assez jubilatoire de commentateur de course s’exclamant en français… À croire que les frères Wachowski ont une tendresse particulière pour la France et ses gros mots (cf. Lambert Wilson dans Matrix où il « adorait dire des insultes en Français »). Mystère?! En attendant, nous voici avec ce bonbon cinématographique, assez hybride dans la forme, une sorte de jouet deluxe pour les frérots Américains. Or donc, c’est un film à voir absolument sur écran géant (donc au cinéma), parce que j’imagine mal l’effet sur une télé basique! Courez-y!

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personne.jpgVous le savez, j’ai un lourd pressentiment contre les comédies françaises. Je ne suis pas fan. Mais il suffit d’y mettre Alain Chabat pour que j’y aille. Le pitch est fun et assez inédit, l’esprit d’un type se retrouve propulsé dans le corps d’un autre avec qui il doit partagé le corps. Et l’essai est transformé sur la longueur, car c’est très satisfaisant. On se retrouve propulsé quelque part entre les années 80 et les années 90. Univers moche où tout est moche… Et les deux personnages sont vaguement ringard et passablement has been. Enfin, surtout Gilles Gabriel… chanteur des années 80 qui entend son tube pour la deuxième fois en un mois sur Nostalgie. Il y a une scène particulièrement réussie, c’est un rêve du personnage joué par Daniel Auteuil dans lequel il apparaît en costard blanc en compagnie d’Alain Chabat… la classe totale où ils butent tous les collègues de l’un pendant que l’autre interprètent un tube. Hilarant et surréaliste à coup sûr! En attendant, il faut aussi saluer la prestation de Marina Foïs qui interprète une DRH sur le point de licencier massivement… C’est amusant, et autant profiter de la Fête du Cinéma pour aller le voir.

#995. Musiques. Julien Doré, The Last Shadow Puppets, Martin Solveig.

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Julien Doré est bel et bien rock’n roll, bien oui, le rock’n roll n’est pas qu’une affaire musicale, c’est aussi une façon d’être. Et avec cet album déroutant à prime abord, il déstabilise, il chamboule la donne. Fini les reprises décalées, place à la chanson à texte avec de vraies rencontres. La maison de disque lui avait proposé Miossec, entre autre, Julien Doré a préféré les vraies rencontre au fil du temps, ce sera donc Christophe, Arno, entre autres. Et le tout est assez réussi, on découvre la voix rauque de la Nouvelle Star 2007. En fait, Julien Doré n’a pas fait la même horreur erreur que Christophe Willem qui malgré une superbe voix avait chanté des textes impersonnels et insipides, Julien Doré a préféré des textes personnels qu’il a écrit. Donc un magnifique album assez cohérent, de l’humour (« Dans tes rêves« ), du jazz baroque (« Les nuits parisiennes » ou « First Lady« ), et même un tube en puissance que je me mets à chantonner dès qu’il passe à la radio ou au cinéma (« Les Limites« ). Et même une reprise de Gainsbourg, et pas n’importe laquelle, « SS Paraguay » qui n’est pas la chanson la plus mainstream du chanteur aux oreilles de choux. Alors, rien que pour ça, chapeau! Je conseille cet album, avec une sublime jaquette pour la version limitée (à 15€).

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Pour tout vous dire, je prenais The Last Shadow Puppets pour un groupe pour teenagers, mais il m’a suffit d’un live sur la plateau du Grand Journal pour vouloir en savoir plus. Direction la chambre de ma soeur pour lui piquer le cd. Voilà donc un cd de pop efficace, à écouter aux écouteurs et avec des lunettes noires, selon Alex Turner face à Philippe Manoeuvre. En fait, c’est assez étonnant et frais. Il y a des cordes, des choeurs, des effets westerns… Et la voix des deux chanteurs. Un bien bonne idée d’avoir créé ce groupe, les gars!

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Martin Solveig, je viens d’acheter « Hedonist » puisqu’il est à 6,99€. J’étais curieux de découvrir ce qui pouvait bien se cacher derrière un tube tel que « Jealousy ». Et bien j’ai pas été déçu, un album de 45 minutes à peu près aussi bien que du Bob Sinclair, la même pêche, la même efficacité, les mêmes voix noires, bref la même touch! J’aime particulièrement les rifs de guitares mixés sur « Everybody« , titre au message très dancefloor. De toute façon, pas d’autre ambition que de faire bouger les dancefloors du monde entier. Bon, et puis, j’aime beaucoup les clips de Martin Solveig où il prend un malin plaisir à se déposséder de ses titres! Marrant!

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