Munich et l’histoire.

Ce qui est bizarre en Bavière, c’est le rapport à l’histoire. Voir tous ces gens s’habiller traditionnellement est un peu étrange pour un pays qui s’est construit sur une honte de son histoire. Oui, jusqu’en 2006, les allemands avaient honte d’être allemands. Pas de drapeau, le patriotisme se faisait en B mineur. Alors qu’en Bavière, personne n’avait honte d’être bavarois et l’on s’habillait comme toujours, avec une plume sur la tête. Mais que s’est-il passé en 2006? Bien, la coupe du monde a eu lieu en Allemagne, j’y étais, c’était assez impressionnant à voir: des drapeaux partout, sur les voitures, dans les jardins… Partout. Quand j’y suis allé en 2006, j’ai bien vu comme un différence en comparaison avec mes visites précédentes. 

Reste que la Bavière ne se considère pas spécialement allemande, même si elle partage l’histoire commune du pays. C’est, en effet à Munich, qu’Hitler a fait son putsch. C’est à Munich que le parti Nazi s’est installé, faisant de Munich une capitale du nazisme. Non loin de Munich, les nazis ont construit le premier camp de concentration, à Dachau en 1933. Ce camp fut un lieu de formation pour les SS qui venaient apprendre selon ‘l’esprit de Dachau’: humiliation et meurtres. C’est aussi à Dachau qu’a été développé l’extermination. Les preuves sont là: à l’entrée de la chambre à gaz est inscrit le mot ‘douche’, puis derrière, 4 fours crématoires où l’on entassait 3 ou 4 morts par four… À la fin de la guerre, les américains ont obligé les habitants de Dachau à aller voir les corps entassés qui attendaient d’être brûlés. Quand la région a dû transformer le camp en centre de mémoire, beaucoup d’erreurs ont été commises, des formules maladroites, du conditionnel, des statues ridicules… bref, c’est étrange. On sort de ce Dachau avec un sale goût dans le bouche. 

C’était ma première visite de camp de concentration, on en sort pas indemne.

Munich et sa bière, première étape.

Fear not, c’est juste la rentrée et mon blog va reprendre son rythme. Ah les vacances…. C’était bien! Je vais tout, ou presque tout, vous raconter. Photos, récits, anecdotes… tout va y passer! Comme je l’avais annoncé, nous sommes partis en voyage Interrail. Nous avons emprunté quasiment tous les modes de transport disponibles: train, avion, bateau, vélo.

Mais commençons par le commencement: Munich. On a pris in TGV qui allait super vite en France et assez lentement en Allemagne. Comme je le disais avec mon frère en rigolant, en France c’est un TGV et à la frontière, il se transforme en TER.

Je connais bien Munich pour y être allé lors de mes voyages linguistiques dans le sud de l’Allemagne. Mais je n’étais jamais resté à Munich le soir et je n’avais jamais été dans une brasserie (Brauhaus) où les habitués s’habillent en Lederhose et chantent « ein Prosit » tout en trinquant leur litre de bière, le tout accompagné d’un orchestre aussi bien habillé avec plume et payé à la boisson, c’est ce que j’ai cru comprendre! Je devais être trop jeune! On est allé dans la fameuse Hofbräuhaus am Platzl, une institution pouvant accueillir pas moins de 5000 personnes dans les caves voutées. Et c’est plutôt pas mal comme ambiance, d’autant que la bière y est servie fraiche pour 7 euros. Le plus beau dans tout ça, c’est qu’après avoir bu 3 litres de bière, si si, 3 litres, et être relativement saoul immédiatement après, le lendemain, pas de gueule de bois! Magique! Ce doit être ça aussi la Deutsche Qualität. Faut dire que la fabrication de la bière répond à de nombreux standards, le Münchener Reinheitsgebot qui date du 15ème siècle. C’est le décret sur la pureté de la bière. Ceci expliquerait donc cela! 

Nous sommes aussi allés dans un des plus fameux Biergarten de la ville, le Biergarten am Chinesischen Turm. Sorte de fastfood de la bière. C’est magnifique sous un soleil couchant.

La photo du mois: un sourire.

Je vous propose ce sourire irlandais, un sourire plein de fierté face à l’aboutissement d’une expérience! Imaginez, faire tenir en équilibre trois pintes de Guinness sans les faire tomber. C’est assez impressionnant et inattendu!

2014-07-28 17.02.02Allons voir ce que les autres participants de la Photo du Mois ont posté sur le sujet!

A chaque jour sa photo, A’icha, Agathe, Agnès, Akaieric, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Ann, Anne, Annick, Arwen, Aude, Autour de Cia, Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Blue Edel, Brindille, Calamonique, Cara, Cécile – Une quadra, Cécile Atch’oum, Céline in Paris, Champagne, Chat bleu, Christophe, Claire’s Blog, Crearine, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Dr. CaSo, El Padawan, Elodie, Elsa, eSlovénie, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, hibiscus, Homeos-tasie, Isa ToutSimplement, Isaquarel, Josiane, Julia, Kantu, KK-huète En Bretannie, Krn, La Berlinoise, La Dum, La Fille de l’Air, La Nantaise à Paris, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Laurie, Lavandine, Lavandine83, Les bonheurs d’Anne & Alex, Les Filles du Web, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, magda627, Mahlyn, Mamysoren, Maria Graphia, Marianne, Marie, Marmotte, MauriceMonAmour, Memories from anywhere, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Nie, Philae, Photo Tuto, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Salon de Thé, Sandrine, Sephiraph, Sylvie, Tataflo, Testinaute, Thalie, The Parisienne, Un jour, une vie, Vanilla, Woocares, Xoliv’, Zaza

Mon Polaroid est de retour!

En octobre 2007, je m’étais acheté un appareil photo instantané de la marque Polaroid. Il y a quasiment 7 ans que j’ai trouvé cet appareil sur Ebay. En 7 ans, j’ai pris une quarantaine de photos. Or voilà, un an plus tard, au bord de la banqueroute, Polaroid a annoncé la fin de la production de films pour le Polaroid 600. Des fans ont fait des reserves, mais peu à peu, les films Polaroid devenaient introuvables. Sachant qu’on ne peut pas garder des films Polaroid indéfiniment, il y a une date de péremption. J’ai même frôlé l’achat de 80 films sur ebay avant qu’un acheteur soit plus rapide et remporte la mise. À l’époque le film coûtait environ 1 euro. Or depuis ce temps-là, des passionnés ont eu l’idée de produire, aux Pays Bas, des films pour Polaroid, sous le nom de The Impossible Project. Un véritable « work in progress » puisqu’au début, les films étaient noir et blanc et de qualité assez douteuse…

La semaine dernière, en rentrant dans ma chambre chez mes parents, je suis tombé sur ce fameux Polaroid. Et je suis parti à la recherche de films. L’entreprise néerlandaise a bien progressé, proposant des films couleurs, noirs et blancs, des avec motifs animaliers, des avec cadres couleurs… et je découvre qu’il y a une boutique à Paris, rue Charlot dans le 3ème arrondissement. Les prix sont relativement élevés, pour 3 pellicules de 8 films chacune, j’ai payé 57 euros, soit un peu moins de 2 euros 50 le film. Le prix à payer pour photographier vintage et de façon instantanée. Comme dirait une amie, « Ah la la encore un truc de bobos du Marais! » Je vais donc l’utiliser pour notre voyage en Italie, ce qui promet de belles photos.

Lien vers The Impossible Project.

Vacances avec Interrail.

Je mets mon blog en mode vacances jusqu’à la fin du mois d’aout. Mais avant de partir, voici le programme. Comme l’année dernière, nous partons à l’aventure en Europe avec un billet Interrail. Contrairement aux idées reçues, ce billet n’est pas réservé aux moins de 25 ans, c’est juste moins cher pour eux, les veinards! L’offre est particulièrement alléchante parce que la SNCF propose des prix cassés sur son site anglais. N’essayez pas, ça ne marche pas en France! Ainsi, le site propose le billet Interrail pour 50 livres de moins que le site officiel. Le programme des villes visitées est le suivant: 

- 3 jours à Munich

- 2 jours à Venise

- 3-4 jours à Naples et Sorrento

- 3-4 jours à Vérone

- 2 jours à Bologne

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Comme vous pouvez le constater, nous restons plus ou moins en Italie. Il faut dire que l’année dernière, nous avions visité pas mal de villes d’Europe de l’Est et nous ne voulions pas spécialement retourner sur nos pas, alors, nous avons décidé de nous orienter sur la botte. 

Une journée à Dublin.

Holyhead, petite île située à l’ouest du Pays de Galles, possède un port où l’on peut embarquer pour Dublin. Deux compagnies se partagent le gateau, Irish Ferries et Stena Line. L’une est, comme son nom l’indique, une compagnie irlandaise assez onéreuse et la seconde est une compagnie norvégienne plutôt bon marché mais qui a une flotte plus rapide. C’est avec cette dernière que nous sommes partis pour Dublin. L’aller-retour nous a coûté 11 livres chacun, soit un peu plus de 14 euros. A l’aller, nous avons emprunté le HSS Stena Explorer, un catamaran géant qui se propulse à 80 km/h, ce qui permet de rejoindre Dublin en un peu plus de deux heures. Sous un agréable soleil, le catamaran a sauté de vague en vague jusqu’à la côte irlandaise, à Dun Laoghaire. Si vous me suivez longtemps, vous saurez que je m’y suis déjà rendu en 2007! Nous avons alors pris le train pour Dublin. Il était l’heure de manger, et nous voulions manger un ragout irlandais, Irish Stew. Or, si les pubs étaient à foison, impossible de trouver un pub qui servait ce genre de plat, en dehors de la très touristique Temple Bar. La plupart des pubs servaient des lasagnes… Bien loin de nos attentes. Sur le point de lâcher l’affaire, nous sommes rentrés dans un pub et comme par magie, celui-ci avait du ragout dans le menu. Servi avec une Guinness, ce fut un régal. Nous sommes alors partis à l’aventure dans les rue de la capitale irlandaise. Nous avons pressé le pas parce que nous n’avions guère le temps… Notre journée à Dublin ne durait que 6 heures. Nous avons visité Trinity University, le chateau de Dublin, la cathédrale Christ Church et pour finir la cathédrale St Patrick. Le ciel devenait menaçant et notre gosier avait soif, nous nous sommes alors dirigé vers Temple Bar. Nous sommes entrés dans le pub Temple Bar, une véritable arnaque: 12 euros pour deux bières… Plus tard, sur les conseils de TripAdvisor, nous sommes allés dans le pub de Gogarty, bien plus raisonnable: deux Guinness et un plateau de fromage pour 14 euros. Le tout accompagné de deux musiciens chanteurs et d’un serveur joueur. Il était temps de rejoindre le car pour aller au port, avant cela nous avons fait un détour par le Spire, cette imposante flèche qui remplace une colonne de Nelson, détruite à l’indépendance du pays. Le bus nous a embarqué vers le port où nous avons pris un ferry beaucoup plus lent: 3h30 entre 20h30 et minuit… Nous étions crevés!

La montée de Snowdon.

Mardi dernier, après une nuit dans un camping situé dans un champ où paissent chevaux et moutons, nous sommes partis à la montée du sommet du Pays de Galles, Snowdon. Alors sachez que si vous passez dans le coin deux choix s’offrent à vous: la montée à pied ou en train. Le train date de l’époque victorienne et avale les 1085 mètres d’altitude en moins d’une heure alors qu’il en faut entre 2 et 4 heures pour les faire à pied. Mais le tarif est relativement onéreux: £27 l’aller-retour. Cependant, l’exploit est on ne peut plus spectaculaire quand on monte par ses propres moyens. Les premiers pas sont assez éprouvants, puis la montée devient plus agréable, ça monte en faux plat. Ca permet d’apprécier le paysage: les lacs, le train qui monte, les mouton qui broutent, le sommet, la côte au loin. On aperçoit même les ferrys qui partent vers l’Irlande… Nous avons pris le parti de prendre notre temps, on s’arrêtait toutes les heures, puis quand le dénivelé est redevenu éprouvant, nous nous sommes arrêtés beaucoup plus souvent. Avec l’altitude, la fraicheur est venue. Et c’est la tête dans les nuages et après d’intenses efforts que nous sommes arrivés au sommet. La vue est spectaculaire, jusqu’à ce qu’un nuage ne vienne s’installer sur la partie nord-ouest de la montagne. Le phénomène est impressionnant, le nuage s’arrêtant sur la tranche de la montagne. Au café sur le sommet, complètement rénové après que Prince Charles dénonce la piètre qualité en 1995: « une honte », un papi a salué notre courage.

Alors forcément vu de France, Snowdon n’est pas spécialement impressionnant. Certains ont pensé que 1085 mètres c’était du pipi-de-chat! Avec un sommet qui rivalise avec les 4000 mètres, l’exploit semble moindre! Sauf que Snowdon fait partie d’une chaine de montagne appelée Snowdonia, et part du niveau de la mer… D’autant plus que c’est le plus haut point du Pays de Galles, mais aussi d’Angleterre. Le plus haut sommet britannique se trouve en Écosse avec le Ben Nevis du haut de ses 1344 mètres. En Angleterre, le plus haut point se trouve à Scafell Pike, 978 mètres au-dessus du niveau de la mer.

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cf Google
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