There Will Be Blood, de Paul Thomas Anderson.

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Adapté du roman « Oil! » écrit par l’Emile Zola Américain, Upton Sinclair, ce film retrace la vie d’un magnat du pétrole, depuis la découverte de son premier puits jusqu’à sa quasi-fin. Donc, l’histoire d’un homme sans foi, ni loi, qui n’a qu’une obsession, réussir mieux que les autres, et au passage éliminer ses concurrents sur la base de son pouvoir et de ses idées assez novatrices pour l’époque. On suit plus particulièrement son installation dans un village perdu en Californie au début du 20ème siècle où tout semblait encore être possible. Du sol, il fait jaillir la richesse, cette richesse attire mais isole, aussi.

Alexis me rapportait les propos des Inrocks, « un film à Oscars ». Et je suis assez d’accord. D’abord, il faut souligner un fois de plus l’excellente prestation de Daniel Day Lewis, qui réussi de bout en bout son personnage que le spectateur peine à cerner. Et c’est là la grande réussite de ce film, un personnage ambivalent dans des décors extrêmement soignés et une musique totalement réussie. Je manque d’adverbes! Une grande fresque historique qui donne à voir la naissance du capitalisme moderne en deux heure trente huit qui se laissent passer sans ennui. Paul Thomas Anderson est un cinéaste à suivre. Et Daniel Day Lewis mérite bien son Oscar!

Cloverfield, de M. Reeves.

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Parfois il arrive qu’un film ne tienne qu’à une seule et unique idée. C’est le cas de Cloverfield qui débarque avec une idée épatante et assez géniale. Cette idée, elle tient pendant tout le film sans vraiment s’essouffler. Le film fonctionne en effet comme un film amateur où l’on voit évoluer une bande de potes au cours de différents enregistrement sur une bande magnétique. Déjà, on découvre Bob et sa vie amoureuse, puis scratch on zappe pendant la fameuse soirée, soirée en plein coeur de Manhattan pour fêter le départ dudit Bob qui s’en va à Tokyo pour occuper un poste de vice-président. Une jeunesse sans difficulté donc. Et puis, c’est le drame: un premier tremblement, l’incrédulité, la cavalcade dans Manhattan entre Brooklyn Bridge et Columbus Circle (pour voir tout ça, suffit de cliquer sur les archives du mois d’août)… le tout dans un New York on ne peut plus apocalyptique.

Cela faisait longtemps que les Américains n’avaient pas joué à se faire peur… Suffisait au trauma post-911 de passer. Il semble que ce soit chose faite. Le très bon côté de ce film réside dans cette idée de pseudo film amateur, où le spectateur n’a d’autre choix que d’être scotché devant. Le rythme est soutenu, toujours sur le qui vive sans vraiment de pauses, une affaire bien ficelée. Un film de genre très réussi. Niveau dialogue, c’est très facile à suivre sans sous titre, beaucoup de « O My God!« , quasiment le motto du film! Mais la qualité de narration est assez extraordinaire, comme je vous le répète, le film est sidérant. C’est d’autant plus vrai qu’à la fin, les spectateurs se regardent, histoire de s’assurer que tout va bien, tous un peu sonné. Impressionnant! Je vous le conseille.

She is f#'*ing Matt Damon and he is f#'*ing Ben Affleck!

Voilà semble-t-il une des vidéos les plus vues sur internet depuis un mois, elle se trouve un peu devant la vidéo où notre rockstar de président qui insulte un quidam au Salon de l’Agriculture. Bref, et c’est donc l’actrice Sarah Silverman qui fait cette confession en compagnie du principal intéressé. « I’m fucking Matt Damon » va probablement finir pas devenir culte… Le rythme est très bien mémorisable. Et c’est tellement cute! Mais le petit plus, la private joke, c’est que cette actrice est la copine de Jimmy Kimmel, un présentateur de Late Show sur ABC.

Ce dernier n’a d’ailleurs pas attendu longtemps pour proposer une réponse où lui chante « I’m fucking Ben Affleck« !! Starring Ben Affleck, donc, mais aussi Brad Pitt, Harrison Ford, Cameron Diaz, Macy Gray, Robin Williams, Don Cheadle, Perry Farrell, Benji and Joel Madden, Dominic Monaghan et encore d’autres… Bref, c’est du lourd mais ça détend!

Blue Lady.

Voilà, je vais commencer, ou plutôt enrichir plus régulièrement la rubrique « Gastronomie » qui avait vu le jour, paradoxalement, un week-end de dégustations aux Etats-Unis, l’été dernier. Plusieurs raison à cela, d’abord pour la qualité esthétique des cocktails et autres plats. Deuxio, parce que c’est une de mes passions, faire à manger. Et tertio, parce que j’espère vous communiquer l’envie en vous mettant l’eau à la bouche!

Blue Lady.

Aujourd’hui, la Blue Lady. Un cocktail que mon père a fait ce week-end. D’abord magnifique couleur bleu azur, prouvant la présence de Curaçao bleu. Ajoutez-y dans les mêmes proportions du jus de citron, pour l’acide, et de la vodka, pour la douceur. Donc, 1/3, 1/3 et 1/3. Shakez avec de la glace et versez. C’est dpnc très beau et bon, puisque acide et doux… étrange sensation agréable.

The 80th Annual Academy Awards.

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Bravo à Marion Cotillard, qui a réussi ce qui n’ai jamais encore arrivé: gagné l’Oscar de la meilleure actrice, dans un film en langue française!! Encore bravo, c’est par pur chauvinisme que je dis ça, parce que j’ai pas spécialement apprécicié ce film, mais je comprend pourquoi ce film marche si bien Outre Atlantique, cela parle du passé, d’un monument de la chanson, et c’est très bien joué par une Marion Cotillard qui mérite donc cet Oscar.

Sinon, je suis content pour Juno qui gagne le meilleur scénario. Parce que oui, c’était un fort bon scénario, pour s’en convaincre allez le voir!!

Le blog que vous lisez a 3 ans et 14 jours.

Comme je le disais la semaine dernière, le temps passe vite, puisque voilà 3 ans que ce blog existe. Récemment, j’ai définitivement supprimé l’ancienne adresse, chez blogspot. Puisque cette adresse, semble-t-il faisait de l’ombre à celle-ci. Blogspot accueillait plus de 60 visites par jours, alors même que le blog était inactif depuis décembre. Bref, une réussite! A la fois boosté par l’actualité, et par les visiteurs réguliers, mon blog est ma grande fierté. C’est donc avec joie et émotion que je tourne la page d’anniversaire. Un grand merci à tous et à toutes!

En effet, la Sarko Show 2008 m’a rattrapé cette nuit! Alors que le président baisse dans les sondages, il va sûrement finir son mandat à -500% d’avis favorable (!!), il est actuellement à 37% d’avis positifs, alors que son premier ministre est à quasiment 60%! Bref, la pays va mal. Le nouvel épisode du Sarko Show 2008 a eu lieu hier alors qu’il serrait des pinces à une vitesse éclair, l’hyperprésident s’est finalement retrouvé devant un récalcitrant. Un type qui a refusait de lui serrer la pince et la Sarkozy il aime pas. Il aime pas l’adversité, cet homme. Tout le monde doit être d’accord avec lui, et donc lui serrer la pince. Mais la réalité est autre, c’est pas le monde de Candy! Toujours est-il qu’après l’incartade entre les pécheurs bretons et le président, voici donc la répétition de l’anecdote.

Mais bon, ceci n’est qu’une anecdote, si tant que depuis un petit moment, un type interviewé par NRJ12 tente de résoudre LA question, le doute existentiel: « C’est quoi le rock? » Et là, c’est du lourd. Je ne sais pas si le gars est humoriste, mais si c’est la cas, c’est énorme. Sinon, c’est quand même une sympathique marrade! Loin du bullshit de la vie quotidienne…

Les Césars 2008.

Je suis un peu déçu par cette mouture. Cela contraste avec cette soirée plutôt rapide et menée d’une main de maître par Antoine De Caunes. De bons gags, de bonnes interventions dans l’ensemble. Rions au passage d’Elie Semoun, ou d’Edouard Baer. L’ouverture de Jean Rochefort était digne de ce chic type. Pleine de second degré à propre de dérider la salle, sautant du coq à l’âne (tantôt militant, tantôt trivial…), il a réussi son entrée sur scène. Point de déception de ce côté malgré la prestation pour le moins pathétique d’un Alain Delon sur le retour, tout ému par sa prestation de César, semble-t-il.

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Malheureusement, je trouve que le palmarés n’est pas vraiment à mon goût. Certes, je n’ai pas vu « La Graine et le Mulet », donc je ne vais pas mettre en cause se prix, mais voilà deux films qu’Abdelattif Kechiche réalise, et deux fois qu’il gagne. Cela montre sûrement la volonté pour la profession de laver sa conscience en donnant à ce film qui personne n’a vu le prix du Cinéma Français! En attendant, soupir, « la Môme »n’a pas fait le hold up attendu, même si le filma remportré plusieurs César technique, et le César de la Meilleure Actrice, il ne remporte pas celui du Meilleur Film. Soupir disais-je puisque je ne considère pas ce film comme le meilleur. Certes l’interprétation de Marion Cotillard est impressionante, certes l’histoire est bouleversant, mais qu’est-ce que c’était prévisible. C’était un film à faire chialer les foules, donc normal que l’émotion l’ait porté là où il en est: aux Oscars. D’autant plus que le film s’attaque à un monument du cliché franco-français. S’il y a bien une artiste que les anglo-saxons connaissent, c’est bien « La vie en rose »…

J’aurais bien primé un peu plus les Témoins ou les Chansons d’Amour qui, à mon sens, étaient beaucoup plus intéressant que cette fresque nostalgique. Mais ils ne sont pas sorti bredouille, fort heureusement. Même si Johan Libereau et Grégoire Leprince-Ringuet méritaient le César du Meilleur Second Rôle. Mais finalement, ce que je reproche le plus à cette Académie des Césars, c’est de se concentrer sur quelques films. A en lire la sélection, on penserait que la production française est vraiment minime. Et donc, je ne comprend pas pourquoi tout au long de la soirée c’était toujours les mêmes films qui revenaient.

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