Parlons d'autre chose…

Autre chose, mais quoi? J’ai comme une impression que ce blog tourne en rond, qu’il se mord la queue parfois. Il a son petit succès, une quarantaine de visiteurs par jour. Mais il me donne l’impression de ne pas être en phase, de ne pas être dans le coup. Et trop répétitif, dans l’ensemble, ce qui expliquerai l’éclaircissement côté commentaire. Or donc, il va falloir que je songe à une complète remise en question!

Voici quelques idées en avant première, peut-être est-ce excellent, peut-être est-ce minable, il va donc falloir faire le tri. Par exemple, je pense que je devrai faire des vidéos plus souvent et les publier à un rythme plus important. De plus, les critiques cinéma semblent trop conséquente et dévorent l’espace. Peut-être devrais-je changer de format, un format plus thématique, regroupant les films vus dans la semaine. Aussi, devrais-je penser à mettre plus de photos.

Si vous avez des idées… je suis preneur. Et j’espère que vous appréciez toujours autant vous dégourdir les yeux ici, et je vous remercie de votre fidélité!! 

The Darjeeling Limited, de Wes Anderson.

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Trois frères en quête de sens en Inde. Depuis un an qu’il ne se sont plus adressé la parole, les trois frères n’arrivent pas à faire le deuil de leur père. Francis, l’aîné, leur organise donc un voyage à bord du Darjeeling Limited, qui les emporte vers une destination mystère… pour les deux autres.

Wes Anderson est ce genre de cinéaste dont je vais voir les films juste parce que c’est lui que l’a signé. Après l’excellent « La Vie Aquatique« , le réalisateur embarque ses spectateurs en Inde, à bord de ce train. Un voyage dont le sens n’est pas vraiment l’objet du film, qui est en fait une sorte d’un road movie loufoque et décalé. Le film déstabilisera sûrement les spectateurs venus voir un film avec une histoire. En tout cas, ce film est très amusant, on ne rit pas aux éclats, mais le plaisir est certain. De plus, le casting est péchu: outre le trio de tête (Owen Wilson, Andrien Brody et Jason Schwartzman), d’autres acteurs sont venus s’ajouter dont Natalie Portman (qui apparaît dans le très réussi court métrage introduisant le film) et l’excellent Bill Murray. Le film aurait été fade sans la musique très bien choisie, qui alterne entre Joe Dassin, the Kinks et des standards indiens! Je conseille ce film à ceux qui aiment l’Inde, et à ceux qui aiment le cinéma d’auteur US.

Rachida rompt avec la langue de bois.

J’ai découvert cette séquence en lisant la rubrique hebdomadaire de Daniel Schneiderman dans Libération. C’est l’histoire de Rachida Dati (qui m’horripile tellement tant elle se croit dans un défilé Prada en permanence) qui a un discours autrement plus franc et plus honnête quand les micros sont coupés. Sur France 24, avant une interview la ministre de la justice et la journaliste Roselyne Febvre se connaissent et donc discutent… politique et chiffons. D’abord, Dati explique pourquoi, en fait, les magistrats l’adorent, parce qu’elle est la seule à avoir pu augmenter le budget de la justice, qu’elle a donc un poid politique certain que les magistrat en sont assez fiers. C’est donc en fine politique qu’elle analyse son pouvoir. Finalement, la discussion est un brin interrompue par un mec en veste noire, « C’est vrai, faut qu’on fasse gaffe ». Et la discussion dérive sur les boucle d’oreille que Rachida porte qu’elle n’a pas rendu à son propriétaire qui les lui a prété et que tout le monde lui demande d’où elles viennent…

Après, on pourrait s’énerver sur une telle connivence, mais comme le dit si bien Schneiderman, cette connivence est forcée par les temps, les heures d’attentes et tout ce qui fait des années de campagne, les liens se tissent et il n’est donc pas étonnant que certains journalistes aient des liens assez forts avec les politiques, et je pense que c’est vrai partout, à droite comme à gauche. Et donc qu’il y ait des rancoeurs, comme quand les services présidentiels refusent à une journaliste, aussi auteure d’un livre sur Cecilia, de venir couvrir le voyage du président à Londres.

3:10 to Yuma, de James Mangold.

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Décidément, en ce moment, c’est un peu la fête du cinéma!! Deuxième film en deux jours, et donc, une nouvelle critique impartiale, non passionée…

Ce western met en scène plusieurs personnages hauts en couleur. Des types bien qui ont pas spécialement choisi d’habiter ce bien rude désert et des mauvais qui ont encore de l’humanité en eux. L’action se passe à la fin du 19ème siècle, la Guerre de Secession est finie, le pays se reconstruit. Le rail est en train de joindre les hameaux perdus au beau milieu du désert. Et la sécheresse est vive. Dan Evans est un ancien soldat nordiste qui a laissé une jambe au combat. Il ne vivrait pas là si c’était pour son fils qui est atteint de la tuberculose, qu’on soigne en ces temps-là en migrant dans une contrée sèche. Dan Evans a des dettes et son créditeurs s’impatiente, une nuit ses hommes viennent brûler sa grange et le fourrage pour les bête. Déjà qu’il n’a plus d’eau. Le lendemain, en allant avec ses fils récupérer le bétails qui s’est échappé, il est témoin d’une attaque de diligence menée d’une main de maître par le fameux Ben Wade et sa bande. Plus tard, le même gangster se fait arrêter et Evans se porte volontaire pour $200 pour aider à son convoyage vers Contention où le train de 3h10 les attend pour partir vers Yuma (ville connue pour être une des plus chaudes des Etats-Unis, elle se situe le long de la frontière Mexicaine).

Et bien quel film! Courez-y, c’est pas souvent qu’on voit un western de cette facture. Les paysages sont sublimes (canyon, désert). Les acteurs sont très bons: un Russel Crowe au mieux de sa forme, un Christian Bale assez troublant (des airs de Viggo Mortensen?!) et Peter Fonda qui interpréte un gangster à la dégaine très classe. Le film réussit à doser les scènes d’action et les scènes de discussions et c’est ça qui est très plaisant. Les scènes d’action semblent très réalistes, avec un montage très sérieux, et les discussions sont bien menées. Pour finir, le film est intéressant pour découvrir un pan de l’histoire américaine: les Pinkerton et les travailleurs chinois exploités à la construction des voies ferrées.

Angles d'attaque, de Pete Travis.

 

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Etonnant, non? Je suis allé voir un film d’action! Certes un peu poussé par Museful, mais bon j’y suis allé de mon plein grès! Alors, ce film ça donne quoi? Le président des Etats-Unis vient en Espagne pour redorer le blason de son pays bien en berne lors d’une réunion unique où tous les présidents du monde (occidentaux et arabes) viennent dire non au terrorisme. Et c’est ce jour-ci qu’un groupe au dessein assez flou décide de l’assassiner!

Le principe est pas mal mais se révèle inefficace. Rediffusant la scène de l’assassinat sous plusieurs points de vue, le film donne l’impression de tourner en rond pour embrayer sur une course poursuite certes bien réalisés, dans les règles de l’art, mais ultra-prévisible (trahison, double identité…). Retournements de situation visibles à des kilomètres à la ronde et des personnages archétypes. En effet, ce film signe le retour du héros américain. D’un patriotisme sans limite, il ne connaît que l’altruisme. Le héros est incarné par un garde du corps du président, qui s’était illustré en se mettant sur le chemin d’un tir qui aurait été fatal au président. Bref, il fait le dont de sa personne à la cause qu’est l’empire américain. D’une fidélité remarquable, Thomas Barnes (c’est son nom) ne fléchit jamais: il sort quasiment indemne de chaque situations (accident de voiture, souffle d’une bombe…) Du héros comme on en fait plus. C’est donc un peu anachronique, puisque ce principe semble bien trop usité pour être de nouveau crédible à l’identification. Et donc, le spectateur que je suis n’a pas pu s’empêcher de rire à plusieurs reprises puisque c’était vraiment gros! En plus, le film est long, l’impression qu’il ne va jamais finir… très désagréable. Je préfère largement la série des Jason Bourne (Mémoire dans la Peau & co), au moins, l’action varie!

Nouvelle Star, avant le direct.

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Hier soir c’était la dernière soirée de sélection par le jury, les candidats sont passés de 50 à 15 et ce fut rapide. Le montage a été un peu baclé à la fin. Voulant être exhaustive, l’émission s’est concentrée sur les candidats qu’on suit depuis quelques semaines (Amandine, Tilda, Jules, Cindy, Kristov, Benjamin, Sain…) et comme le jury a sélectionné quelques inconnus, et bien leur impression a été captée et montée de façon cavalière. Je pense qu’on les connaîtra mieux à partir de la semaine prochaine.

Cette émission fut donc un peu décevante, même si l’on a enfin vu Philippe Manoeuvre casser une lampe et un mug, menaçant de renverser le bureau, Dédé Manoukian toujours aussi philosophe sur l’état du casting, le bilan et ses répercussions, Lio toujours aussi émotive, j’adore son côté à fleur de peau, elle joue bien le rôle de la diva, finalement je bute toujours sur Sinclair qui a commis un belle bourde en annonçant la non admission de la néerlandaise, Maartje: « Je vois que tu comprends pas, ce que j’essaye de te dire c’est que l’aventure est finie pour toi. » Remarque, il rivalise avec Dédé qui prenant la main d’une candidate, lui soupire « Tu seras pas à Baltard« … Du bien beau travail, bien abrupte, mais bon, il faut des formules pour que ça soit regardable alors, on va passer outre!

Côté candidat, très rock, cette année. Le rock ne va donc pas se cantonner qu’à une soirée « Spéciale rock » à Baltard… et c’est une bonne nouvelle. En attendant de voir si tous vont tenir la route, je suis assez intéressé par les performances des candidats: Jules (qui s’est vu offrir une couverture collector de Rock & Folk), Amandine, Cindy, Sain, Ycare (dont le i grec inspire Manoukian), Benjamin… Comme le dit si bien l’expérience d’André Manoukian, « Baltard, c’est un show à tenir« . Et c’est donc parti pour le show et la correspondance entre Dédé et la 5ème colonne de Libé!!

Musique: Etienne Daho, Vanessa Paradis, Janis Joplin et Hot Chip.

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A commencer par Étienne Daho que j’ai vu au Grand Journal hier et qui m’a rappelé que j’adorais ce cd. Un cd qui lui a fait remporté une Victoire de la Musique. Beaucoup de choses dans ce cd, déjà on sent que l’artiste est bien dans ses baskets, et les textes sont très beaux. Musicalement, le résultat s’en ressent: on entend la voix. Une chanson en particulier, Boulevard Des Capucines où Daho semble adresser une lettre à un bel inconnu. C’est touchant, émouvant et finalement extrêmement réussi. Conclusion à la Drucker: Alors Étienne, l’album de la maturité? (cf. radioblog: Boulevard des Capucines)

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Vanessa Paradis est pour moi le symbole même de la star. Voilà quelqu’un qui sort un album de façon très épisodique mais qui rencontre à chaque fois un franc succès. Je m’étais fais offert le cd à mon anniversaire. Et pour moi, cet album est une pépite. Les textes sont plutôt très bon, Mathieu Chedid a posé sa patte, mais d’autres aussi, et même Vanessa qui écrit la musique de quasiment toutes les chansons et va même jusqu’à tenir les manettes de la dernière chanson de l’album – Jackadi. La pochette est signé par sa superstar de mari, Johnny Depp. Quel talent, cette famille! Même les enfants s’y mettent (vocalement et manuellement avec un dessin de leur fille).
Il est donc archi faux de déclarer à l’emporte pièce que Vanessa Paradis ne fait que chanter, ce qu’elle fait par ailleurs très bien! (cf. radioblog: Jackadi)

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Janis Joplin entre ainsi au Panthéon de mes dead artists préférés. J’avais eu une approche assez approximative de Janis dans le film de Samuel Benchetrit « Janis & John ». Or, elle méritait que j’en écoute plus. J’adore particulièrement la voix de cette femme, une femme qui semble écorchée vive, très rock’n roll, le sentiment que tout tien sur un fil, quelque chose de dramatique!!! Bref, c’est beau et prenant! (cf. radioblog: Kozmic Blues)

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Finalement, le coup de coeur du mois, c’est les fameux Hot Chip, de l’électro-pop anglais très bien foutu. Un look de nerd mais de la musique qui emprunte beaucoup à la pop music, avec un début très dansant, à utiliser lors des soirées, j’ai failli danser dans le métro bondé. Et une fin assez mélodique, plus acoustique, plus douce. Un très bon album servi par deux très belles voix… Maintenant, la réputation de nerds que leur colle à la peau est-elle valable? (cf. radioblog: Ready for the Floor)

Et ce soir, la Nouvelle Star!!

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