Ce matin, l’Ecosse.

Ce matin, l’Écosse se réveille. Est-elle indépendante, est-elle britannique… On ne le sait pas encore. Encore quelques heures, et nous le saurons. 

En tout cas, comme je le disais hier, on ne peut que saluer le peuple écossais, qui dans sa grande majorité, s’est montré particulièrement calme.

Si l’Écosse devient indépendante, une page d’histoire se tourne pour les îles britannique. Si elle reste sous le régime britannique, une page se tourne. La face du Royaume Uni ne sera jamais la même. Toutes les promesses faites, d’un côté comme de l’autre, devront être soutenue. Il va falloir faire couler l’argent. L’Écosse est un pays riche, or seule une minorité en profite. Il n’y a qu’à voir des villages comme Linwood, où j’ai travaillé pour réalisé dans quelle misère vit certains écossais. Une meilleure répartition devrait changer la donne.

Attendons les annonces de ce matin, 7:00 heure locale, soit 8h en France.

Yes.

On en parle depuis quelques semaines, mais cela fait bien 3 ans que j’entends parler de l’indépendance écossaise. Pour y avoir vécu et pouvoir comparer la différence entre le système anglais et le système écossais, je pense pouvoir donner mon avis sur la question, bien que je ne puisse pas voter, n’étant pas résident écossais. 

Au début des débats, il y a 3 ans, j’étais contre. Mon argument était le suivant: comment un état avec une telle pauvreté peut-il s’en sortir? Je disais à mes amis de l’époque que j’aimerai bien voir l’Écosse devenir indépendante, comme un oiseau sortir du nid et tomber. 

Aujourd’hui, mon analyse est toute autre. Alors que le camp du non est tellement négatif, pronostiquant tous les malheurs (ils seraient capable d’annoncer le retour du choléra, c’est pour dire) à ces irréductibles écossais en cas de victoire du oui, ces derniers s’en sont sortis en ventant de l’espoir. Quelque chose de plus positif. Il faut savoir que l’Écosse est foncièrement ancrée à gauche, or la gouvernance britannique est très à droite. Actuellement, bien que riche en hydrocarbures, l’Ecosse doit compter sur la générosité de Westminster pour gérer le système de santé (NHS), l’éducation et d’autres choses. Londres souhaite privatiser la NHS, ce que ne souhaitent pas les écossais, trop attachés à un système honnête et gratuit. De plus, l’université y est gratuite, contrairement à l’Angleterre où les étudiants doivent débourser £9000 par an. Bref, ce que vend Alex Salmond est son équipe, c’est des lendemains meilleurs. Des lendemains plus sociaux, plus justes. 

Les deux partis Yes et No sont au coude à coude. Quoiqu’il arrive, on ne peut que saluer la démocratie en marche. Pour une fois, pas de heurts, pas d’émeute, juste un magnifique débat passionné sur le futur d’un pays. Quelque chose qui fait même réagir les anglais du sud-est (là où l’on trouve la majorité de la population), pourtant généralement peu intéressé par ce qui se passe au nord du M25, le périphérique londonien. La photo qui illustre cet article a été prise à Newham, dans l’est de Londres, où soudainement, sur ordre de David Cameron, on a vu fleurir les drapeaux écossais, comme si!

Ciné Review: Pride.

Pride raconte l’histoire vraie d’un groupe de militant pour les droits des gays et lesbiennes qui décident d’aller aider les mineurs en grève dans les vallées galloises. On est en plein bras de fer entre Margaret Thatcher et les mineurs. 42 semaines de grèves ont passé et les vivres viennent à manquer. Le groupe de londonien va alors récolter de l’argent pour les mineurs, partant du postulat que les grévistes et les gays ont subi le même mépris de la part du gouvernement et la même violence de la part de la police. Des liens d’amitiés vont alors se créer. C’est une superbe histoire de tolérance et d’entre-aide sociale. Les acteurs sont excellents, l’accent gallois est bien respecté. Pour ce qui est de la mise en scène, elle est relativement basique, mais elle ne va pas dans les clichés. J’ai eu un peu le même sentiment qu’en regardant Milk, il y a quelques années de cela, qui m’avait poussé à faire mon coming out. Ce film m’a rendu fier. Fier d’être gay. Vraiment un beau film à voir. Il sort aujourd’hui en France.

Naples et son patrimoine.

J’avais envie d’aller à Naples. Je l’ai imposé à mon copain. Son entourage lui avait tout le mal qu’ils pensaient de cette ville. Il est vrai que le choc est immense entre Venise et Naples. La ville, ingouvernable, est, de fait, crade et pauvre. Les petites ruelles ombragées par les immeubles noirs sont arpentés à toute allure par des dizaines de scooters. Le linge pend à travers les rues, au loin, on aperçoit le mont Vésuve. Partout, on voit des autels catholiques, les portes des appartements sont ouvertes et l’on voit vivre les gens. Dans toute cette crasse, les petits appartements, souvent composés de deux salles, sont des petits palais, extrêmement proprets. Les gens s’interpèlent à travers les balcons, c’est magnifique. C’est l’Italie du sud telle qu’on se l’imagine! Je n’essaye pas de légitimé les problèmes de cette ville, visiblement appauvrie par des décennies de corruption à tous les étages. Cette ville sent la mafia. Le marché noir est omniprésent, un tiers de la population est au chômage, ce qui explique que personne ne semble travailler. 

La photo du mois: To be or not to be.

La question se pose ce mois-ci avec la photo du mois. Or, après moult réflexions sur ce que je pouvais poster, en tant que résident londonien, l’idée m’est venue alors que je pensais à mes vacances en amoureux en Italie, cet été. Et paf! Le chien. L’idée parfaite m’est venue de Vérone, là où se passe l’action du fameux Roméo et Juliette de Shakespeare. Si les deux amoureux n’ont, semble-t-il, jamais existé, le balcon existe bel et bien. Et c’est un attrape touriste absolu. Les gens s’agglutinent dans cette cour intérieure où de jeunes demoiselles se pavanent depuis le balcon… C’est assez fou comme les touristes peuvent se laisser attraper.

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Venise et la lagune.

Après 24 heures à Venise, je voulais voir la mer, marre des canaux, je voulais de l’air. On s’est alors dirigé vers le nord de Venise, en passant par le quartier juif, le premier ghetto, qui est toujours en activité, avec synagogues et falafel à emporter. On a continué vers le nord, un peu à l’improviste, avec quelques fois l’oeil sur la carte, mais pas trop. On s’est vite retrouvé dans le Venise où les gens habitent, loin des touristes, là où les gens accrochent leur linge au fenêtre, où ils fument aux fenêtres, s’interpellent aux fenêtres. Pas de gondolier, mais la vie, la vraie. On a vu le système de ramassage des poubelles. Des éboueurs se chargent de collecter les déchets avec des poubelles à roulette et les acheminent vers le bateau de ramassage équipé d’un bras qui permet de déverser les ordures dans le bateau. En arrivant sur le littoral nord, on a vu ce que c’était la vie sur l’eau: police, ambulance, bus… tout a son pendant sur l’eau. C’est formidable. Vraiment! Nous n’avons pas pris le Vaporetto, transport en commun vénitien, parce que c’était trop cher (7 euros l’aller). Mais c’était amusant de voir le fonctionnement de la circulation autour de la lagune. Les énormes poteaux en bois indiquent la route à suivre. La circulation se fait comme sur terre, à gauche. C’est un autre monde.

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Écossais impatient, artiste du samedi, geek à plein temps, cinéphile à ses heures, photographe à la petite semaine et fièrement gay.

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